126.Ezra

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 Je te raccompagne. Ordonna t-il en me stoppant

J'ai pas envie. M'offusquai-je en tentant de continuer de marcher

— J'en ai rien à foutre. Jura Adam

 L'entendre jurer me provoqua un long frisson dans le dos, car il n'avait plus le contrôle. Les étoiles brillaient dans le ciel noir de Londres mais pas autant que ces orbes émeraudes à ce même moment.

— Tu peux me laisser, merci. Ordonnai-je

— J'ai pas envie. Renchérit le  brun en me suivant de près.

— Et, j'en ai rien à foutre aussi. Jurai-je en fixant l'horizon

Il me coupe en me plaquant contre le mur, ses mains sur mes hanches et son souffle sur mes lèvres.

— Embrasse-moi, Ezra.
Non.
— Pourquoi ? Insiste-t-il en se rapprochant de mes lèvres, Merde, putain, j'en ai tellement envie.
Arrête. Ne rends pas les choses plus compliquées, Adam.

— C'est toi qui as toujours rendu les choses plus compliquées.

— Le jour ou je t'es vue , ou j'ai fait attention à toi pour la première fois, c'est ce jour là que je me suis promit d'essayé de te
comprendre...toi le grand point d'interrogation du lycée.

— Qu'est ce que tu raconte, laisse moi partir.

—Finalement je n'ai réussit qu'a tomber amoureux de toi...je suis bien loin de cerner ton caractère et ce n'est pourtant pas faute d'essayé...Tu es tellement compliqué...

Je baisse les yeux vers le sol. 

— T'es mieux sans moi, putain, je finis par lâcher.

— Oh non, ne joue pas à ça, Ezra , joue pas à « je te quitte pour ton bien ». Pas ce cliché. Je vaux mieux que ça, quand même.

— Je suis désolé.

— T'excuse putain,c'est de ma faute j'sais ! S'emporte-t-il en plaquant ses deux mains de part et d'autre de mon visage, contre le mur de brique, T'excuse pas parce que tu rentres avec moi.

Non, je murmure, C'est fini entre nous. On n'a plus rien à voir toi et moi. Et je n'ai pas à t'obéir.

— Plus rien à voir ? Répète-t-il, offusqué

Je me raidis. 

— Non ! Explose-t-il, C'est toi qui a passé ta vie à me rejeter. Depuis notre putain de rencontre Ezra! T'as passé ton temps à me jeter. À refuser de m'embrasser. À refuser d'être un couple. À refuser tout ce qui ressemble à un putain de sentiment, mais merde, je...

Non, s'il te plaît, ne le dis pas. Ne me fais pas ça.

— Mais je t'aime bordel ! Tu comprends ?

Arrête, je t'en prie, arrête.

— Non, tu ne comprends pas ! Tu ne veux pas comprendre ! Ça te dépasse, les sentiments et toutes ces conneries.

Ouais, ça me dépasse. Ces mots, son regard, son amour. Ça me dépasse complètement.

— Alors tu vas me répondre ou tu vas me laisser comme un con avec ma déclaration ? Enchaîne t-il, à bout de nerfs.

Bordel de merde.

— Ezra, s'il te plait, réponds-moi.

Il pleure.

Je ne veux pas de ça. Je ne veux pas de cette détresse. Je ne veux pas de ses larmes. Je ne veux pas de son amour. Mais, comme je n'ai jamais été quelqu'un de très réfléchi et de très cohérent dans ma tête, le seul moyen que je trouve pour le faire taire, c'est de l'embrasser.

Surprise, je sentis ses mains glacées encercler mon visage, un long frisson parcourra l'intégralité de ma colonne vertébrale.

La surface de mes lèvres tremblait à la fois par l'excitation mais aussi par la peur. Adam déposa tendrement le bout de son nez sur le mien laissant nos souffles se mélanger. La tension était à son comble en sachant qu'il ne me lâchait pas du regard. 

La surface de ses pouces caressèrent tendrement mes pommettes.

- Je fais une connerie, Adam. Prononçai-je à bout de souffle

- Lâche prise. Ordonna t-il contre la surface de mes lèvres.

Je n'eus le temps de riposter que je sentis ses lèvres glacées se déposer avec passion contre les miennes. Un long et délicieux frisson parcourra l'ensemble de mes muscles. Je mis un quart de seconde avant de réaliser ce qu'il m'arrivait.

Ses doigts emprisonnèrent plus fermement mon visage. Ses lèvres avaient le goût d'un abricot mûr en plein soleil.

Il commença par me déposer une multitude de baisers mouillés et timides sur l'ensemble de mes lèvres.

Le temps semblait s'être suspendu et je restais complètement tétanisée et paralysée sur place, dans ce froid.  Sa respiration prit une tournure tragique alors que le bout de sa langue réclama l'accès à ma bouche.Quelques-unes de ses mèches volaient au vent et me chatouillaient le front.

Lorsque je sentis sa langue s'immiscer à l'intérieur, un surprenant et délicieux courant électrique s'empara de mon bas-ventre.

 Le buste d'Adam me plaqua avec fermeté contre le mur m'obligeant à céder sa demande.Ses ongles s'enfoncèrent légèrement contre la chair de mes joues. Avec passion, sa langue démarra un ballet érotique avec la mienne. C'était l'euphorie à l'intérieur de moi si bien que je crus que mes jambes allaient lâcher d'un moment à l'autre.

C'était un véritable baiser, digne des films d'amour les plus niais que j'avais pu regarder.

Sa langue roulait avec passion autour de la mienne m'indiquant la marche à suivre.

Je lâchais prise en abandonnant ma main droite dans ses cheveux et en participant plus activement à son baiser. Mon myocarde hurlait violemment en moi de tout arrêter mais c'était tellement passionné.

Par moment, ses incisives jouaient et mordillaient la surface de mes lèvres. Plus rien n'existait autour de moi.

Juste entre amoureux |●TERMINÉELà où vivent les histoires. Découvrez maintenant