104.Adam

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Cela fait plus d'un quart d'heure qu'elle n'est pas rentré  et je commence à perdre espoir. 

J'ai l'impression d'avoir fait toutes les rues, ruelles, routes. Mais rien, pas une trace d'elle, je ne la trouve nulle part. 

Je m'oblige enfin à m'arrêter et à me poser afin de me calmer, dans la panique rien n'est réalisable. Je fais le vide dans mon esprit et tente tant bien que mal d'organiser mes pensées, tandis que je plaque mes deux mains sur mon point de côté, comme pour en apaiser le lancement. J'essaye de reconstituer les événements, étape par étape : 

Je prends ma tête à deux mains ; Bon sang ! ou est t-elle allée ?!

 Je tapote mon crâne contre mon genou comme si ce geste allait m'aider à trouver mes réponses. Je me mets à maudire l'hôpital, à maudire ce jour et toutes c'est paroles que je lui est dites . Je me relève avec un léger. Je tâte mes poches avec une lueur d'espoir mais la désillusion me rattrape bien vite, pas moyen d'appeler la police, mon portable est resté à l'appart.

Je retourne à l'hôpital ,affolé. 

Après avoir résumer en briefe la situation, ils m'assaillent de questions. 

Je regarde de toutes parts, ne sais pas à qui répondre, à qui m'adresser, qui écouter. J'essaye de me contenir, de ne pas me laisser exploser en cris devant eux pour les faire taire, tandis qu'ils mitraillent encore et toujours mon système auditif n'en pouvant plus. Enfin, un médecin semblant plus calme que ses collègues les sommes de s'arrêter. Aussitôt le silence reprend son droit et je laisse mes muscles se décontracter, mon corps se décrisper. Le médecin s'avance alors vers moi, pose une main assurée sur mon épaule et me regarde dans les yeux avant de prendre à nouveau la parole :

- Peux-tu nous expliquer ce qu'il se passe ?

Je hoche la tête mais ne réponds pas pour autant tout de suite. 

J'ai peur de leur réaction. Si je leur apprends qu'elle souffre de dépression depuis le décès ces parents ou qu'elle voit entend parfois des voix, j'ai peur de ce qu'ils seraient capable de faire et où ils pourraient l'emmener.

 L'interner. 

Mais pour l'instant le plus important est qu'ils la retrouvent. Alors j'explique rapidement la situation, leur épargnant les détails pour le moins bizarre, j'explique qu'elle a perdu notre enfant , que l'on c'est disputé et que j'ai voulus la poursuivre dehors mais  je l'ai bien vite perdue de vue.Aussitôt l'homme lance à la femme de l'accueil l'ordre d'alerter les autorités et le mouvement se remet en marche, telle une fourmilière. 

C'est là que j'aperçois ma mère, courant dans le couloir,  elle crie mon nom avant de se précipiter sur moi et de me prendre dans ses bras. J'étais tellement inquiet que j'ai fais appel à elle.Elle m'assaille de questions, s'inquiète, me détaille du regard. Elle me raccompagne alors dans une chambre libre et je crois voir ses yeux briller sous l'assaut des émotions, j'essaye tant bien que mal de la rassurer tandis qu'elle me conseille de me reposer. Elle a bien remarqué l'état piteux dans lequel je me trouve. Mon teint doit être horriblement pâle, mes cernes exagérément sombres.

- Maman, je ne peux pas.

- Adam, il faut que tu dormes.

- Il faut que je vous aide à la retrouver.

- La police s'en charge.

Et tandis qu'elle prononce ces mots elle tente de diminuer mon anxiété, caressant mon front de sa main ; pourtant je tente de lutter contre Morphée, je ne veux pas qu'elle me berce ainsi. Mais je suis trop faible. Alors je finis par hocher la tête et lancer dans un murmure :

Juste entre amoureux |●TERMINÉELà où vivent les histoires. Découvrez maintenant