133.Ezra

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Il plaqua ses lèvres chaudes sur les miennes .Un véritable feu d'artifice eut lieu dans mon ventre.

Je monta à califourchon sur Lui.

J'avais  envie de plus. 

Rien n'avait plus d'importance.

Ce qui comptais c'était Juste nous et notre amour. 

Nos deux langues s'entremêlèrent.

Adam fit basculer au dessus de moi. Il voulait prendre les commandes, avoir le dessus. Nous continuons s'embrasser avec avidité.

Adam dévorait mes lèvres , et moi je  gémissait avec envie. Il fit glisser ses lèvres dans mon cou. Il me mordillait la peau, laissant des marques violettes  signe de son appartenance.

« Tu es tellement... Parfait. Pourquoi tu m'aimes ? » disais - je les larmes aux yeux.

Il rit puis posa son menton sur mon épaule.

« Ne me demande pas pourquoi je t'aime, je devrais alors te dire pourquoi je vis. »

« Arrête de me sortir des trucs comme ça ! »

Il m'embrassa dans le cou. « Attend, j'ai mieux pourtant. Tu sais pourquoi j'aimerai être une de tes larmes ? Pour naître dans tes yeux, embrasser ta joue et mourir sur tes lèvres. »

Je déglutis péniblement. Adam prit mon lobe d'oreille fit un baisser sur celui ci.

Je pouffa et ris à gorge déployée la seconde suivante. « qu'est ce que tu fais. » Rigolais-je.

Je me retourna vers lui et mon regard redevint sérieux un moment.

« Je ne pensais qu'à toi Adam. Chaque jour de chaque heure de chaque minute de chaque seconde. Quand je suis prêt de toi, je me sens entière, complète, vivante. Tu me fais vibrer dans l'absolue. C'est toi, mon univers. »

Il déposa un baiser doux et tendre sur mes lèvres. « Je t'aime Adam. »

Ses mains se posèrent délicatement sur mes hanches et caressèrent mes flancs pour remonter lentement vers ma poitrine qu'il frôla. Je soupirai. Il se baissa puis se mis à genoux devant moi, ses lèvres se posant sur mon ventre et il m'enlaça en soupirant.

Je passais une main dans ses cheveux et les plaqua en arrière. Il leva son regard vers moi et fit glisser mes mains le long de mes cuisses, de mes mollets et s'arrêta à la hauteur de mes chevilles. D'une main, il leva ma jambe et me déchaussa tout en caressant mon pied.

Après avoir fait la même chose avec l'autre chaussette, il remonta ses mains et les introduirent sous mon bas de pyjama afin de saisir les bords de mon sous-vêtement qui fit le chemin inverse le long de mes jambes. Il baissa mon pantalon, puis ma culotte et approcha son visage de mon sexe nu, glissant sa langue dans cette zone qui le désirait tant et je gémis lorsque je le sentis lécher, mordiller mon clitoris avec frénésie.

Ma jambe gauche se souleva et atterrit sur l'épaule d'Adam comme par automatisme. 

Ses doigts qui massaient l'intérieur de ma cuisse me pénètrent soudainement et je m'accrocha à ses cheveux avec encore plus de vigueur et bascula ma tête en arrière devant la myriade de sensations qui envahissait mon corps. Alors que je criais ma jouissance, il continuait de flatter mes lèvres intimes me maintenant ainsi dans une bulle de plaisir constant et inébranlable.

« J'ai envie de toi. » Chuchotais-je dans un soupir.

Il me prit par les hanches et vint me faire asseoir sur ses cuisses. 

Ses mains ôtèrent mon haut avant que ses lèvres ne s'emparent des miennes. Je m'écarta un peu sans rompre notre baiser et commença à retirer c'est vêtement. Il m'aida à les retirer ainsi que son boxer et je lui fis relever les bras pour enlever son tee- shirt Adam passa sa main sur ma colonne vertébrale afin de m'allonger sur le lit et vint se positionner entre mes cuisses. L'heure n'était pas à la taquinerie ou à la profusion de préliminaires non... 

L'heure était à la fusion, l'union des corps, l'amalgame des sentiments.

Il respira profondément mon cou a la façon d'un drogué qui sniffait sa dose et me fixa de ses yeux noyés de désir juste avant de me pénétrer avec lenteur. Il gémit tout le long, basculant sa tête en arrière puis me regarda à nouveau. Je me cambrais afin d'offrir à son sexe un meilleur accès à mon intimité qui le voulait avec démesure. Je glissais une main tremblante dans ses cheveux et gémis encore et encore à chacun de ses va-et-vient délicieux et implacable. Il était le seul. Le seul à me faire sentir ça. Me faire sentir femme.

Je vis sur son visage qu'il allait jouir.

Il avait son regard qui désespérait de prolonger ce moment où il était en moi. Ce n'était là aussi que le reflet de mes propres désirs, qu'il soit en moi tout le temps, toujours. Mais ce moment où il jouissait – comme maintenant – était la vision de lui que je préférais. En total abandon, une harmonie parfaite, un point culminant résultant de notre amour. Explosif et fort.

Impétueux. Dramatique. interdit. Ardent. Effréné. Et... Si beau.

Il resta longtemps niché contre mon cou - son endroit préféré il me semblait – administrant à ma peau tantôt des baisers, tantôt des coups de langue. Puis il se retira de moi mais resta entre mes jambes, s'appuyant de tout son poids sur mon corps.

Je ressentais son contact comme une sensation agréable, presque chaude. Parfois, il me parlait, me murmurant des choses. Parfois il chantait, toujours les yeux fermés. Parfois il se taisait et me regardait.

C'est pour cela qu'il aimait tellement que je sois sur lui quand on faisait l'amour. Il adorait me regarder.

Moi, je ne le regardais jamais, je le dévorais des yeux.

Nous restions quelques minutes à nous contempler dans notre éclat mutuel .

C'est vrai, je ne pas oublier Adam. Je ne veux pas qu'il s'éloigne ou que je le perde. 

Ce soir chaque mot par prononcé par sa bouche sonne si vrai, si empli de sincérité. Chaque mot est clair, signifiant. Mon cœur se met à s'emballer. Je m'oblige à une respiration normale et régulière mais déjà mes mains se font moites. Tout va tellement vite. Je n'ai pas le temps de me redresser de ma chute qu'une nouvelle étoile apparaît pour me guider. Qu'une comète me tombe dessus. Mais tout va si vite.

Une éclipse n'est qu'éphémère. Et si cette rencontre était ma chance, si, en la laissant s'échapper, je passais à côté de cette opportunité, unique dans une vie ? 

Je suis dans ces bras . Je frissonne.

 Nos deux regards se boivent trop intensément, le sourire d'Adam brûle encore trop ma rétine tandis que l'image de ce visage si parfait s'y impose. Et s'il était capable de me faire oublier, de m'aider à tourner la page ? Et s'il rendait le temps moins désagréable, l'absence moins manquante ? Je suis si faible en ce moment que les larmes menacent à nouveau d'affluer. 

Mais je ne me déroberai pas une nouvelle fois devant lui, alors je ravale ma peine. Parce que je déteste ça. Je déteste. 

Juste entre amoureux |●TERMINÉELà où vivent les histoires. Découvrez maintenant