chap : 27

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Silence. Lumière tamisée. Je suis bien au chaud dans un lit. Mm... J'ouvre les yeux et, pendant un instant, je savoure la sérénité de cette chambre inconnue, dont la tête de lit en forme de soleil m'est pourtant curieusement familière, tout comme la palette de tons bruns, beiges et dorés du décor luxueux. Mon cerveau embrumé tâtonne dans mes souvenirs récents. Une suite de l'hôtel Heathman... Et merde. Je suis dans la suite de Louis Tomlinson . Qu'est-ce que je fais là ? Des souvenirs épars remontent lentement à la surface. La boisson - aïe, j'ai trop bu -, le coup de fil - aïe, je l'ai appelé -, les vomissements - aïe, j'ai vomi -, Liam , louis. Non, non, non ! Je me recroqueville. Je ne me rappelle pas comment je suis arrivée jusqu'ici. Je porte mon tee-shirt, et mon boxer. Pas de chaussettes. Pas de jean. Et merde. Je jette un coup d'oeil à la table de chevet. Un verre de jus d'orange et deux comprimés d'Advil : en authentique maniaque du contrôle, il a tout prévu. Je m'assieds pour avaler les comprimés. En fait, je ne me sens pas si mal que ça. Le jus d'orange a un goût divin. On frappe à la porte. Mon coeur ne fait qu'un bond et je n'arrive pas à retrouver ma voix. Il entre sans y être invité. Il a déjà fait sa gym, car il porte un pantalon de survêt gris qui lui descend sur les hanches et un tee-shirt gris sans manches trempé de sueur, comme ses cheveux. La sueur de Louis Tomlinson... rien que cette idée me trouble. J'inspire profondément en fermant les yeux, comme quand j'avais deux ans. Si je ferme les yeux, je ne suis pas vraiment là.

— Bonjour, harrold. Comment vous sentez-vous ?

— Mieux que ce que je mérite. Il dépose un gros sac en plastique sur une chaise et agrippe la serviette qui lui pend autour du cou. Comme toujours, je n'arrive pas à deviner ce qu'il pense.

— Comment suis-je arrivée ici ? fais-je d'une petite voix contrite. Il s'assied au bord du lit, assez près de moi pour que je le touche, que je le sente. Oh mon Dieu... la sueur, le gel douche, et louis. C'est un cocktail enivrant -bien plus qu'une margarita, et désormais je parle d'expérience.

— Vous vous êtes évanouie, et je n'ai pas voulu faire courir aux sièges de ma voiture le risque de vous raccompagner chez vous. Alors je vous ai emmenée ici, m'explique-t-il, flegmatique.

— C'est vous qui m'avez couchée ?

— Oui.

— J'ai encore vomi ?

— Non.

— Vous m'avez déshabillée ?

— Oui. Il hausse un sourcil ; je rougis furieusement

. — Nous n'avons pas... ? Ma bouche est trop sèche pour que je termine la question.

— Harrold, vous étiez dans le coma. La nécrophilie, ça n'est pas mon truc. ...

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