chap : 8

1.7K 70 8

L:" Toi aussi, zayn, ajoute-t-il en lui jetant un coup d'oeil nerveux. Au fond, liam voudrait que ça aille plus loin entre nous. Il est mignon, marrant, mais je le considère plutôt comme mon 2eme frère . Selon zayn...,le gène «j'ai besoin d'un mec» me fait défaut, mais la vérité, c'est que je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui.....est gay et qui ...enfin, qui m'attire, même si je rêve d'éprouver les sensations dont tout le monde me rebat les oreilles : genoux tremblants, cœur palpitant, papillons dans l'estomac... Parfois, je me demande si je n'ai pas quelque chose qui cloche. À force de fréquenter des héros de roman, je me suis peut-être forgé des attentes et des idéaux trop élevés. Reste que je n'ai jamais été remuée par un homme. Jusqu'à tout récemment, me murmure la petite voix importune de ma conscience. NON ! Je repousse aussitôt cette idée. Je ne veux pas y penser, pas après cette interview éprouvante. Êtes-vous gay, monsieur tmli'son ? Ce souvenir me fait grimacer ...il a lu dans mes yeux que je suis gay.... Si je rêve de lui toutes les nuits, c'est sûrement pour purger cette pénible expérience de mon esprit. Je regarde liam déboucher le Champagne. La peau mate, les cheveux sombres, des yeux de braise... Avec son jean et son tee-shirt, il est tout en muscles et en épaules. Oui, liam est assez sexy, mais je crois qu'il commence enfin à comprendre que nous ne sommes qu'amis. Quand le bouchon saute, il lève les yeux et me sourit. Samedi au magasin, c'est l'enfer. Nous sommes assiégés de bricoleurs qui veulent redonner un coup de frais à leurs maisons pendant les vacances d'été. Mais ça se calme vers l'heure du déjeuner, et Mme Clayton me demande de vérifier des commandes tandis que je grignote discrètement un bagel derrière la caisse. Ma tâche consiste à vérifier les numéros de catalogue par rapport aux articles commandés ; mon regard va du carnet de commandes à l'écran de l'ordinateur pour m'assurer que les entrées correspondent. Tout d'un coup, je ne sais pas pourquoi, je lève les yeux... et je me retrouve prisonnière du regard bleu de Louis Tomlinson . Crise cardiaque.

L:"Monsieur styles. Quelle agréable surprise." Alors là... Qu'est-ce qu'il fout ici, avec ses cheveux en bataille et sa tenue de baroudeur, gros t-shirt gris jean et ....vans.... ? Je pense que ma bouche s'est ouverte. Ni mon cerveau ni ma voix ne fonctionnent.

H:"Monsieur tomlinson....' Voilà tout ce que j'arrive à articuler. Un sourire erre sur ses lèvres et ses yeux pétillent comme s'il savourait une plaisanterie connue de lui seul.

L:"' J'étais dans le coin, j'avais besoin de faire quelques achats. Je suis ravi de vous revoir, monsieur styles '', m'explique-t-il d'une voix veloutée comme du chocolat noir. Je secoue la tête pour me ressaisir. Mon cœur bat la chamade, et sous son regard scrutateur, j'ai viré au rouge pivoine. Mes souvenirs ne lui rendaient pas justice. Non seulement il est beau, mais il représente le summum de la beauté masculine. Et il est là, devant moi. Chez Clayton's. Allez savoir pourquoi. Mes fonctions cognitives se rétablissent enfin et mon cerveau se rebranche sur le reste de mon corps.

H:" Harry .....heu... Mon nom, c'est harrold.... Que puis-je faire pour vous, monsieur Tomlinson ? '' Il sourit encore comme s'il gardait un mystérieux secret connu de lui seul. J'inspire profondément en me réfugiant derrière ma façade « je suis une pro du bricolage. » Allez, je vais m'en sortir.

L:'' J'ai besoin de quelques articles. Tout d'abord, des liens de serrage en plastique'' murmure-t-il d'un air à la fois détaché et amusé.

Des liens de serrage en plastique?

H:" Nous en avons différentes tailles. Voulez-vous les voir ? fais-je d’une petite voix tremblante. Reprends-toi, Styles. Un léger froncement de sourcils déforme le joli front de louis.

L:" S'il vous plaît. Montrez-les-moi, monsieur styles''. Je tente d'adopter une allure nonchalante en contournant le comptoir, mais en réalité je m'efforce de ne pas m'étaler, car mes jambes ont soudain pris la consistance de la gelée. Heureusement que j'ai passé mon plus beau jean ce matin.

H:' Ils sont au rayon des accessoires électriques, allée huit. Ma voix est un peu trop guillerette. Je le regarde et le regrette aussitôt. Qu'est-ce qu'il est beau.

L:" Après vous,'' dit’il avec un signe de sa main aux longs doigts manucures. Mon cœur menace de m'étouffer - parce qu'il est dans ma gorge, en train d'essayer de me sortir par la bouche -tandis que je me dirige vers le rayon des accessoires électriques. Que fait-il à Portland ? Pourquoi est’il ici, chez Clayton's ? D'une portion minuscule et sousemployée de mon cerveau - sans doute située à la base de mon bulbe rachidien, là où se niche ma conscience -une pensée surgit : Il est venu te voir. Impossible ! Pourquoi cet homme superbe, puissant, sophistiqué, voudrait-il me voir ? C'est une idée grotesque, que je chasse de mon esprit à coups de pied.

H:" Vous êtes à Portland pour affaires ?'' Je couine comme si j'avais le doigt coincé dans une porte. Merde ! Du calme, hazza..l:'' Je suis venu visiter le département agroalimentaire de la Washington State University, qui est situé à Vancouver. Je subventionne des recherches sur la rotation des cultures et la science des sols. ''Tu vois ? Il n'est pas du tout venu te voir, ricane ma conscience. Je rougis de ma stupidité.

H:"Ça fait partie de vos projets pour nourrir la planète ? "

L:' Plus ou moins" reconnaît-il avec un sourire en coin. Il examine la sélection d'attaches en plastique. Qu'est-ce qu'il peut bien vouloir en faire ? Je ne le vois pas du tout en bricoleur. Ses doigts caressent les différents emballages et, sans savoir pourquoi, je suis obligée de détourner le regard. Il se penche pour choisir un paquet. — Ceux-là, ça ira, m'annonce-t-il avec son sourire qui dit « j'ai un secret ». H;" Autre chose ? "

L:' Je voudrais du gros scotch''. (Du gros scotch ?)

H:" Vous faites des rénovations ?" Les mots me sont sortis de la bouche avant que je n'aie pu les retenir. Il doit sûrement payer des gens pour faire ça.

L:" Non, pas de rénovations" réplique-t-il avec un petit sourire en coin. J'ai l'impression qu'il se moque de moi.

H:" Par ici. Cet article se trouve au rayon décoration." Je jette un coup d'œil par-dessus mon épaule tandis qu'il me suit.

L:" Vous travaillez ici depuis longtemps ? Je m'empourpre. Pourquoi donc a-t’il cet effet sur moi ? J'ai l'impression d'être une godiche de quatorze ans. Regarde devant toi, Styles !

h:"Quatre ans. ''Je lui montre les deux largeurs de gros scotch que nous avons en stock...

fifty shades of tomlinsonLisez cette histoire GRATUITEMENT !