chap : 57

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- Comme vous voulez. Je vous raccompagne.

Ça y est, c'est peut-être fini entre nous. Je le suis docilement dans l'escalier jusqu'au hall ; mon cuir chevelu picote, mon sang bouillonne. Est-ce la dernière fois que je le vois ? Mon cœur se serre douloureusement dans ma poitrine. Quel retournement. Quelles peuvent être les conséquences d'un éclair de lucidité dans ma vie

- Vous avez votre ticket de voiturier ? Je fouille dans mon sac et lui remets le ticket, qu'il donne au portier. Je le regarde tandis que nous attendons.

- Merci pour le dîner.

- Ce fut un plaisir, comme toujours.

Je grave son profil magnifique dans ma mémoire. L'idée de ne plus jamais le revoir est trop atroce pour que je l'envisage. Il se tourne brusquement et me regarde d'un air intense.

- Tu t'installes ce week-end à Seattle. Si tu prends la bonne décision, on peut se voir dimanche ?

- On verra. Peut-être.

Il a l'air soulagé un moment, puis il fronce les sourcils.

- Il fait plus frais maintenant, tu n'as pas de veste ?

- Non. Il secoue la tête, irrité, et retire la sienne.

- Tiens, je ne veux pas que tu prennes froid. Il me la tend, et, en y glissant les bras, je me rappel qu'il m'avait passé mon caban lors de notre première rencontre, et l'effet que ça m'avait fait.... Rien n'a changé ; c'est même plus fort que jamais. Sa veste est tiède' un peu petite pour moi, et imprégnée de sa délicieuse odeur.....Ma Coccinelle se range devant l'entrée.

Christian en reste abasourdi.

- C'est dans ça que tu circules ? Il a l'air consterné. Me prenant par la main, il sort avec moi. Le voiturier me tend mes clés.

Christian lui glisse un billet.

- C'est en état de rouler, ce tas de ferrailles ? Il me regarde maintenant d'un œil sévère.

- Oui.

- Ça peut se rendre jusqu'à Seattle ?

- Oui, bien sûr.

- Sans danger ?

- Oui, dis-je sèchement, exaspéré.

D'accord, c'est une vieille bagnole. Mais c'est la mienne, et elle est en état de rouler. Mon beau-père me l'a offerte.

- harrold , je pense qu'on peut faire mieux que ça.

- C'est-à-dire ? Tout d'un coup, je comprends.

- Pas question que tu m'achètes une voiture. Il me regarde d'un œil noir, la mâchoire crispée.

- On verra. Il grimace en m'ouvrant la portière. Je retire mes chaussures et je baisse la vitre. Il me regarde d'un air contrarié.

- Sois prudent.

- Au revoir, louis. J'ai la voix éraillé car j'ai envie de pleurer - merde, je ne vais pas chialer devant lui ? Je lui adresse un petit sourire. En m'éloignant, j'étouf un sanglot mais bientôt, les larmes inondent mon visage... D'accord, j'ai su me défendre. Il m'a tout expliqué clairement. Il me désire. Mais j'en veux plus. J'ai besoin qu'il me veuille comme je le veux et, au fond, je sais que c'est impossible. Je ne sais plus où j'en suis. Si j'acceptais, je ne saurais même pas comment désigner ce que nous serions l'un pour l'autre... Serait-il mon mec ? Pourrais-je le présenter à mes amis ? Aller dans des bars, au cinéma, au bowling avec lui ? À vrai dire, j'en doute fort. Il ne me laisse pas le toucher et il ne veut pas que je dorme avec lui. Certes, je sais que je n'ai jamais vécu ces choses par le passé, mais je veux les vivre à l'avenir....Et ce n'est pas cet avenir qu'il envisage avec moi. Et si j'acceptais, et que ce soit lui qui me renvoie au bout de trois mois, quand il en aura eu marre d'essayer de me transformer ? Qu'éprouverais-je alors ? J'aurais investi mes émotions, je me serais prêté à des actes que je ne suis pas sûre d'avoir envie de vivre. Et s'il décidait de ne pas renouveler notre contrat, comment arriverais-je à survivre à un tel rejet ? Il vaut peut-être mieux reculer maintenant, afin de protéger le peu d'estime de moi qui me reste. Mais l'idée de ne plus jamais le revoir m'est un supplice. Comment puis-je l'avoir à ce point-là dans la peau au bout de si peu de temps ? Ce n'est pas seulement une histoire de cul...... non ? ' puatais je suis un mec ' ... J'essuie mes larmes....Je ne veux pas analyser mes sentiments pour lui. J'ai peur de ce que pourrais découvrir. Qu'est-ce que je vais faire ? Je me gare devant notre duplex. Pas de lumières. Zayn doit être sortie. J'en suis soulagé. Je ne veux pas qu'il me surprend encore à pleurer. En me déshabillant, je réveil la machine infernale et j'y trouve un message de Louis .

Harrold , vous devriez garder vos distances. Je ne suis pas l'homme qu'il vous faut. Les petits amies, ça n'est pas mon truc. Je ne suis pas du genre fleurs et chocolats. Je ne fais pas l'amour. C'est tout ce que je connais.....

Et, tout en sanglotant en silence dans mon oreiller, c'est à cette dernière idée que je m'accroche. Moi aussi, c'est tout ce que je connais. Peut-être qu'ensemble on pourrait tracer un nouvel itinéraire.....

De : Louis Tomlinson

Objet : Ce soir

Date : 25 mai 2011 22:01

À : Harry styles

Je ne comprends pas pourquoi tu t'es enfuie ce soir. J'espère sincèrement avoir répondu à toutes tes questions. Je sais que je t'ai donné beaucoup à réfléchir, et j'espère de tout cœur que tu prendras sérieusement en considération ma proposition. Je veux vraiment que ça marche entre nous. Nous irons doucement.

Fais-moi confiance..

Son mail me fait pleurer de plus belle. Il parle de cette histoire comme s'il s'agissait d'une opération de fusion-acquisition. Je ne suis pas une entreprise, merde ! Je ne réponds pas. Je ne sais tout simplement pas quoi dire. J'enfile mon pyjama et me mets au lit, lové dans sa veste. Allongé dans le noir les yeux ouverts, je repense à toutes les fois où il m'a prévenue de rester à l'écart.

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Je suis très désolé pour se chapitre troooooooop court .......mais on va dire que c'est pour le bien de l'histoire ... Le prochain chapitre sera plus long !!! Et comportera des scène .....qui demande beaaacoup d'imagination ....( lemon ... )
✌ *bizouu* je vous adore !!!
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