57.Ezra♤

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Dans mon sommeil, j'ai rêvé de son sourire. Après notre première sortie ensemble à la fête foraine, Adam à dormis chez moi.J'ai passé une bonne partie de ma nuit avec lui.

Je m'en rappelle, du sourire d'Adam. Il a plongé ses yeux dans les miens, ce genre de truc qui me fait frissonner à chaque fois.

Le genre de truc qu'il fait et qui me glace le sang. Et il a éclaté de rire. Je ne sais plus vraiment pourquoi, mais je ne m'y attendais tellement pas que j'ai dû rester bloquer sur lui comme s'il s'était transformé en je ne sais quoi.

Je suppose qu'il ne doit pas avoir conscience de ce qu'il dégage quand il sourit. Une sorte de, je ne sais pas. Un soleil à lui tout seul. Une petite lumière qui brille faiblement dans la nuit. C'est qu'il est sacrément beau .

Même quand ses cheveux ne ressemblent plus à rien, qu'il a des cernes immenses sous les yeux, qu'il tremble de tout son corps et qu'il est pâle à faire peur. Il a ce qu'on appelle la beauté facile.

Je n'arrive pas à me lever. Je suis trop bien dans les couvertures, c'est chaud, agréable, et tout doux et puis Adam est mes côté . Je me réveille avec la sensation d'être serrée fort. Ouvrant délicatement les yeux je vis le visage d'Adam niché dans le creux de mon cou ses cheveux éparpillées sur mon épaule et son bras entourant fermement mon corps.

Un sourire se forma sur mon visage à cette vision, c'était la première fois depuis le début de mes cauchemars que j'avais cette réaction au réveil.

Généralement je me réveillai avec un cri, la peur comblant chaque partie de mon être. Vérifiant la respiration de mon petit amie,  je voulais m'assurer qu'il soit complètement endormi. Quand ce fut fait j'approchais doucement ma bouche à son oreille.

Je suis vraiment désolée d'être incapable de te raconter pourquoi un vide intersidéral a pris la place de mon âme auparavant animée. Tu es l'amoureux idéal Adam et je sais que je ne te mérite pas mais je suis trop égoïste pour t'abandonner.Oui, égoïste, tu es la seule chose qui me restes tu sais, tu es la seule personne qui réussit à me faire sourire sincèrement depuis des mois. Je n'échangerai ce sentiment pour rien au monde. Je t'aime Adam » avouais-je dans un lent chuchotement troublé par moments par nos respirations se soulevant en même temps.

Puis poussée par je ne sais quelle audace je me détachais de son étreinte, attrapais une veste qui traînait sur le sofa et me ruai hors de l'appartement.

Je descendis les marches quatre à quatre manquant de trébucher à chacun de me pas et atteignis finalement la porte de l'immeuble. Arrivée devant celle-ci je me stoppai, le courage me manquant soudainement puis prenant une longue respiration je poussai les battants et sortis dehors.

Je fus vite surprise par la pluie qui martelait les pavés mais décidai d'en n'avoir cure : C'était ci bon
de sentir l'air frais , le vent et les gouttes de pluie sur mon visage.

Le froid me mordait furieusement la peau faisant hérisser chacun de mes poils et frigorifiant mes os mais je n'y prêtais pas une quelconque attention ; j'étais sereine. Toute trace de terreur semblait m'avoir déserté alors qu'un sourire magistral s'étalait sur mes lèvres. Je respirais enfin de nouveau, profitant de chaque respiration comme si elles me ramenaient petit à petit à la vie. J'étais vivante. Mon cœur comme celui de toutes les personnes de la Terre battait ; il pulsait à travers ma cage thoracique.

- Mais t'es folle ? Tu vas attraper une pneumonie ! M'interpella une voix rauque.

Je fermai les yeux et envoyai un sourire à la cantonade à Adam. Je savais que c'était lui, évidemment que je le savais, ses accents dures résonnant dans mes oreilles au quotidien mais je n'en avais cure ; j'étais vivante. J'ouvris finalement les yeux rencontrant alors le regard fou d'inquiétude du brun. Il mordait nerveusement sa lèvre inférieure et je pouvais voir que tout son être tremblait. Était-ce le froid responsable de son état ou autre chose ?

Juste entre amoureux |●TERMINÉELà où vivent les histoires. Découvrez maintenant