Desorientée.

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Alors pour commencer, ici on est sur le pendant féminin de « désemparé ». Si vous l'avez pas lu, regardez le chapitre juste avant celui ci et revenez ensuite.

Je voudrais commencer par une question, est ce que vous pensez qu'un cœur peut aimer deux personnes en même temps?
Pas forcément aussi fortement mais assez pour être tiraillé.
Vous pouvez me répondre, mais sans jugement de valeur ce n'est pas le but merci.

_
1.

Maintenant que je vous ai exposé ma problématique, je vais vous expliquer comment elle est née.
Enfin, je suis un peu ambitieuse là, parce que même moi je ne saurais pas comment vous expliquer tout ça. Et pourtant on parle de ma vie.

Peut être que je peux commencer par vous parler de lui.
Il a quatre choses que je me souviens m'être dit à notre première rencontre :
- il veut quoi lui a serrer la main alors qu'on se fait tous la bise entre collègues? Il va me saouler d'avance à prendre de haut.
- puis c'est quoi ces sourcils mieux dessinés que ceux de Kim K.
- il a l'air bête en plus.
- oh merde ce boule qui chamboule, enfin quelque chose de positif.

Ouaiiiiis je sais. C'est pas glorieux, j'suis un peu une connasse par moment, j'assume.

Bref, pas de coup de foudre pour ma part vous l'aurez compris.

En même temps, je suis en couple et un collègue masculin de plus ou de moins, ça ne m'a jamais fait ni chaud, ni froid. Ok mon regard peut parfois relever quelques spécimens masculins donc le physique est plaisant. Mais jusque là, tout va bien.

Donc bref, un nouveau collègue.

Un nouveau collègue que j'ai pris malgré moi comme un challenge.
Alors pas du tout dans le sens à essayer de le chopper, non, vraiment pas.
Mais plus dans le sens « il m'agace à vouloir prendre de haut et mettre des barrières, je vais lui apprendre à se détendre. »

Comment vous expliquer, je suis quelqu'un d'un naturel très avenant. Généralement les gens qui me connaissent peu me trouve sympa, souriante, drôle et blablabla, ouais je suis bavarde aussi.
Bon après, quand on apprend à me connaître généralement on se rend compte que je suis une connasse avec un vrai petit caractère de merde. Et si je décide que je t'aime pas, ensuite c'est fini la meuf sympa, drôle et tout ça.

Mais mon petit côté meuf sympa, je l'utilise pas mal au boulot parce qu'il me permet de charmer mon monde et d'avoir pas mal de contact positifs.

Mon but à la base c'était donc qu'il se décoince et qu'on bosse bien ensemble et sans pression. Parce que moi j'ai besoin de rigoler dans ma vie et j'aime pas les relations de travail trop tendues, figées et pleines de manières. C'est pas mon délire.

Bon ça a pris un peu de temps, avec lui.
Il est arrivé en même temps qu'un autre collègue, l'autre au bout de 2 jours c'était mon pote.
Lui, une plaie. La muraille de chine le mec. Il m'a dépité au début, j'ai cru que jamais il allait se décoincer un peu.

Et puis, à force de sourire, de bonne humeur, de petits pics échanges avec humour, j'ai réussi.

Enfin, pas vraiment.

Je me suis rapprochée, il s'est montré plus détendu avec moi, mais y'a un petit truc qui s'est mis là dedans qui n'était pas prévu.

Il m'a fait le charmeur.

Mais genre au début, ça me faisait mourir de rire.

J'étais en mode « mais wesh il est fou lui? »

Les collègues qui essayent de me draguer c'est le truc qui me saoule mais vraiment. J'en ai rembarré plus d'un et sans aucune pincette.

Lui bon j'me disais « il abuse un peu, mais ça reste gentil, vas y j'ignore. »
Je fais référence à son histoire de tablette de chocolat, avec un sous entendu gros comme une maison.

#ByIndiLà où vivent les histoires. Découvrez maintenant