chap : 36

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Lorsque je me réveil , il fait encore noir. Je ne sais pas combien de temps j'ai dormi. Je m'étire sous la couette, délicieusement endolorie. Louis a disparu. Je m'assieds pour contempler le panorama de la ville. Il y a moins de lumières dans les gratte-ciels et l'aube commence à poindre. J'entends le piano. Bach, je crois. Je m'enveloppe de la couette et remonte le couloir jusqu'à la grande pièce. Louis joue du piano, torse nu, le visage aussi mélancolique que la musique. Appuyé contre le mur au seuil du salon, je l'écoute, captivé Il joue magnifiquement bien. Baigné par la lumière dorée d'une lampe allumée près du piano alors que le reste de la pièce est plongé dans l'obscurité, c'est comme s'il était dans sa propre petite bulle, intouchable... solitaire. J'avance en silence, attiré par cette musique sublime et triste, en observant, hypnotisé , ses longs doigts habiles courir sur les touches - ces doigts experts qui ont caressé mon corps. Ce souvenir me fait rougir ; je tressaille en resserrant les cuisses. Il lève les yeux sans que son visage trahisse la moindre émotion. S'arrêtant de jouer, il pose ses mains sur ses cuisses.

- Désolée, dis-je, je ne voulais pas te déranger.

- Ce serait plutôt à moi de te faire mes excuses. Il passe ses doigts dans ses cheveux et se lève. Son pantalon de pyjama descend sur ses hanches... Oh mon Dieu. Ma bouche s'assèche quand il contourne le piano, nonchalant, pour s'approcher de moi. Ses épaules larges, ses hanches minces, ses abdos qui ondulent lorsqu'il marche... Il est vraiment à tomber.

- Tu devrais être au lit, me gronde-t-il.

- C'est magnifique, ce morceau. Bach ?

- Une transcription par Bach d'un concerto pour hautbois d'Alessandro Marcello.

- C'est sublime, mais tellement triste... Il sourit à demi.

- Au lit, m'ordonne-t-il. Tu vas être crevée demain.

- Quand je me suis réveillé, tu n'étais pas là.

- J'avais du mal à dormir. Je suis habitué à dormir seul.

Je n'arrive pas à deviner son humeur dans cette pénombre. Il me semble qu'il a l'air un peu déprimé, peut-être à cause de la musique. Il pose son bras sur mes épaules pour me ramener dans la chambre.

- Tu es vraiment doué. Tu joues depuis combien de temps ?

- Depuis l'âge de six ans.

J'imagine un beau petit garçon aux mèche brune et aux yeux bleu-gris jouant une musique trop triste pour lui et mon cœur fond.

- Tu te sens comment ? me demande-t-il une fois de retour dans la chambre. Il allume une lampe de chevet.

- Très bien. Nous regardons tous les deux en même temps la tache umide sur le lit..

Il attrape mon menton et me renverse la tête pour me dévisager. Je ne l'avais pas encore vu torse nu. D'instinct, je tends la main pour effleurer ses poils noirs. Aussitôt, il recule d'un pas.

- Recouche-toi, dit'il sèchement, puis, plus doucement : Je vais m'allonger avec toi. Je laisse retomber ma main. Je viens de me rendre compte que je n'ai jamais touché sa poitrine. Il ouvre un tiroir, en sort un tee-shirt et le passe rapidement.

- Au lit, m'ordonne-t-il à nouveau. Je me recouche en essayant d'éviter la tache umide . Il s'allonge près de moi et me prend dans ses bras, en cuiller, m'embrasse doucement les boucles et inspire profondément.

- Dors, ma doux harrold , murmure-t-il.

Je ferme les yeux, sans pouvoir chasser un reste de mélancolie. Louis Tomlinson a quelque chose de triste...

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