chap : 33

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Comme prévu, il est ponctuel. Il sort de l'Audi pour m'ouvrir la portière et me sourit chaleureusement.

— Bonsoir, monsieur styles.

— Monsieur tomlinson. J'incline poliment la tête en grimpant sur le siège arrière. Taylor est au volant.

— Bonsoir, Taylor.

— Bonsoir, monsieur styles . Sa voix est courtoise et professionnelle. Louis monte à côté de moi, me prend la main et la presse doucement : rien que de le toucher, je suis remué de la tête aux pieds.

— Comment a été votre journée ? me demande-t-il.

— Interminable.

— Moi aussi, j'ai trouvé le temps long.

— Vous avez fait quoi ?

— Je suis parti en randonnée avec lottie. Son pouce caresse le dos de ma main : mon cœur rate un battement et ma respiration s'accélère. Comment arrive-t’il à me faire un tel effet ? Il lui suffît de toucher une toute petite parcelle de mon corps pour que mes hormones se déchaînent. L'héliport n'est pas loin et nous y parvenons en un rien de temps. Je me demande où se trouve ce fameux hélicoptère. Nous sommes dans une zone construite, et même moi, je sais que les hélicoptères ont besoin d'espace pour décoller et atterrir. Taylor se gare, descend et m'ouvre la portière. Louis me rejoint aussitôt et me reprend la main.

— Prêt ? me demande-t-il. Je hoche la tête et j'ai envie de dire « à tout », mais je n'arrive pas à parler tant je suis nerveus et excité.

— Taylor. Il adresse un petit signe de tête au chauffeur et nous entrons dans l'édifice. Un ascenseur ! Le souvenir de notre baiser revient me hanter. Je n'ai pensé qu'à ça toute la journée en rêvassant à la caisse. Par deux fois, M. Clayton a dû me ramener sur terre. Louis me regarde avec un sourire en coin. Il pense à la même chose que moi.

— Il n'y a que trois étages', dit’il sèchement, mais l'œil pétillant. Il est télépathe, ou quoi ? Je tente de rester impassible quand nous entrons dans l'ascenseur. Dès que les portes se referment, l'étrange courant électrique qui crépite entre nous m'ensorcèle de nouveau. Je ferme les yeux, tentant en vain de l'ignorer. Cinq secondes plus tard, les portes s'ouvrent sur le toit de l'immeuble où est posé un hélico blanc orné de Tomlinson entreprise HOLDINGS, INC. en lettres bleues, et du logo de la société. Ça ne serait pas de l'abus de bien social, ça ? Il me conduit dans un petit bureau où est installé un vieux bonhomme.

— Voici votre plan de vol, monsieur Tomlinson . Toutes les vérifications préalables sont faites. L'appareil est prêt. Vous pouvez décoller.

— Merci, Joe. Louis lui sourit chaleureusement. Ainsi, certaines personnes ont tout de même droit aux égards de Louis ? Ce vieux bonhomme n'est peut-être pas son employé. Je le fixe, épaté.

— On y va, dit Louis. L'hélicoptère est bien plus gros que je pensais. Je m'attendais à une version roadster, mais il a au moins sept sièges. Louis ouvre la porte et m'indique un siège à l'avant.

— Asseyez-vous et ne touchez à rien, m'ordonne-t-il. Il referme la porte en la claquant. Heureusement que le toit est éclairé, autrement j'aurais du mal à voir à l'intérieur du cockpit. Je prends place sur le siège qu'il m'a indiqué et il s'accroupit à côté de moi pour me passer un harnais à quatre points d'attache dont toutes les sangles se connectent dans une boucle centrale. Il resserre les deux sangles supérieures, ce qui m'immobilise presque entièrement. Il est tellement près de moi, tellement concentré sur ce qu'il fait. Si je pouvais me pencher, j'aurais le nez dans ses cheveux - il sent le propre, le frais, c'est divin - mais je suis fermement ligoté à mon siège. Il me regarde en souriant, comme s'il savourait une éternelle petite plaisanterie comprise de lui seul. Il est si près que c'en est un supplice. Je retiens mon souffle quand il tire sur l'une des sangles supérieures.

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