139.Ezra

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J'ouvre mes yeux difficilement, enveloppé dans une chaleur que je ne veux pas quitter.La nuit à été magique. Et je voudrais remercier Tony de m'avoir permis de la vivre même s'il se tuerait si elle savait ce qu'elle avait provoqué. Peu importe. Je suis immensément trop heureuse pour penser à quoi que ce soit d'autre. 

Je me retourne doucement vers Adam. Il dort encore. Il a l'air apaisé. Et moi j'en ai marre de subir tout ça. De pas envoyer tout balader pour qu'on me laisse vivre mon bonheur tranquille. Alors je me relève lentement du lit pour ne pas le réveiller. J'enfile un de c'est short, attrape mon portable sur la table basse, puis rejoins la fenêtre de sa chambre. L'air frais du matin me fait du bien. Il fait à peine jour, je pense qu'il doit être cinq heures du matin. Je n'ai aucune envie de rentrer. J'ai envie d'emmerder tout le monde. Je sélectionne le numéro de Lena. Bien-sûr, c'est une voix endormie qui me répond. Tant pis.

-C'est moi.

- Ezra? pourquoi tu m'appelle à cette heure là ? ça va?

-Oui. J'ai dormis chez Adam et toi ça va mieux?

Je frissonne à cause d'un coup de vent.

- Mal. C'est horrible Ez, je ne te souhaite pas de vivre ça.

- Désolée de ne pas etre à tes cotés.

- C'est rien...j'ai entendu dire que ton couple était un peu ...bizarre.

-Que veut-tu dire par là ?  je-demande

- Les gens raconte que c'est ton frère. Ez... que c'est une relation contre- 

- Non, je déclare, sèchement la coupant.

-Ce n'est pas contre toi. Je veux juste-

-Mon bien ? Je la coupe, Alors laisse moi vivre mon histoire. Il m'aime.

-Comment tu peux le savoir ?

- Je ne le sais pas, je réponds, Je le sens. Comme j'ai senti que Matt t'aimais le soir de ton anniversaire.

-Quoi ? Souffle-t-elle, d'une voix peu assurée, Qu'est ce que-

-Je vous ai vu, tous les deux, je murmure, Je l'ai senti. 

- Ez. J'ai juste peur que tu souffres.

- Ais-je l'air de souffrir ? Je l'interroge, Tu n'as pas vu à quel point j'suis heureuse.  Pourquoi pas moi et Adam ?

Elle reste silencieuse.  Je n'entends que sa respiration au téléphone. Puis la délivrance.

- D'accord Ez, fais attention à toi.

- Merci, je souffle, Désolé de t'avoir réveillé.

Je raccroche mon téléphone. Je frisonne de partout. Alors je me précipite sous la couette , je me blotti contre Adam. Sa chaleur me fait littéralement planer. Alors que ma froideur le réveille brusquement.

-Putain, grogne-t-il, T'es gelé. Où t'es allé te foutre ?

-Devant la fenêtre.

-Pour faire quoi ?

-Fumer, je mens.

-Ez ?-Hum ?

-Tu ne sens pas la cigarette.

Je reste silencieuse. Comme une conne.

-Tu comptes me dire la vérité ou tu veux que ce moment devienne encore plus gênant ? Enchaîne-t-il, les yeux toujours clos.

Je l'embrasse. Sur la joue à la base mais je loupe mon coup donc mes lèvres s'écrasent sur son œil.

- Ezra, il insiste, Tu viens de me tromper avec quelqu'un devant la fenêtre?

- Avec le voisin d'en face?, je pouffe, Tu sais que c'est une grande histoire d'amour entre lui et moi.

Il rit, dans son sommeil, et c'est putain de magnifique. Je l'embrasse de nouveau, sur les lèvres, et il finit par ouvrir les yeux. Son regard vert interrogateur.

-J'ai appelé Lena, pour avoir de ces nouvelles  je murmure en lui disant qu'on s'aimait. Comme elle et Matt. C'est tout.

-Oh je t'en prie, grimace-t-il, Ne nous compare pas à ces débiles !

On explose de rire tous les deux. Ça fait trembler nos deux corps l'un contre l'autre et j'adore ça.
-Tu as faim ?

- Ouais.

Il se recule et attrape une boite de fraise derrière lui. Et là, je me demande vraiment ce que des foutus fraises foutent sur son lit et pourquoi je ne les ai pas vu avant.

- Donc ça t'arrive souvent ? J'interroge, un air moqueur.

- De quoi ?

- Je dis ''j'ai faim'' et toi tu sors des fraises de sous les draps ?

-Tout ce que tu veux mon cœur, susurre-t-il avant de m'embrasser.

-Tu me blases Everdeen.

- Bouffes merde, rétorque-t-il en me donnant la boite dans les mains.

Puis il se retourne de nouveau et sort un pot de chocolat. Et je crois sérieusement halluciner.

-Ah ouais quand même ? Je lance alors qu'il me le tend, tout naturellement.

- Manges, ordonne-t-il.

- Quitte à être dans le cliché, tu pourrais me les faire manger, je commente tandis qu'il s'empare d'une bouteille d'eau sur sa table de chevet.

-Je vais te les foutre la ou j'pense si tu continues de parler oui.

- Ce ne serait pas pour me déplaire.

Il s'étouffe, littéralement, et recrache l'eau sur le lit. Et j'explose de rire avant de croquer dans une fraise, en toute innocence.

-J'arrive pas à croire que chaque putain de connerie que tu sors me fait tomber toujours un peu plus amoureux de toi.

Mon cœur se serre dans ma poitrine.

- Et moi j'arrive pas à croire que t'arrives à me donner l'impression d'être une gamine de quinze ans quand tu me sors tes déclarations à la con.

Il ne répond pas, se contentant de me regarder pendant de longues secondes, puis il finit par déclarer :

- Jamais je te laisserai partir. 

-Ou alors on pars tous les deux ? Je propose.

-Où ça ?

- On s'en fout.Partons loin de tout sa!

Il s'est relevé du lit, brusquement, et dans le geste que j'attendais le moins au monde, il a attrapé sa valise dans le fond de son armoire pour la jeter sur le lit.

-OK ! Il s'exclame, Et si on mettais les voiles maintenant, ce soir mon coeur.

- Non t'a perdu la tete Everdeen.J' propose que l'on partent après nos exam, à la fin du bal de promo?

- Promis ?

- Promis.

Et m'embrasse de toutes ses forces, il m'embrasse juste comme si ce baiser, c'était une preuve. Une promesse. Quelque chose qui voulait dire que quoi qu'il arrive, il m'offrirait l'infini. C'était comme pour me demander d'attendre encore un peu. Alors je serre ma main contre la sienne. Parce que je lui fais confiance. Parce que je n'ai jamais fait autant confiance à quelqu'un.

Juste entre amoureux |●TERMINÉELà où vivent les histoires. Découvrez maintenant