Chapter eighteen

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Oh mon dieu, mais, comment peux-tu... Je n'arrivais plus à former mes phrases. 

Marie... C'est pas ce que tu crois... J'ai vraiment besoin d'argent pour payer ma caution... Et tu sais l'avocat... Dit-il en trouvant difficilement ses mots.

Je veux rien savoir, j'en ai marre d'essayer de croire que tu pourrais être quelqu'un de meilleur, je me tire d'ici maintenant. Dis-je en me dirigeant vers l'escalier de secours. Quelqu'un me prit violemment le bras. 

T'iras nul part traînée! Dit l'homme en question. Je me retourne brusquement et vit un homme, posté devant Léonardo, des cheveux long brun foncé, des yeux noirs menaçant,  vêtu d'un blouson en cuir noir.  Léonardo soupira et fit mine à son "collègue" de me lâcher. 

Je ne suis pas une traînée, et je me ferais un plaisir de rapporter ta petite gueule à la police pour que tu finisses toi aussi dans un trou. Dis-je en le regardant dans les yeux. 

C'est donc elle la pute qui ne te vides même pas les couilles. Dit-il en regardant Léonardo. Je suis sûr qu'elle sera ravie de faire une petite ballade en voiture avec nous. Ajouta t-il. Les sirènes de la police commençaient à s'entendre au loin. Le quartier pourtant calme se mit à s'agiter, il était grand temps de partir pensait l'équipe. Les autres braqueurs, les poches pleines nous rejoignent et toute la troupe sorta par une porte dérobée. 

Je ne veux pas être mêlée à vos histoire, laissez moi partir. Dis-je. Les autres se mirent à rire, sauf Léo, qui jeta les yeux vers le ciel.

Ferme ta gueule et avance, sinon c'est moi qui vais te faire avancer. Dit l'homme de tout à l'heure. Léo essaya de m'attraper doucement la main, signe d'affection, que je refusa catégoriquement. 

Je te jure que je vais te sortir de là, ces gars sont sympas quant on apprend à les connaître. Dit-il, je pensais dans un premier temps qu'il disait ça en guise de boutade, mais il semblait très sérieux. On passa par des sortes d'échafaudages, ainsi qu'un petit tunnel sous terrain qui nous conduisit jusqu'à un terrain vague où était garé une sorte de fourgonnette. 

Tu conduis, je vais derrière avec ta chère et tendre. Dit l'homme au blouson noir en lançant les clés à Léonardo. Je fus abasourdi par le manque de répondant de sa part. Il prit les clés et démarra la voiture sans rien dire. Ses autres "amis" s'installèrent devant, je me retrouva alors seule à l'arrière de la voiture avec ce gars, le butin du braquage à mes pieds. La voiture démarra, j'étais secouée dans tous les sens. L'homme au blouson me regarde d'un air moqueur. 

Qui êtes vous? Vous auriez pu au moins vous présenter. Dis-je pendant qu'il était en train d'allumer sa cigarette.

Je ne te donnerais pas mon prénom, contente toi de m'appeler Carter, comme Jimmy Carter. Tu sais qui c'est au moins? Me dit-il d'un air arrogant. 

J'ai trop de respect pour l'ancien président pour t'appeler comme ça. Dis-je. 

Fais la maline, tu verras bien ce qui t'attendra. Dit-il avec un sourire au coin de la bouche. Le temps dans cette voiture paraissait interminable... Il y avait une odeur nauséabonde qui y demeurait. Sans compter l'odeur corporelle de l'homme à côté de moi, un mélange whisky, d'after shave et de cigarette. Je me demande toujours ce que je fais ici. 

T'es infirmière c'est ça? Dit le soi-disant Carter. Je hoche la tête. Il attrape un sac qui se trouvait sous ses pieds et sort une petite trousse en tissus.

Dis moi si je me pique bien. Ajouta t'il. Je croyais rêver, il prit une aiguille, surement de l'héroïne et serra un morceau de tissus autour de son bras à l'aide de sa bouche.

L'aiguille est stérilisée au moins? Dis-je en soupirant. 

Nan, pourquoi faire? Dit-il en plantant l'aiguille et en y injectant le produit.

Tu risques d'avoir une infection qui se suivra d'une maladie grave, tu pourrais avoir le Sida. Dis-je en le regardant faire. 

Ça il y a de fortes chances que je l'ai déjà. Dit-il en rigolant. Je fus abasourdis par sa bêtise. Nous roulions sur des cailloux, surement un chemin de campagne, Léonardo fit un signe pour dire que nous étions arrivés. Il faisait nuit noire, dans ce qui semblait être une forêt. La peur commence à monter en moi. Tout le monde sort et "Carter" me poussa à l'extérieur de la voiture. 

Il ne reste qu'un ou deux kilomètres à faire. Dit Léonardo en me prenant le bras. Je sursauta, je n'y voyais vraiment rien. Nous entamons une marche dans cette forêt.

C'est quoi ton plan enfaite, tu vas retourner à l'asile comme si de rien n'était? Dis-je à voix basse à Léonardo. 

Fais moi confiance, tout se passera bien. Dit-il d'une voix mielleuse. Ce qui avait le don de m'énerver.  

Arrête un peu de me prendre pour une gamine, je suis sûre que tu n'y a même pas réfléchis. Dis-je en haussant un peu la voix. Nous marchons pendant une vingtaine de minutes avant d'arriver devant un petit chalet, un des gars sortit les clés de sa poche et ouvrit. Il prit soin de fermer chaque volets avant d'allumer les lumières. Il y a une table, un poêle et un canapé troué sans doutes infesté de punaises. L'endroit était sale et semblait n'avoir pas été habité depuis longtemps.

Ça suffira pour cette nuit. Dit Léonardo. Tout le monde s'assoit autour de la table et le butin du cambriolage fut placé dans un coin de la pièce. 





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