chap : 61

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En ouvrant àlouis, je suis pris d'un accès de pudeur intense.

Il est là, sur ma véranda, vêtu d'un jean et d'un blouson en cuir - qu'est-ce qu'il est sexy dans cette tenue. Un sourire radieux illumine ses traits.

— Entre. Il brandit une bouteille de Champagne.

— J'ai pensé que nous pourrions fêter ta remise de diplôme. Un bon Bollinger, ça ne peut pas faire de mal.

— Intéressant, comme choix de vocabulaire. Il sourit.

— J'aime bien ton sens de l'humour, hazz.

— On n'a que des tasses à thé. On a emballé tous les verres. Ça ne te gêne pas ?

— C'est parfait. Je passe dans la cuisine. J'ai des papillons dans l'estomac ; j'ai l'impression qu'un fauve aux réactions imprévisibles, un jaguar ou une panthère, arpente mon salon.

— Tu veux une soucoupe ?

— Des tasses, ça ira, Harry .

lance louis d'une voix distraite. Lorsque je le rejoins, je constate qu'il a trouvé ses livres, emballés dans du papier Kraft. Je pose les tasses sur la table.

— J'aimerais que tu les reprennes, dis-je.

Merde... Il va falloir que je m'accroche pour qu'il accepte.

— Je m'en doutais. Très bien trouvé, cette citation. (Son index effilé suit distraitement les lignes.) Mais je pensais que j'étais d'Urberville, pas Angel ? Tu as opté pour l'avilissement.

(Il m'adresse un petit sourire prédateur.)

En tout cas, tu as su choisir un passage approprié, ce qui ne m'étonne pas de ta part.

— C'est également une supplique.

Pourquoi suis-je aussi nerveus ? J'ai la bouche sèche.

— Une supplique ? Pour que j'y aille doucement avec toi ?

Je hoche la tête.

— Ces livres, je les ai achetés pour toi, énonce-t-il posément. J'irai doucement, mais à une condition : que tu les acceptes.

Je déglutis.

— louis, je ne peux pas, c'est vraiment trop extravagant comme cadeau.

— Voilà, c'est bien ce que je te disais : tu passes ton temps à me défier. Je tiens à te les donner, un point c'est tout. C'est très simple. Tu n'as pas à réfléchir. En tant que soumis, tu n'as qu'à m'être reconnaissant. Tu te contentes d'accepter ce que je t'achète parce que ça me fait plaisir.

— Je n'étais pas un soumis quand tu me les as offerts.

— Non... mais maintenant, tu m'as donné ton accord, harrold. Son regard devient méfiant.

Je soupire

Je n'aurai pas le dessus : il est temps de passer au plan B.

— S'ils sont à moi, je peux en faire ce que je veux ? Il lance un coup d'oeil soupçonneux mais me le concède.

— Oui.

— Dans ce cas, j'aimerais en faire don à une ONG qui travaille au Darfour, puisque ce pays te tient à cœur. Ils pourront être vendus aux enchères.

— Si tu y tiens. Il pince les lèvres. Je m'empourpre.

— Je vais y réfléchir.

Je ne veux pas le décevoir. Ses paroles me reviennent : je veux que vous désiriez me faire plaisir.

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