Sous le masque

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(en cours de correction)

Sous le masque

Fermant les yeux, je laissais la musique m'enivrer... Semblable à un bon vin que l'on savoure, la musique est un art qu'il faut savoir apprécier. Vibrant et résonnant dans le corps et l'esprit, je me laisse emporter dans de lointains souvenirs.

Je revois une pluie d'injures s'abattre sur le jeune homme pris en faute dans sa chambre, avec à ses pieds un homme rongé par le désir.

Avarelle jeta dehors son amant à moitié nu avant de revenir furibonde vers son beau-fils. Elle le gifla, une fois, puis deux. Alors que d'horribles infamies sortaient en torrent de sa bouche déformée par la haine. Le visage impassible du garçon lui glaçait le sang. Elle le traita de monstre ! De détraqué sadique ! Mais elle n'eut aucune réaction de sa part, il continuait de la fixer comme une moins-que-rien. Un enfant du démon. Hystérique, elle passa ses nerfs sur le mobilier brisant des vases, renversant des bibelots dans des cris stridents. Laide. Le jeune homme la trouvait si laide et elle l'était, car elle était envieuse et jalouse... de tout. Sa façade s'effondrait et elle était si laide ; petite fille qui rêvait du monde lumineux des gens aisés... petite fille qui ne cherchait pas à s'élever mais à profiter... Parasite.

Devant les mots du garçon elle brisa un miroir et un éclat en main, elle lui sauta au cou. Saisissant ses cheveux pour frapper sa tête au sol, elle coinça le bout de miroir dans la bouche du blond et elle le coupa d'un coup sec. Son geste ouvrit encore plus le bec de lièvre de son... beau fils. Alors qu'elle allait lui asséner un autre coup il stoppa son geste en agrippant son poignet.

Cela devait cesser... le jeu n'était plus amusant.
Il se redressa sous les yeux horrifiés de la femme, la mâchoire baigné de sang. Les yeux un peu vitreux et respirant doucement il reprit le dessus sur Avarelle la plaquant contre le mur le plus proche. Il commença doucement à l'étouffer. Lentement, il enserra sa gorge regardant sans ciller les yeux de ce qui se prenait pour sa mère. Il sentait son pouls lutter et pulser sous ses doigts, ralentir, tandis qu'il écrasait sa trachée. Elle ouvrit la bouche dans l'espoir de respirer, de le supplier, l'araignée si laide suintait la peur...

Il ne sentait même pas les coups désespérés qui heurtaient son torse, la surplombant pour faire couler son sang sur son visage, dans sa bouche la noyant dedans...

L'excitation de la voir réclamer l'absolution était divin, quel délicieuse vision que de voir la vérité à travers la peur.

Le jeune homme la relâcha, laissant son corps percuter lourdement le sol et n'attendant pas qu'elle reprenne ses esprits il agrippa ses cheveux pour l'assommer violemment, battant sa tête contre le plancher.

Il se redressa et soupira, s'étirant profitant du calme revenu dans sa maison... Il porta sa belle-mère dans sa chambre et la plaça au lit, la borda et ferma la porte. Il se rendit dans la salle de bain et toujours avec le même flegme il désinfecta, sutura, et pansa sa plaît. Il rangea et nettoya le désordre causé et un fois que tout fut à sa place il se changea et fit sa valise, quittant la maison familiale... sa maison. Direction Paris.

L'Antre du LapereauLà où vivent les histoires. Découvrez maintenant