chap : 38

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- Comme tu as mal, je me disais qu'on pourrait s'en tenir à l'oral.

J'en avale mon thé de travers et je me mets à tousser. Il me tapote le dos et me tend du jus d'orange.

- À supposer que tu aies envie de rester, évidemment, ajoute-t-il. Je n'arrive pas à interpréter son expression. Qu'est-ce que c'est frustrant !

- J'aimerais rester encore aujourd'hui, si tu es d'accord. Demain, je travail.

- À quelle heure ?

- 9 heures.

- Je ferai en sorte que tu sois rentré à 9 heures demain matin. Autrement dit, il veut que je passe encore une nuit ici ?

- Il faut que je rentre ce soir pour me changer.

- On peut te trouver des vêtements de rechange à Seattle. Mais je n'ai pas de quoi m'offrir une nouvelle tenue ! Il m'attrape le menton et tire dessus pour que mes dents lâchent ma lèvre inférieure. Je ne me rendais même pas compte que je la mordillais.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Je dois rentrer ce soir.

Ses lèvres ne forment plus qu'une ligne dure.

- Comme tu veux. Mange.

J'ai les idées et l'estomac retournés. Mon appétit a disparu. Je fixe mon assiette.

- Mange, harrold. Tu n'as rien mangé hier soir.

- Je n'ai plus faim, je te jure. Il plisse les yeux.

- Je tiens vraiment à ce que tu finisses ton petit déjeuner

- Veux-tu bien m'expliquer cette obsession de la bouffe ? Il fronce les sourcils.

- Je te l'ai déjà dit, je n'aime pas qu'on gaspille la nourriture. Mange, aboie-t-il, le regard douloureux. Mais c'est quoi, ce délire ? Je prends ma fourchette et me force à mastiquer. La prochaine fois, je devrai me rappeler de ne pas autant remplir mon assiette, vu son rapport bizarre aux aliments. Son expression se radoucit dès qu'il me voit manger. Lui a déjà fini. Il attend que je termine, puis il me prend mon assiette.

- Tu as fait la cuisine, c'est à moi de débarrasser.

- C'est très démocratique.

- Oui. Pourtant, ça n'est pas mon genre. Après, on prendra un bain.

Je préfère les douches. La sonnerie de mon portable interrompt ma rêverie. C'est zayn. Je réponds en m'éloignant vers les portes vitrées du balcon.

- Salut.

- harrh, pourquoi ne m'as-tu pas envoyé de SMS hier soir ? Il est furieus.

- Je suis désolé, j'ai été dépassé par les événements.

- Ça va ?

- Oui, ça va.

- Et alors ? Il vient aux renseignements, ce chipeur. Je lève les yeux au ciel.

- Ça y est... j'en suis sûre ! s'exclame-t-il.

- zayn, s'il te plaît...

- Alors, c'était comment ? Ça va ?

- Oui, ça va, je l'ai déjà dit.

- Il a été doux avec toi ?

- zayn, je t'en prie !

- harry, ne fais pas ton cachottier . J'attends ce moment depuis presque quatre ans.

- À ce soir. Je raccroche. Zayn va me donner du fil à retordre. Il exigera de connaître tous les détails, alors que je ne peux rien lui raconter parce que j'ai signé - comment, déjà ? - un accord de confidentialité. Mon silence va l'inquiéter, à raison d'ailleurs. Il faut que je trouve une stratégie. Je retourne vers la cuisine où louis s'active.

- L'accord de confidentialité, ça couvre tout ?

- Pourquoi ? Il se tourne vers moi tout en rangeant le thé. Je rougis.

- J'aimerais poser quelques questions à zayn au sujet du sexe.

- Tu peux me les poser à moi.

- Louis , sans vouloir te vexer... Je ne peux pas te demander. Tu vas me donner ton point de vue biaisé et déformé de pervers. Je cherche un avis impartial. 'Ma conscience se tord de rire '

- Juste des questions techniques. Je ne parlerai pas de la Chambre rouge de la Douleur. Il hausse les sourcils.

''La Chambre rouge de la Douleur ? ''

__ Il s'agit de plaisir, harrold, crois-moi. En plus, ajoute-t-il d'une voix plus dure, ton colocataire s'envoie en l'air avec ma soeur . Je préférerais vraiment que tu t'abstiennes de discuter de moi avec lui ...

- Ta famille est au courant de tes... euh... prédilections ?

- Non. Ça ne les regarde pas. Il me rejoint en deux pas.

- Qu'est-ce que tu veux savoir ? Il caresse du bout des doigts ma joue jusqu'au menton, et renverse ma tête en arrière pour que je le regarde droit dans les yeux. Je serais incapable de mentir à cet homme.

- Rien de précis pour l'instant.

- Commençons par cette question : cette nuit, c'était comment, pour toi ? Son regard brûle de curiosité. Il tient vraiment à le savoir. Ça alors.

- C'était bon. Il esquisse un sourire.

- Pour moi aussi. C'est la première fois que je pratique le sexe-vanille. Ça n'est pas si mal que ça, au fond. Mais c'est peut-être parce que c'est toi. Il passe le pouce sur ma lèvre inférieure. Le sexe-vanille ?

- Allez, on va prendre un bain. Il se penche pour m'embrasser. Mon cœur fait un bond et le désir s'insinue au creux de mon ventre... jusque là. La baignoire en forme d'œuf est en pierre blanche, profonde, très design. Louis se penche pour ouvrir le robinet et verser une huile de bain qui embaume le jasmin. Il se redresse, retire son tee-shirt et le laisse tomber par terre. Je reste à l'entrée de la salle de bain, bras croisés, admirant subrepticement son physique.

- Monsieur styles.... Il me tend la main. Je m'avance pour la prendre et il me fait signe d'entrer dans la baignoire, toujours vêtue de sa chemise..... Je dois m'habituer à lui obéir si je décide d'accepter son offre scandaleuse........ L'eau est agréablement brûlante.

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