chap : 58

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Louis me surplombe en brandissant une cravache en cuir tressé... Il ne porte qu'un vieux Levi's délavé et déchiré. Il tapote doucement la cravache dans sa paume en me regardant avec un sourire triomphant... Je suis nu, menotté, écartelé dans son grand lit à baldaquin. Il passe la pointe de sa cravache de mon front jusqu'au bout de mon nez pour me faire sentir le cuir lisse et gras, puis sur mes lèvres entrouvertes et haletantes, avant de l'enfoncer dans ma bouche pour me la faire goûter.

— Suce, m'ordonne-t-il d'une voix douce.

Obéissant, je referme la bouche autour de la pointe de la cravache.

— Assez ! aboie-t-il.

Il retire la cravache de ma bouche, la passe sur mon menton, sur mon cou, la fait tournoyer dans le creux entre mes clavicules, puis glisse jusqu'à mon nombril. Je me tords en tirant sur les liens qui me mordent les poignets et les chevilles. Il trace des cercles dans mon nombril, puis s'oriente plein sud, vers mon monbre . Il donne une petite chiquenaude avec la cravache, gifle cuisante qui me fait jouir glorieusement en hurlant ma délivrance. ...

Tout d'un coup, je me réveil, désorienté, à bout de souffle, inondé de sueur, secoué par la violence de mon orgasme. Nom de Dieu. ....Qu'est-ce qui vient de m'arriver ? Je suis seul dans ma chambre. ...Commen...? Pourquoi?

Je me redresse, encore sous le choc... ...ça alors. Il fait jour. Je consulte mon réveil : 8 heures.

Je prends ma tête entre mes mains. Je n'ai jamais eu de rêve érotique..... Est-ce quelque chose que j'ai mangé ? Peut-être les huîtres, ou alors ce sont mes recherches sur Internet qui se sont traduites par ce premier rêve mouillé..... C'est déconcertant. Je n'imaginais pas qu'on puisse avoir un orgasme en dormant..... Zayn est dans la cuisine quand j'y entre en titubant.

— Harry , ça va ? Tu fais une drôle de tête. C'est la veste de louis que tu portes ?

Merde, j'aurais dû me regarder dans le miroir. J'évite son regard perçant. Je suis encore sous le coup de mon rêve.

— Oui, c'est la veste de lou.

Il fronce les sourcils.

— Tu as dormi ?

— Pas très bien. Je me dirige vers la bouilloire. Il me faut mon thé.

— Et ce dîner, c'était comment ? Ça y est, c'est parti.

— On a mangé des huîtres, de la morue...

— Pouah, j'ai horreur des huîtres. Mais on s'en fout, de ce que vous avez bouffé. Louis , il était comment ? Vous avez parlé de quoi ?

— Il a été très attentionné.

Je me tais. Que dire ? Que son résultat VIH est négatif, qu'il adore les jeux de rôles, qu'il veut que j'obéisse à tous ses ordres, qu'il a déjà fait mal à un homme en la suspendant au plafond et qu'il voulait me baiser dans le salon privé du Heathman ? Ce serait un bon résumé de la soirée, non ? J'essaie désespérément de me rappeler un détail que je puisse raconter à zayn.

— Il n'approuve pas ma coccinelle....

— Il n'est pas le seul , hazza Pourquoi tant de pudeur ? Allez, aboule, ma cocotte.

— Je ne sais pas, moi... on a parlé de tas de choses. De ses caprices alimentaires, par exemple. Ah, au fait, il a adoré ta chemise. L'eau commence à bouillir. J'en profite pour faire diversion :

— Tu veux du thé ? Tu veux me lire ton discours ?

— Oui, je veux bien. J'y ai travaillé hier soir. Et, oui, j'aimerais bien du thé.

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