Partie 2

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Dès lors que j'ai mis l'enfant dans les bras de mon frère, j'entends la porte de la cuisine céder. Je prend la chaise qui se trouve à côté de moi, et l'abat sur la fenêtre. Merde! Ça marche pas! Je recommence. Toujours pas.

Mon père arrive, et me prend par les cheveux pour venir me traîner jusqu'au milieu du salon. Il repart dans la cuisine.

Durant ce laps de temps, j'essaie de me lever rapidement, mais ma génitrice me met un coup à la tête à l'aide de son pied, m'envoyant rouler.

Mon père revint alors, un couteau de cuisine à la main, et me reprend par les cheveux. J'essaie de m'enlever de sa poigne, mais non. Il approche alors le couteau de mon visage, et appuie lentement la lame froide contre ma joue, avant de la laisser descendre jusqu'à mon cou. Puis il se relève, me tenant toujours par mes cheveux, me faisant me relever aussi. Il me prend alors à la gorge, et me colle au mur.

Tandis que j'étouffe, j'aperçois ses yeux.

Froids.

Et une douleur atroce prend naissance au niveau de mon ventre. Pendant que je suffoque et crache du sang, mon père me regarde toujours.

Puis, une deuxième douleur, presque au même endroit.

Une troisième.

Une quatrième.

Je ne saurai dire combien de fois l'homme en face de moi a enfoncé le couteau dans mon ventre avant que je ne perde connaissance.


Quand je me réveille, je suis dans des draps blancs, entourées de murs blancs, un plafond blanc.

Une femme en blanc, elle aussi, est à côté d'un nombre incalculable de fils et de machines. En entendant les BIP BIP BIP d'une des machines accélérer, elle se tourne vers moi.

- Mademoiselle, vous devez rester içi. Je vais aller chercher le médecin. Le temps que je revienne, essayez de vous asseoir tout doucement et debouger vos main et vos bras. Je revient tout de suite.

Et elle partit par la porte. Blanche. Je fait donc ce qu'elle m'a dit de faire, et je m'assoie. Je bouge les bras, vous savez, en mode "je suis un oiseau",  les doigts, etc... Le médecin arrive, me fait faire plein de tests, prend mon pouls...

Quand je sors enfin de l'hôpital, 11 jours après. Je me traîne alors sans but dans les rues.



Depuis déjà deux ans, je vis dans la rue. Devant me débrouiller seule. Enfin pas exactement... Il y à environ un et demi je dirai, j'ai "recueillie" une petite fille. Même si je ne sais pas trop si c'est moi ou elle qui m'a recueillie. Au début, j'ai prit pitié d'elle parce qu'elle ressemblait à mon amour, que j'ai dû laisser dans les mains de mon frère. Mais maintenant, je sais qu'elle est juste géniale. Elle n'a que deux ans de moins que moi et je la considère comme ma petite sœur. Elle est tellement gentille.

SœuretteWhere stories live. Discover now