Zayn sort chercher son ordinateur. Ouf. J'ai réussi à détourner la curiosité de zayn . Je coupe un bagel en deux pour le glisser dans le grille-pain. Puis je rougis en me rappelant mon rêve. Mais d'où ça sort, ça ? Je ne sais plus où j'en suis. La relation que me propose louis ressemble plutôt à une offre d'emploi, avec des horaires, une description de poste, et une procédure de règlement des griefs assez radicale. Ce n'est pas ainsi que j'envisageais ma première histoire d'amour. Mais, les histoires d'amour, ça n'est pas le truc de Louis , il a été assez clair là-dessus. Si je lui dis que j'en veux plus, il refusera sans doute... ce qui compromettra l'accord qu'il m'a proposé. Et voilà ce qui m'inquiète, parce que je ne veux pas le perdre. Mais je ne suis pas certain d'avoir le courage d'être son soumis. Au fond, ce sont les cannes et les fouets qui me fichent la trouille. Je suis un lâche, je ferais n'importe quoi pour éviter la douleur physique.. Je repense à mon rêve... et si c'était comme ça ? Ma déesse intérieure agite ses pompons de majorette, en me hurlant que oui.... Zayn revient dans la cuisine avec son ordinateur. Je me concentre sur mon bagel en écoutant patiemment son discours de major de la promotion.

Lorsque Des se pointe sur la véranda dans son costume débraillé, je suis envahie par une telle bouffé de gratitude et d'amour pour cet homme simple et aimant que je me jette à son cou. Cette démonstration d'affection assez inhabituelle le prend de court.

— Hé, harry moi aussi je suis content de te voir, marmonne-t-il en me serrant dans ses bras. Il me lâche, pose ses mains sur mes épaules et me scrute de la tête aux pieds, le front plissé.

— Ça va, gamin ?

— Mais oui. Un garçons  n'a pas le droit d'être content de voir son papa ? Il sourit, le coin de ses yeux se plisse, et il me suit dans le salon.

— Tu es beau.

— zayn m'a prêté une chemise . Je baisse les yeux vers ma chemise en mousseline grise.

— Et zayn, au fait, où est-il ?

— il est déjà sur place. Comme il prononce un discours, il fallait qu'il arrive en avance.

— On y va ?

— Papa, on a encore une demi-heure. Tu veux un thé ? Il faut que tu me donnes des nouvelles de Montesano. Tu as fait bonne route ? ...

Des se gare dans le parking du campus, et nous suivons le flot de toges noires et rouges qui s'achemine vers le gymnase.

— Harry , tu as l'air nerveus. Tu as le trac ? Et merde... ...Voilà que Des se met à avoir le sens de l'observation. C'est bien le moment !

— Oui, papa. C'est un grand jour pour moi.

Et je vais voir louis.

— Eh oui, mon bébé a passé sa licence. Je suis très fier de toi, hazza.

— Merci, papa. Qu'est-ce que je l'aime, cet homme.

Le gymnase est bondé.

Des va s'assoir dans les gradins. J'ai l'impression que l'anonymat de ma toge et de ma toque me protègent. Il n'y a encore personne sur l'estrade mais je n'arrive pas à me calmer. Louis est là, quelque part. Zayn est peut-être en train de lui parler, de l'interroger. Je me fraie un chemin jusqu'à ma chaise parmi les autres étudiants dont le nom commence par un « S ». Comme je suis au deuxième rang, j'espère passer inaperçu. Regardant derrière moi, je repère Des tout en haut des gradins. Je lui adresse un signe. Il y répond, un peu gêné. Je m'assois. L'auditorium se remplit et le bourdonnement des voix s'intensifie. Je suis flanqué de deux filles que je ne connais pas, des étudiantes d'un autre département, manifestement grandes copines, qui se penchent au-dessus de moi pour bavarder.... À 11 heures précises, le président de l'université sort des coulisses, suivi des trois viceprésidents et des professeurs vêtus de leurs toges. Nous nous levons pour les applaudir. Certains professeurs inclinent la tête et agitent la main, d'autres ont l'air blasé. Comme toujours, le professeur Collins, mon directeur d'études, a l'air d'être tombé du lit.

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