2 avril 1912.

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-Pas de doute,les Etats-Unis,c'est vraiment un autre pays,a constaté la brillante Leslie,en observant le cathalogue de la maison où nous irons pendant notre séjour aux Etats-Unis,ça alors,elle découvre.

Pour des raisons obscures,une partie des bagages qu'on a envoyé le matin même ne sont pas arrivées à southampton et il est tard pourtant.Je ne sais pas si c'est une histoire de réveil,à savoir que ceux qui étaient chargées de transporter ces affaires qui ne nous serviraient pas sur le bateau,à savoir les affaires d'anglais pour Londres,et les affaires de camping(non,on ne va pas faire une sortie dans un camp d'émigrés sans abris).

On a passé quelques heures ce matin en cours à attendre notre enseignante unique.Je n'avais plus qu'à monter sur la table et à danser.Du coup,pour s'amuser,Leslie m'a agrippé si brutalement l'épaule que j'en ai eu un peu mal,et des images d'hier surgissent dans ma tête,de ce que j'ai surpris hier,pendant la nuit,alors que je voulais juste demander l'autorisation à descendre chercher de l'eau dans la réserve fermée à clé.Des images de mon père se jetant carrément sur ma mère au lit,oh oui,ils devaient bien s'amuser,surgirent du brouillard épais de mes pensées.Durant toute la matinée,j'ai évité de penser à elle,et à ce sermont déchirant que je me suis faite entendre hier soir.

Leslie me fixe.Elle s'avance vers la porte,pour faire sa petite balade tranquille dans le couloir,et j'ai peur,on est moins nombreuses donc plus vulnérables.Elle est revenue moins de cinq minutes plus tard,mais c'était déjà suffisant à ce que je me retrouve au fond de la classe les mains sur la tête à cause d'une autorité qui n'existait pas.Ces élèves sont efficaces.

Je sors donc un peu dans le couloir pour me calmer à mon tour,quand une dame arrive et que je ne connaissais pas.Je la regarde à nouveau,incertaine de la manière dont j'allais me présenter.

-Bonjour,puis-je vous aider?Je suis Ania Pietroucheka,une élève de Madame Spencergates.

-Oh,remarqua-t-elle.Je suis désolée,j'aurais dû me présenter en premier.Il s'agit de ma fille.

-Oh,vous êtes anglaise alors,j'ai dit,avant de me dire que j'étais complètement abrutie décidément.

Bon,je n'ai pas agi en mal,et de toute façon c'est bien plus simple de savoir quoi dire ici tranquillement dans ma chambre,que là-bas,pas tranquillement,à l'école,un endroit sans lit.

J'ai d'abord cru qu'elle avait décidé de ne pas me répondre,mais finalement,elle me donne la réponse la plus inattendue:

-Oui,et comme je suis née anglophone,je vous accompagnerais à New York,avec ma fille.Comme vous vous en doutez,c'était dure de la convaincre de partager à nouveau ma chambre.Pendant que vous,vous serez en bas avec trois de vos amies.

Avec vos trois amies serait plus correcte à dire.Je hausse donc les épaules,et m'apprête à rentrer dans ma salle de classe,comme toutes les autres filles,quand soudain...

-Tiens,bonjour,maman,je vois que tu as fait connaissance avec l'une des mes élèves!

-Oui,Ania,c'est ça.Elle allait sécher?

-Penses-tu!Ce n'est pas son genre,n'est-ce pas Ania.

-Ce n'était pas le genre de Leslie non plus,et pourtant,elle vous a bien fait trembler,et fait gémir le nom de votre dieu,s'il en avait un...

En fait,j'ai plus dit:

-Ehehehehe.

J'ai simulé un toussotement,et là on a continué les cours,leçon et devoir,surtout de l'anglais,donc on ne peut pas dire que personne ne s'y intéressait.Mais bientôt,ce fut,pom pom pom,la récréation.

Ania.Où les histoires vivent. Découvrez maintenant