114.Adam

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— Donne moi-tout de toi, parce que bientôt tu t'en ira ....

Il est belle à en crever. Je crois que la constatation me fait mal aux yeux, au corps et au cœur. Je n'arrive plus à me détacher de son regard. Parce que, pour la première fois depuis longtemps, j'ai l'impression qu'elle n'a rien à cacher. Moi non plus, je n'ai rien à cacher. J'en ai marre de prétendre qu'elle me laisse indifférente. Il n'y a pas une seule infime partie d'elle qui me rend indifférent. Je crois que tout m'attire chez elle, même les mauvais côtés. Sa dépression, ses crises d'angoisse, sa faiblesse, ses peurs.... Et son corps, je n'en parle même pas.

Je m'approche doucement d'elle et dépose mes lèvres sur les siennes. Elle se laisse faire.J'entrouvre mes lèvres pour partir à la recherche de sa langue. Nos doigts se lient ensemble. Notre respiration s'harmonise l'une à l'autre. Tout est trop bon et trop parfait à la fois. Je n'ai plus envie de penser. Juste d'agir.

— Viens, je souffle en m'écartant légèrement de ses lèvres.

J'aime le son plaintif qui sort des siennes lorsqu'elles se séparent.

— Je ne sais pas si...

— Arrête, je la coupe, passant une main dans sa nuque pour l'attirer un peu plus à moi.
— Arrête quoi ? De parler ?

De penser, je réplique en l'embrassant furtivement sur les lèvres.

— Soit, elle murmure doucement contre mes lèvres. 

Je souris en l'embrassant.

On s'affale tous les deux sur le matelas. Enfin, on « s'affale » parce que je l'ai tiré à moi violemment. Parce que je n'en peux plus d'attendre et que j'ai besoin de la coller à mon corps. J'attrape la couette à nos pieds et nous recouvre tous les deux. Même si je n'ai plus envie de mentir, le besoin est toujours là, le besoin de se cacher, de disparaître. Juste pour cette instant.

Juste à l'instant.

Puis je les embrasse, chastement.
Pour l'énerver, je crois. Elle grommelle contre ma bouche et je glisse mes lèvres le long de sa mâchoire, parcellant sa peau de légers baisers humides, pour finir dans son cou. Après avoir laissé ma marque, je continue mes baisers le long de ses clavicules alors que je l'entends souffler contre mon cou.

Je continue mes baisers dans son cou. Je descends lentement.

Sa poitrine.Ses tétons que je mordille légèrement. 

Tout son corps , sa cicatrice. La miennes, en quelque sorte. Je l'embrasse avec douceur, comme pour réparer mon erreur. L'erreur de ma mère. Elle frissonne. Puis son abdomen.Cette peau lisse et ébène qui me rend fou. Son nombril. Ses hanches. Je descends de nouveau. 

J'attrape l'élastique de sa culotte et retire le vêtement tout doucement.Son sexe est humide et je l'observe avec un mélange d'émerveillement et de désir. Elle murmure quelque chose que je ne comprends pas et je vois ses mains attraper les draps pour les serrer dans ses poings. Je trouve ça adorable. Sans trop savoir pourquoi.

Mais je n'en ai pas encore fini avec elle. Je me replace entre ses jambes. J'embrasse l'intérieur de sa cuisse droite, tout en remontant doucement vers son intimité. Mais, à l'instant où j'arrive à son sexe, je repars sur le côté gauche pour effectuer le même rituel.

— Putain Adam , murmure t-elle

Je viens de poser mes lèvres sur son clitoris et sens sur ma langue du liquide vaginal. Je me surprends réellement à adorer ça.

Juste entre amoureux |●TERMINÉELà où vivent les histoires. Découvrez maintenant