chap : 54

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J'appel Des , qui s'apprête à regarder un match de foot, de sorte que notre conversation est brève. Il arrive à Portland jeudi. Après la remise des diplômes, il m'invite à dîner. J'ai le cœur serré en parlant à Des , et une énorme boule se forme dans ma gorge. Durant toutes les tribulations amoureuses de ma mère, Des a été mon point de repère. Il m'a toujours traité comme si j'étais son fils, et j'ai très hâte de le revoir.... J'ai besoin de sa force tranquille : elle me donnera peut-être de la force à mon tour. Zayn et moi continuons à faire des cartons tout en buvant du vin rouge. Quand je vais enfin me coucher après avoir pratiquement fini d'emballer mes affaires, je me sens plus calme. Cette activité physique m'a changé les idées, et je suis fatigué.

Blottie sous l'édredon, je m'endors aussitôt. Paul est rentré de Princeton avant de repartir pour New York où il entame un stage dans une société financière. Il n'arrête pas de me suivre partout dans le magasin pour me demander un rendez-vous. Je n'en peux plus.

— Paul, pour la centième fois, j'ai un dîner ce soir.

— Non, c'est faux, tu dis ça pour m'éviter. Tu passes ton temps à m'éviter. En effet... et tu n'en tires pas de conclusion particulière ?

— Paul, ce n'est pas une bonne idée de sortir avec le frère du patron.

— Justement, à partir de vendredi tu ne travailleras plus ici.

— À partir de samedi je vais vivre à Seattle, et toi tu pars t'installer à New York. En plus, j'ai vraiment un dîner ce soir.

— Avec liam?

— Non.

— Qui, alors ? Je soupire, exaspéré. Quel entêtement !

— Louis Tomlinson .

Paul me fixe du regard, stupéfait. Décidément, même le nom de Tomlinson  frappe les gens de mutisme.

— Tu sors avec Louis Tom..Tomlinson  ? articule-t-il enfin. Manifestement, il ne me croit pas.

— Oui.

— Je vois.

J'en veux à Paul d'être aussi étonné par cette nouvelle. Ma déesse intérieure aussi. Elle lui adresse un coucou vulgaire avec son majeur. ...zayn m'a prêté deux tenues, une pour le dîner de ce soir, l'autre pour la cérémonie de demain... Je regrete de ne pas m'intéresser à la mode et de ne pas faire plus d'efforts vestimentaires, mais les fringues, ça n'est vraiment pas mon truc. C'est quoi votre truc, Harrold? La question de louis revient me hanter. Je secoue la tête en essayant d'apaiser mon trac. J'opte pour un menteau noir asser classic, pantalon a la Timo.... pudique ....et a l'allure assez professionnelle -après tout, j'ai un contrat à négocier.

Je prends ma douche, me rase les aisselles et les jambes ...comle l'aime louis et me lave les cheveux, que je passe une bonne demi-heure à sécher afin qu'ils retombent en douce bou bouclettes sur mes épaules...

Je passe mes bottine .. 18 h 30, je suis prêt.

— Comment me trouves-tu ? Zayn sourit en hochant la tête, admiratif.

— Eh ben dis donc, quand tu fais un effort, ça vaut le coup ! Tu es super-sexy !

— Sexy ? Le but, c'était d'avoir l'air réservé et professionnel.

— Ah bon ? En tout cas, la couleur te va vraiment bien. Et comme le pantalon est moulant, il montre tout ce qu'il faut. Il a un petit rire salace.

— zayn !

— Je suis réaliste, c'est tout, hazz. Tu es super. Il va te manger dans la main. Je pince les lèvres. Ah la la, si tu savais, c'est tout le contraire.

— Souhaite-moi bonne chance.

— Tu as besoin de chance pour un dîner en tête à tête ? Il fronce les sourcils, perplex.

— Oui, zèn

— Alors bonne chance.  Le voiturier regarde ma Coccinelle d'un air méprisant, mais je m'en fous. J'inspire profondément et, en me préparant mentalement au combat, j'entre dans l'hôtel. Louis est accoudé au bar avec un verre de vin blanc. Il porte, comme toujours, une chemise en lin blanc, avec un jean, une cravate et une veste noirs. Ses cheveux sont aussi rebelles que d'habitude. Je soupire en restant debout un moment à l'entrée du bar pour l'admirer. Il jette un coup d'oeil nerveux vers l'entrée et se fige en m'apercevant, avant de m'adresser un sourire paresseux et sexy qui me fait fondre. Tout en m'efforçant de me pas me mordiller la lèvre, j'avance en priant sainte Empotée de m'aider à ne pas trébucher . Il vient à ma rencontre.

— Tu es super, murmure-t-il en se penchant pour m'embrasser sur la joue. Sexy, monsieur Styles. J'approuve. Il me donne le bras pour me conduire vers un box et fait signe au serveur.

— Tu veux quoi ? Je souris brièvement en m'asseyant - au moins, il m'a demandé mon avis.

— La même chose que toi, s'il te plaît. Tu vois ? Je sais parfois être gentil et bien me tenir.

Amusé, il commande un autre verre de sancerre et s'assied en face de moi.

— Ils ont une cave excellente, ici, commente-t-il. Il s'accoude et joint ses doigts à la hauteur de sa bouche, l'air curieusement ému. Comme toujours, j'éprouve pour lui une attirance qui me remu jusqu'au fond du ventre. Mais aujourd'hui, il faut que je conserve mon sang-froid.

— Nerveus ?

— Oui.....

Il se penche en avant.

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