chap : 22

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H:" Plus maintenant. Je ne le reverrai plus. 'Je parviens à l'annoncer comme s'il s'agissait d'un simple constat.

Z:"Ah?"

Oh la gaffe ! Maintenant, j'ai piqué sa curiosité. Je me dirige vers la cuisine pour qu'il ne voie pas mon visage.

H:" Ouais... tu comprends, on ne joue pas dans la même catégorie."

Z:" C'est-à-dire ? "

H:" Mais enfin, zayn c'est évident.'' Je fais volte-face pour le dévisager.

Z:"Pas pour moi, proteste-t-il''. Bon, d'accord, il est plus riche que toi, mais cela dit il est plus riche que presque tout le monde.

H:" zayn , il est... Je hausse les épaules.''

Z:" Harry , pour l'amour du ciel - combien de fois devrai-je te le répéter ? Tu es canon, me coupe-t-il. Le voilà qui rabâche son éternelle tirade.

H:" zayn , s'il te plaît, il faut que je révise.'' il fronce les sourcils.

Z:" Tu veux voir l'article ? Je viens de le terminer. Liam a pris des photos formidables. ''Comme si j'avais besoin de photos pour me rappeler la beauté de monsieur « je ne veux pas de vous ».

H:" Bien sûr." Je m'oblige à sourire et m'approche de l'ordinateur. Il est là, en noir et blanc, à me dévisager comme pour me répéter qu'il ne me trouve pas à la hauteur. Je fais semblant de lire l'article, mais en réalité je scrute son portrait pour trouver un indice me permettant de saisir en quoi il n'est pas « l'homme qu'il me faut ». Tout d'un coup, ça me saute aux yeux. Il est tellement plus beau que moi que nous n'existons pas sur le même plan. Comme si j'étais Icare volant trop près du soleil et s'écrasant au sol, embrasé. Vu comme ça, c'est logique : en effet, il n'est pas l'homme qu'il me faut. Voilà ce qu'il voulait essayer de me faire comprendre. Ce qui rend son rejet plus facile à accepter... enfin, presque. Je peux assumer.

H:" Excellent, zayn. Bon, je vais réviser. ''Me promettant de ne plus repenser à lui, du moins pour l'instant, je plonge le nez dans mes notes. Ce n'est qu'une fois au lit que je me permets de revenir sur cette étrange matinée. Je n'arrête pas de me répéter cette phrase, « Les petits amis, ça n'est pas mon truc », et je m'en veux de ne pas avoir compris avant de me retrouver dans ses bras à le supplier de toutes les fibres de mon corps de m'embrasser. Il m'avait déjà dit très clairement qu'il ne voulait pas de moi. Je me retourne dans mon lit en me demandant vaguement s'il a fait vœu de chasteté. Peut-être qu'il attend de rencontrer l'omme de sa vie ? Ma conscience ensommeillée me donne un dernier coup de griffe : Ce n'est sûrement pas toi qu'il attend, en tout cas. Cette nuit-là, je rêve de deux yeux bleu et de motifs de feuilles dans le lait, et je cours à travers des lieux obscurs éclairés de néons sinistres, sans savoir si je cours vers quelque chose ou si je fuis... Je pose mon stylo. Ça y est. L'examen est fini. Je souris, sans doute pour la première fois de la semaine. Nous sommes vendredi, et ce soir nous allons faire la fête. Je vais peut être même me saouler ! Je n'ai jamais été ivre. Je jette un coup d'œil à zayn de l'autre côté de la salle, toujours en train de scribouiller frénétiquement à cinq minutes de la fin. Voilà, mes études sont terminées. Je n'aurai plus jamais à m'asseoir parmi des rangées d'étudiants angoissés et isolés. Dans ma tête, je fais des pirouettes. Zayn s'arrête d'écrire et pose son stylo. Il me regarde et sourit, lui aussi. Nous rentrons ensemble dans sa Mercedes, en refusant de discuter de notre dernier examen. Zayn songe plutôt à ce qu'i' va porter au bar ce soir. Moi, je fouille dans mon sac a dos pour retrouver mes clés.

Z:" hazza  , il y a un colis pour toi.'' zayn est sur les marches du perron, une boîte en carton à la main. Curieux. Je n'ai rien commandé sur Amazon dernièrement. Zayn me prend les clés pour ouvrir et me remet le colis. Pas d'adresse d'envoyeur. C'est peut-être un cadeau de ma mère ?

Z:" Ouvre-le !'' zayn, excité, fonce vers la cuisine pour aller chercher le Champagne destiné à célébrer la fin de nos études. Le colis contient une boîte en cuir abritant trois vieux livres à reliure en toile, identiques et en parfait état, accompagnés d'une carte où sont inscrits ces mots : Pourquoi ne m’avez-vous pas dit qu’il y avait du danger avec les hommes ? Pourquoi ne m’avez-vous pas avertie ? Les gens comme toi savent contre quoi se défendre parce qu’ils lisent des romans qui leur parlent du danger qu’il y a avec les hommes… Je reconnais ces citations, tirées de Tess. Quelle coïncidence ! Je viens tout juste de passer trois heures à rédiger une dissertation sur les romans de Thomas Hardy. Mais s'agit-il bien d'une coïncidence ? J'inspecte les livres plus attentivement : ce sont les trois volumes de Tess d'Urberville. J'en ouvre un. J'y trouve, sur la page de garde, l'inscription suivante dans une police de caractère désuète : London : Jack R. Osgood, McBaine and Co, 1801 Merde alors, des éditions originales ! Elles doivent valoir une fortune. Ça y est, je sais qui me les a envoyées. Zayn, qui examine les livres par-dessus mon épaule, me prend la carte. H:"Ce sont des éditions originales, lui dis-je. '' zayn écarquille les yeux :

Z:" Non ! Tomlinson ? Je hoche la tête.

H:" Ça ne peut être que lui''

L:" Et ce mot, ça veut dire quoi ?" h:" Aucune idée. Peut-être qu'il m'avertit de ne pas m'approcher de lui. Alors qu'aux dernières nouvelles je ne suis pas en train de tambouriner sur sa porte !" Je fronce les sourcils.

Z:" Je sais que tu ne veux pas parler de lui, Harry , mais je crois qu'il craque sérieusement pour toi, malgré cet avertissement.'' Je ne me suis pas permis de songer à louis tomlinson au cours de la semaine dernière. Certes, ses yeux bleu hantent toujours mes rêves, et je sais que je mettrai une éternité à oublier la sensation d'être dans ses bras, son odeur enivrante. Pourquoi m'a-t’il fait ce cadeau ? Il m'a pourtant affirmé qu'il n'était pas l'homme qu'il me fallait....

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