chap : 34

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La première chose que je remarque, c'est l'odeur, très agréable, mélange de cuir, de bois et de cirage légèrement citronné. L'éclairage répand une lumière subtile et tamisée, créant une ambiance de cocon dans cette vaste pièce aux murs et au plafond bordeaux, avec un parquet en bois ciré. Une grande croix en acajou vernis en forme de « X », équipée de menottes en cuir à chaque extrémité, occupe le mur face à la porte. Toutes sortes de cordes, de chaînes et de cadenas scintillants pendent d'un grillage d'environ 2,5 mètres carrés suspendu au plafond. Près de la porte, deux longs poteaux en bois ciré ornés de sculptures compliquées sont fixés au mur : un assortiment de palettes, de fouets, de cravaches et de curieux instruments à plumes y est accroché. Près de la porte se trouve une grande commode en acajou aux tiroirs très peu profonds, comme ceux où l'on range les spécimens dans les musées d'histoire naturelle. Je me demande un instant ce qu'ils peuvent bien contenir. Mais est-ce que je tiens vraiment à le savoir ? A l'autre bout de la pièce, un banc en cuir rembourré ; fixé au mur à côté du banc, un porte-queues de billard où sont rangées des cannes de longueurs et de diamètres différents. Dans le coin opposé de la pièce, une table massive en bois ciré de deux mètres de long, avec des pieds sculptés et deux tabourets assortis. Mais ce qui domine le décor, c'est un lit à baldaquin de style rococo de plus de deux mètres de large, qui semble dater du xixe siècle. Des chaînes et des menottes sont suspendues sous le baldaquin. Il n'y a pas de draps, rien qu'un matelas recouvert de cuir rouge et des coussins en satin également rouge. Un grand canapé en cuir sang de bœuf est tourné vers le lit. C'est curieux, ce canapé face au lit - je souris intérieurement de trouver bizarre l'emplacement du canapé, alors que c'est le meuble le plus banal de la pièce. Je lève les yeux vers le plafond. Des mousquetons y sont disposés à intervalles irréguliers. Je me demande vaguement à quoi ils servent. Bizarrement, ce bois, ces murs sombres, cet éclairage tamisé et ce cuir sang de bœuf donnent à la pièce une allure plutôt douce et romantique... Je sais bien que c'est tout, sauf romantique; mais, pour Louis , c'est peut-être ça, le romantisme. Je me retourne. Comme je m'y attendais, il m'observe attentivement avec une expression totalement impénétrable. Je m'avance dans la pièce ; il me suit. Le truc à plumes m'intrigue. Je le touche timidement. En fait, ce que j'ai pris pour des plumes sont de très fines lanières en daim avec de toutes petites perles en plastique au bout.

— Ça s'appelle un martinet. Louis parle d'une voix basse et douce. Un martinet... bon, d'accord. En fait, je crois que je suis en état de choc. Soit ma conscience s'est fait la belle, soit elle a été frappée de mutisme, ou alors elle est tombée raide morte, les quatre fers en l'air. Je peux observer, absorber, mais pas définir ce que je ressens. Comment est-on censée réagir quand on découvre qu'un amant potentiel est sadomasochiste....? La peur... oui... c'est apparemment le sentiment qui prédomine en moi.... Mais ce n'est pas de louis que j'ai peur : je ne pense pas qu'il me ferait du mal, en tout cas pas sans mon consentement. Mais tant de questions se bousculent dans ma tête. Pourquoi... ?.. Comment ...? ..Quand ? ..Avec qui ? Je m'avance vers le lit pour caresser l'une des colonnes du baldaquin, très solide et d'une facture remarquable....


Bon ba voilà XD Louis est sado  ❤
Je posterais le prochain chapitre entre 10h ....et minuit !! ❤ merci

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