chap : 44

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Il hoche lentement la tête.

— Plus ou moins. ... Il fronce les sourcils un moment puis relève les yeux, comme s'il avait pris une décision.

— Un ami de ma mère m'a séduit quand j'avais quinze ans.....'' fuck '' oh revoilà ma consience ...

— Oh ?

— il avait des goûts très particuliers... J'ai été son soumis pendant six ans....'

Il hausse les épaules. Mon cerveau s'est figé, paralysé par cet aveu stupéfiant.....

— Donc je sais ce que ça représente, harrold . Je le fixe, incapable d'articuler un mot - même ma conscience se tait.

Il continu...' Mon initiation au sexe n'a pas été banale.'

Je suis dévoréepar la curiosité.

— Tu n'as donc jamais eu de conpain ou copine à la fac ?

— Non, dit’il en secouant la tête. Nous nous taisons pendant que la serveuse débarrasse. Dès qu'elle repart, je reprends :

— Pourquoi ? Il sourit d'un air narquois.

— Tu tiens vraiment à le savoir ?

— Oui.

— Ça ne m'intéressait pas. Je suis gay .. tout ce que je désirais était ...une personne comme toi.... En plus, ils m'aurait flanqué une volée. Ce souvenir lui soutire un sourire attendri. Oh mon Dieu, c'est trop d'information pourtant, je veux en savoir plus.

— Cet ami de ta mère, il avait quel âge ? Il ricane.

— L'âge d'agir en connaissance de cause.

— Tu le revois ?

— Oui.

— Vous faites encore... euh... Je m'empourpre.

— Non. Il secoue la tête et me sourit avec indulgence.

— C'est un très bon ami.

— Ah. Et ta mère, elle est au courant ? Il me regarde avec l'air de me dire « ne sois pas idiote ».

— Bien sûr que non... La serveuse revient avec du gibier, mais mon appétit a disparu. Louis, soumis... merde alors. J'aval une grande gorgée de pinot gris - évidemment, il avait raison, c'est délicieux. Que de révélations........ Il me faudra du temps pour assimiler tout ça, quand je serai seul. Il sait ce que c'est.

— Mais ce n'était pas à plein temps ?

— En fait, si, même si je ne le voyais pas tout le temps. Ça aurait été... compliqué. Après tout, j'étais encore au lycée, puis je suis allé en fac. ..Mange, harrold

— Je n'ai pas faim, Louis

' Tes aveux me coupent l'appétit'. Ses traits se durcissent.

— Mange, répète-t-il d'une voix posée, trop posée. Je fixe cet homme dont on a abusé sexuellement quand il était adolescent, et qui me parle d'une voix si menaçante.

— Donne-moi un moment.

— D'accord, murmure-t-il en continuant à manger. Si je signe, ça sera tout le temps comme ça. Est-ce vraiment ce dont j'ai envie ? Je reprends mes couverts pour me découper un bout de viande. C'est très savoureux.

— C'est à ça que va ressembler notre......'' ''  relation ? Tu vas me donner des ordres à tout bout de champ ? Je n'arrive pas à le regarder dans les yeux.

— Oui.

— Je vois.

— Et qui plus est, tu le désireras, ajoute-t-il à voix basse. Franchement, j'en doute. Je me découpe une autre bouchée de viande et l'approche de ma bouche.

— C'est un grand pas à franchir, dis-je avant de la manger.

— En effet. Il ferme brièvement les yeux. Lorsqu'il les rouvre, ils sont graves.

— harrold , tu dois suivre ton instinct. Renseigne-toi, lis le contrat. Je serai à Portland jusqu'à vendredi. Si tu veux m'en parler avant le week-end prochain, appel-moi. On pourrait peut-être dîner ensemble, disons, mercredi ? J'ai vraiment envie que ça marche, entre nous. À vrai dire, je n'ai jamais autant désiré quoi que ce soit. Sa sincérité et son désir se reflètent dans ses yeux. Mais justement, voilà ce que je ne saisis pas. Pourquoi moi ? Pourquoi pas un blond au yeux bleu ? Je suis quoi, moi, dans cette histoire - un numéro ? Le seizième d'une longue succession de soumis.. ?

— Qu'est-ce qui s'est passé avec les quinze ? Il hausse les sourcils, étonné, puis secoue la tête d'un air résigné.

— Toutes sortes de choses... mais ça pourrait se résumer à... Il se tait. Visiblement, il cherche ses mots. — ... une incompatibilité, lâche-t-il enfin en haussant les épaules.

— Et tu penses que toi et moi, on serait compatibles ?

— Oui.

— Tu ne revois aucun d'entre eux ?

— Non, harrold . J'ai des relations monogames. 'Quel scoop !

— Je vois.

— Renseigne-toi, harrold. Je pose mes couverts. Je ne peux plus rien avaler.

— C'est tout ce que tu comptes manger ? Je hoche la tête. Il me regarde d'un air furieux mais ne dit rien. Je pousse un petit soupir de soulagement. Toutes ces informations m'ont noué l'estomac et le vin m'a un peu tourné la tête. Je le regarde dévorer tout ce qu'il y a dans son assiette. Il mange comme un ogre. Il doit faire beaucoup de sport pour rester aussi mince. Le souvenir de la façon dont son pantalon de pyjama lui descendait sur les hanches me revient à l'esprit et me trouble. Je me tortil sur ma chaise. Il lève les yeux vers moi. Je rougis.

— Je donnerais n'importe quoi pour savoir à quoi tu penses en ce moment, dit’il. Je m'empourpre davantage. Il me sourit d'un air malicieux.

— Je devine.

— Heureusement que tu ne peux pas lire dans mon esprit.

— Dans ton esprit, non, harrold. Mais dans ton corps - j'ai bien appris à le connaître depuis hier, ronronne-t-il d'une voix suggestive. Comment fait-il pour changer d'humeur aussi rapidement ? J'ai du mal à suivre. Il fait signe à la serveuse pour lui demander l'addition. Une fois qu'il a payé, il se lève et me tend la main ....

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Ooh et n'oubliaient pas !!! Commenter moi touuut ce qui vous passe par la tête !!! J'adore lire vos commentaires !!

*pleiiiins de bisous sur vos visage d'ange*

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