chap : 60

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- Depuis peu, c'est ma préférée.

Je vire à l'écarlate.

- Tu es ravissant, harrold . Cette chemise te va bien, et en plus elle me permet de caresser ta peau magnifique . Tout d'un coup, c'est comme si nous étions seuls. Mon corps tout entier s'est animé, mes nerfs vibrent, une charge électrique m'attire vers lui.

- Tu sais que ce sera bon, toi et moi, bébé, non ? me souffle-t-il. Je ferme les yeux. Je fonds.

- Mais j'en veux plus.

- Plus ? Il m'interroge du regard, perplexe, d'un œil qui s'assombrit. Je hoche la tête en déglutissant. Maintenant, c'est dit.

- Plus, répète-t-il comme s'il découvrait ce mot si court, si simple, si prometteur. Son pouce caresse ma lèvre inférieure.

- Tu veux des fleurs et des chocolats. Je hoche de nouveau la tête.

- harrols . reprend-il doucement, je ne sais pas faire ça.

- Moi non plus. Il esquisse un sourire.

- Tu ne connais pas grand-chose à l'amour.

- Et toi, tu connais les mauvaises choses.

- Mauvaises ? Pas pour moi. Il secoue la tête. Il a l'air tellement sincère.

- Essai, chuchote-t-il, la tête penchée sur l'épaule avec un sourire en coin. Je m'étrangle, et tout d'un coup, je suis comme Eve dans le jardin d'Éden, incapable de résister au serpent.

- Très bien.

- Pardon ?

Je déglutis.

- Très bien, j'accepte d'essayer.

- Tu acceptes notre accord ? Manifestement, il n'en croit pas ses oreilles.

- Oui, sous réserve des limites à négocier. J'ai parlé d'une toute petite voix.

Louis ferme les yeux et me serre dans ses bras.

- Bon sang, Harry , tu es tellement déroutant. Tu me coupes le souffle.

Il relâche son étreinte alors que Des nous rejoint ; j'entends à nouveau le brouhaha de la tente. Nous ne sommes plus seuls au monde. Oh mon Dieu, je viens d'accepter d'être son soumis. Louis sourit à Des , l'œil pétillant de joie.

- hazz tu veux qu'on aille déjeuner ? me propose mon père. Qu'as-tu fait ? me hurle ma conscience. Quant à ma déesse intérieure, elle exécute un numéro digne d'une gymnaste russe aux J.O.

- Voulez-vous vous joindre à nous, louis ? lui demande Des. Je me tourne vers louis pour le supplier du regard de refuser. J'ai besoin de recul pour réfléchir... putain, qu'est-ce que j'ai fait là ?

- Merci, monsieur Styles, mais je suis déjà pris. J'ai été ravi de faire votre connaissance.

- Moi de même, répond Des. Prenez soin de mon petit fils.

- J'en ai bien l'intention. Ils se serrent la main. J'ai la nausé. des n'a aucune idée de la façon dont louis compte prendre soin de moi.

Louis me fait un baisemain en me regardant d'un œil de braise.

- À plus tard harrold , me souffle-t-il d'une voix chargée de promesses. Mon ventre se noue à cette idée.

Minute, là... il a dit à plus tard ? des me prend par le coude pour m'entraîner vers la sortie de la tente.

- Ton louis m'a tout l'air d'un jeune homme sérieux. Tu aurais pu trouver pire, hazz. Mais je me demande bien pourquoi j'ai dû l'apprendre par zayn , me gronde-til. Je hausse les épaules comme pour m'excuser.

- En tout cas, n'importe quel type qui s'y connaît en pêche à la ligne a ma bénédiction. Oh la vache. des lui donne sa bénédiction. Si seulement il savait. Ses me dépose moi et zayn chez nous en fin de journée.

- Appelle ta mère.

- Bien sûr. Merci d'être venu, papa.

- Je n'aurais raté ça pour rien au monde, hazza. Je suis tellement fier de toi.

Aïe. Non. Je ne vais pas encore me mettre à pleurer putain je suis Harry pas ariéle ou ariétte .... Une grosse boule se forme dans ma gorge et je le serre bien fort dans mes bras. Il m'enlace, perplexe. Ça y est......merde....je sanglote.

- Hé, hazz, mon chérie, me console Des. C'est un grand jour pour toi... hein ? Tu veux que je te fasse un thé? Je ris malgré mes larmes. Le thé, selon Des , c'est la panacée universelle. D'après ma mère, on peut toujours compter sur lui pour un bon thé chaud, à défaut de paroles chaleureuses.

- Non, papa, ça va. J'ai été tellement content de te voir. Je te rendrai visite très bientôt, dès que je serai installé à Seattle.

- Bonne chance pour tes entretiens. Tiens-moi au courant.

- Promis, papa.

- Je t'aime, Harry

- Je t'aime moi aussi, papa. Il sourit, m'adresse un regard affectueux et remonte dans sa voiture. J'agite la main tandis qu'il s'éloigne dans le crépuscule, puis je rentre d'un pas traînant dans l'appartement. La première chose que je fais, c'est de vérifier mon téléphone. La batterie est à plat : je dois retrouver mon chargeur et le brancher avant de consulter mes messages. Quatre appels manques, un message vocal et deux SMS. Les trois appels manques sont de Louis... Le quatrième est de liam, qui m'a laissé un message pour me féliciter.

J'ouvre les SMS.

« Tu es bien rentré ? »

« Appelle-moi. »

Tous deux sont de louis. Pourquoi ne m'a-t'il pas appelé sur le fixe ? Je vais dans ma chambre et j'allume la machine infernale.

De : Louis Tomlinson

Objet : Ce soir

Date : 25 mai 2011 23:58

À : Harry styles

J'espère que tu es bien rentré dans ton épave. Dis-moi que tout va bien.

Bon sang... pourquoi la Coccinelle l'inquiète-t-elle autant ? Elle m'a donné trois années de bons et loyaux services, et liam la révise régulièrement. Le mail suivant de Louis date d'aujourd'hui.

De : Louis Tomlinson

Objet : Limites à négocier

Date : 26 mai 2011 17:22

À : Harry styles

Que puis-je ajouter à ce que je t'ai déjà dit ? Je serai ravi d'en discuter quand tu voudras. Tu étais ravissant aujourd'hui.

Je clique sur « répondre ».

De : Harry styles

Objet : Limites à négocier

Date : 26 mai 2011 19:23

À : louis Tomlinson

Je peux passer ce soir pour en discuter si tu veux.

De : Louis Tomlinson

Objet : Limites à négocier

Date : 26 mai 2011 19:27

À : Harry styles

C'est moi qui me déplacerai. J'étais sérieux quand je t'ai dit que ça me faisait peur que tu conduises cette voiture. J'arrive tout de suite.

. Merde alors... Il arrive tout de suite ! Il faudra que je lui rende l'édition originale de Thomas Hardy, toujours posée sur une étagère dans le salon. Je ne peux pas la garder. J'enveloppe les bouquins dans du papier Kraft et y inscris une citation tirée de Tess :

« J'accepte les conditions, Angel : car tu sais mieux que quiconque ce que devrait être ma punition : seulement seulement - ne la rends pas plus dure que je ne pourrais le supporter ! »

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