chap : 41

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Il se retire brusquement de moi, ce qui m'arrache une grimace de douleur, et s'assied sur le lit pour jeter son préservatif usagé dans la corbeille.

— Allez, on s'habille : je vais te présenter à ma mère. Il se lève d'un bond et passe son jean à même la peau. J'ai du mal à m'assoir car je suis toujours ligoté.

— Louis , je ne peux pas bouger.

Il se penche pour défaire le nœud. L'empreinte que l'étoffe a laissée sur mes poignets me trouble. L'œil pétillant, il m'embrasse rapidement sur le front et m'adresse un sourire radieux.

— Encore une première, lance-t-il. Je suis en train de me demander à quoi il fait allusion quand tout d'un coup, je panique. Sa mère ! Nom de Dieu ! Elle nous a pratiquement surpris en flagrant délit et en plus, je n'ai pas de vêtements propres à me mettre.

— Il vaut peut-être mieux que je reste ici.

— Pas question', menace Louis.. 'Je peux te prêter quelque chose'. Il enfile un tee-shirt blanc et passe sa main dans ses cheveux ébouriffés. Malgré mon angoisse, je perds le fil de mes pensées. Sa beauté me stupéfi.

— harrold , même avec un sac à pommes de terre tu serais ravissant . Je t'en prie, ne t'en fais pas. J'ai vraiment envie de te présenter à ma mère. Habille-toi. Je vais aller la rassurer.' Sa bouche se pince.

— Je t'attends dans cinq minutes, sinon je viens te chercher, quelle que soit ta tenue. Mes tee-shirts sont dans ce tiroir. Mes chemises sont dans le dressing. Sers-toi. Il me dévisage un moment, songeur, puis s'éclipse. Et merde, merde, merde. La mère de louis ! Je n'en demandais pas tant. Cela dit, ça m'aidera peut-être à reconstituer une partie du puzzle. À comprendre pourquoi louis est tel qu'il est... Oui, en fin de compte, j'ai' très envie de la rencontrer. Je ramasse ma chemise par terre, ravie de constater quelle est à peine froissé. Mais s'il y a une chose que je déteste, c'est de ne pas porter de boxer propre. En fouillant dans les tiroirs de louis, je déniche ses boxers. Après avoir passé un Calvin Klein gris ajusté, j'enfile mon jean et mes Converse. Je me précipite dans la salle de bains : j'ai les yeux trop brillants, les joues trop roses, et quant à mes cheveux... l'horreur ! Les couettes styles « je viens de me faire sauter », ça ne me va pas, mais alors pas du tout. Je fouille dans l'armoire à la recherche d'une brosse : je laisse mes boucles en l'air . Je devrais peut-être prendre louis au mot et accepter qu'il m'offre des vêtements. Ma conscience, offusquée, lâche le mot « pute ». Je ne l'écoute pas. J'enfile ma veste, ravie que les manches recouvrent les traces laissées sur mes poignets par la cravate, et je jette un dernier coup d'œil anxieux au miroir. Ça va devoir aller. Je me rends dans la salle de séjour.

— Le voici.... Louis se lève du canapé avec un regard chaleureux et admiratif. Une femme aux cheveux blonds-roux se retourne pour m'adresser un sourire radieux et se lève à son tour. Dans sa robe en laine mérinos camel et ses chaussures assorties, elle est très élégante, ce  qui me donne envie de rentrer sous terre : j'ai l'air d'un souillon à côté d'elle.

— Maman, je te présente harrold styles . Harry , je te présente Grâce Trevelyan-tomlinson . T, pour Trevelyan ? L'initiale brodée sur le mouchoir en lin ?

— Ravie de faire votre connaissance, dit-elle. Si je ne m'abuse, sa voix et son regard noisette chaleureux expriment à la fois l'émerveillement, l'étonnement et le soulagement. Je lui serre la main en lui rendant son sourire.

— Docteur Trevelyan-Grey.

— Appelez-moi Grâce, s'il vous plaît. Elle m'adresse un clin d'oeil.

— Et alors, comment vous êtes-vous rencontrés ? Elle interroge louis du regard.

— harrold ' m'a interviewé pour le journal des étudiants de l'université de Washington, où je remets les diplômes la semaine prochaine..' Tiens, c'est vrai, j'avais oublié.

— Donc, vous allez recevoir votre diplôme la semaine prochaine ? me demande Grâce.

— Oui.. Mon portable sonne. Je parie que c'est zayn !.

— Excusez-moi..'' Il est resté sur lé comptoir de la cuisine. Je réponds sans vérifier le numéro d'appel.

— zayn ?

— Dios mio, hazza !!''.  Merde ..Il ne manquait plus que ça.

— Tu es où ? J'ai essayé de te joindre. Je voulais m'excuser, pour vendredi. Pourquoi tu ne m'as pas rappelé ?

— Écoute, Liam , tu tombes mal, là. Je jette un coup d'oeil angoissé à louis qui m'observe attentivement, impassible, en murmurant quelque chose à sa mère. Je leur tourne le dos.

— Où es-tu ? Zayn ne veut rien me dire, se lamente Liam .

— Je suis à Seattle.

— Qu'est-ce que tu fous à Seattle ? Tu es avec lui ?

— liam, je te rappel . Je ne peux pas te parler. Je raccroche et rejoins louis et sa mère d'un pas nonchalant. Grâce parle à cent à l'heure.

— ... c'est Elliot qui m'a appelée pour me dire que tu étais dans le coin - ça fait deux semaines que je ne t'ai pas vu, mon chéri.

— Ah bon, il t'a dit ça ? murmure louis en me regardant d'un air impénétrable.

— J'avais pensé qu'on pourrait déjeuner ensemble, mais je ne veux pas te déranger, tu as sûrement d'autres projets. Elle prend son long manteau crème et se tourne vers lui pour lui tendre sa joue. Il l'embrasse rapidement mais affectueusement. Elle ne le touche pas.

— Il faut que je raccompagne harrold  à Portland.

— Bien sûr, mon chéri. Harrold j'ai été ravie de faire votre connaissance. J'espère que nous nous reverrons bientôt. Elle me tend la main, les yeux brillants. Taylor surgit... d'où ?

— Madame Tomlinson  ?

— Merci, Taylor.' Il la raccompagne. Taylor était là ? Depuis combien de temps ? Où se cachait-elle ?

Louis  me regarde d'un œil mauvais. Merde

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