65.Adam♤

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Mon réveil me hurle dessus, avec une sonnerie perçante qui me déchire le tympan, mon réveil est un tyran, mon réveil me tire de mon sommeil paisible . Je veux dormir.

Je le balance contre un mur de ma chambre, par réflexe peut-être, c'est pas la première fois que j'ai un élan de haine envers lui,mais il me semble que c'est un peu plus fort que
d'habitude parce qu'il s'éclate en trois mille morceaux et je suis déjà en train de me rendormir quand je réalise que je viens de briser mon réveil.

Tant pis.

-Adam ! Réveille-toi ! Adam ! Il est huit heures du matin ! Tu vas être en retard au lycée ! Adam!  Vous allez être en retard !

Je voudrais hurler sur ma mère , laisse-nous, barre-toi, va bosser, fous-nous la paix, laisse-nous dormir, casse-toi, je veux pas de toi dans ma chambre, on veut dormir, c'est pas compliqué, dormir, au chaud, toute la journée, et ne pas voir la lumière du jour, laisse-nous, laisse Ezra, laisse-nous dormir, bordel de merde, laisse-moi, je n'ai pas assez dormis , je  m'en fous, je m'en tape, je m'en cogne, je m'endors.

-Bonhomme ! Faut se lever !

M'appelle plus jamais bonhomme, putain, ferme ces rideaux à la con, j'ai le soleil en pleine gueule, maman,  putain.

J'ouvre un œil, je suis sur mon lit, sur mon matelas moelleux, Ezra est collé contre moi, nos deux mains sont liées, fort, je me décroche aussitôt. Elle ne bouge pas. Ne frémit pas. Elle dort à poing fermé.

Ma mère me fixe avec un petit sourire embêté.

-Ferme le rideau...

-Il faut se lever, Adam !

Je grommelle un truc incompréhensible que même moi, je n'arrive pas à comprendre, et je me laisse retomber sur le matelas.

-Vous voulez rester ici aujourd'hui tous les deux ? J' appelle le lycée ?

-Ouais...

-C'est pas raisonnable, Adam.

Je m'en fous, tout de suite, de ce qui est raisonnable ou non, putain de merde, je veux juste dormir, alors sa raison, Elle se la fout là où je pense.

-Bon, je vais dire que vous êtes malade.

-Le rideau... s'il te plait maman .

Elle soupire et ferme -enfin- le rideau. L'obscurité s'approprie la pièce, doucement, et je laisse le sommeil m'emporter à nouveau.

Je suis Paralysée.

Suis en train de rêvé?

Je suis dans une maison , j'entend des  gens ce disputer, ils sont violant ,sa crie dans toutes la maison , je suis caché sous une table avec une fille. C'est la fille avec qui je jouais au parc  après l'école...

Elle a l'air terrifiée par les crie entendu au moment où je veux m'approcher d'elle pour la réconforter , maman me prend brutalement le bras de force et me sort de ma cachette  et nous sortons de la maison.

- Tu ne mettra plus jamais les pied ici Adam, Jamais !

Au moment où je m'apprête a répondre lorsqu'une explosion secoue la maison , nous faisant basculer au sol... je regarde en direction de maman et je la vois légèrement sonnée avec quelque égratignure.

La maison est en feu .Comme un idiot , je restais là, sans bouger, à regarder le vide et à essayer de comprendre.Nous nous relevons avec peine et la rue semble calme alors qu'une maison est ravagé par les flammes .

Sans réfléchir je fonce dans la maison, maman hurle mon prénom.

A l'intérieur  je traverse les  flammes , je tente de chercher mon amie mais ni vois presque pas grand choses, la pièce se remplit de fumée, je plaque ma manche sur ma bouche pour essayer de conserver le plus possible d'oxygène et avance lentement jusqu'à ce que je la trouve au sol , mon amie.Elle est inconsciente et semble blesser...

Je me relève péniblement avec une immense douleur dans la jambe ainsi que sur l'épaule , je me suis aussi brûlé…. je cherche ces parents  du regard mais je ne les vois pas, je remarque par la même occasion qu'il manque une partie du plafond qui s'est écroulé.….

sont t-il morts ?

Il est de plus en plus dure de respirer, je la tiens. J'avance encore de quelque pas mais il mais difficile de soutenir nos deux poids plus longtemps.

j'arrive enfin a quelque mètres de la porte d'entrée ,je m'effondre  au sol et perd connaissances .

Brutalement, j'ouvris mes yeux totalement paniqué. Je balayais la pièce où je me trouvais alors que des souffles lourds tombaient de mes lèvres. Je réalisais alors que j'étais dans mon lit.

Tout çà n'était qu'un cauchemars ?

Une violente douleur se fit ressentir dans mon crâne. Je portais mes mains à ma tête, grimaçant.

Ma poitrine montait et descendait dans des mouvements brusques et violents. Ma peau était couverte de perles d'eau et ma bouche était sèche.

Que m'arrivait-il?

Juste entre amoureux |●TERMINÉELà où vivent les histoires. Découvrez maintenant