Chapitre 15

Depuis le début

Bordel. Un mois. Il ne me reste plus qu'un mois. Qu'est-ce que je vais faire ? Je ne sais pas du tout. Je suis paumé. J'ai des éléments, rien de concret, et ça ne pourra pas suffire c'est certain. J'ouvre mon ordinateur et commence à taper une lettre rapidement. Je ne vois pas le temps passer et Charlize détourne mon attention. Et je ne devais pas me laisser faire, mais son charme a été plus que convaincant. Je suis un peu trop faible.

J'ai passé tout l'après-midi à lire la revue de presse du défilé. Malgré quelques critiques négatives, elles sont plutôt bonnes. Je fais un résumé uniquement des positives pour montrer à Charlize. Ce n'est pas la peine de plomber son moral. Elle s'y attend j'en suis certain, mais sa collection était très bien. Certains me traitent de fou d'avoir fait ça, mais d'autres disent que c'est novateur. Je suis plutôt content de ce qu'ils ont dit. Je tape mon mail à Charlize et je récupère mon téléphone pour me rendre à la réunion.

***

La semaine a été longue et éprouvante. Les heures passent à toute vitesse. Je suis passé au magazine signer des papiers avant de rentrer chez moi. L'envie de passer voir Charlize est plus forte que ma raison. Je me dirige à son bureau et elle est parfaitement concentrée sur sa tâche. Elle a un léger sursaut lorsque je frappe à la porte et se lève pour m'accueillir.

— Oh bonjour.

— Bonjour Charlize.

Je rentre dans son bureau, refermant derrière moi. Elle est très élégante dans une robe noire qui détaille sa silhouette. Elle est sexy, c'est le mot juste. Je vais m'asseoir face à elle et croise les bras.

— Que puis-je faire pour vous, monsieur Anderson ?

— Tu me vouvoies maintenant ?

— Sur mon lieu de travail oui.

— Je passais vous voir, mademoiselle Marchal. Les critiques du défilé étaient plutôt bonnes, n'est-ce pas ?

— Tu m'as montré uniquement les bonnes critiques, mais j'ai lu les autres aussi.

— Je m'en doutais bien. Mais il ne faut pas les écouter. Ta collection a été parfaite.

— J'ai eu pleins de cartes de visites pour produire une collection complète.

— Et tu ne veux pas que je produise ta collection ?

— Je ne sais pas si tu veux la produire.

— Je veux en voir plus dans ce cas.

— J'ai ce qu'il faut.

— Ce soir chez toi ?

Elle rit en secouant la tête et croise ses mains sur son bureau. Encore plus sexy.

— Je croyais que ce n'était qu'un coup d'un soir, monsieur Anderson.

— Je n'ai pas dit que nous allions coucher ensemble. Je veux juste voir tes croquis.

— Je ne te connais pas encore, mais je suis certaine que ce n'est pas que ça.

— Je prends à manger.

— Ah, si tu me prends par les sentiments !

Je ne peux m'empêcher de rire, franchement, depuis le décès de mon frère. Je me lève en rattachant le bouton de ma veste.

— À ce soir mademoiselle Marchal.

Je souris en sortant de son bureau. L'envie de la voir a été beaucoup trop forte pour l'inhiber. Et je n'ai pas envie de la refouler. Je sors récupérer ma voiture et me changer chez moi avant de passer prendre de quoi dîner avec Charlize.

***

Elle finit de déguster ses sushis pendant que je nous resserre du vin. Je m'appuie en arrière dans son canapé et la regarde.

— C'était délicieux. Merci beaucoup !

— Mais de rien.

Je bois une gorgée de vin et elle me tend son carnet de dessin. Je pose mon verre et commence à observer chaque tenue. Elle a un talent de folie. Cela ferait une bonne collection, j'en suis sûr.

— Tu as beaucoup de talent, Charlize. Et je vois que tu ne fais pas que dans le grande taille. La collection enfant est parfaite.

— Je ne me cantonne pas à un style unique, tu sais.

— J'aime beaucoup. On pourrait tout à fait faire affaire ensemble.

Elle me sourit et je referme sa pochette en la reposant sur la table basse. Je me glisse jusqu'à elle et relève son visage vers moi en caressant le bord de son visage. Je cède à la folle envie de l'embrasser depuis que je suis entré dans son bureau cet après-midi. Elle glisse ses doigts dans mes cheveux, se rapprochant de moi. Je décolle légèrement mes lèvres des siennes pour la regarder, mettant ses cheveux en arrière. Elle est belle, tout simplement. Je me rue à nouveau sur ses lèvres, les goûtant, les savourant tout en l'allongeant sur le canapé.

La porte d'entrée qui s'ouvre nous fait sursauter et m'oblige à me relever. Maëlys se trouve sur le pas de la porte et nous regarde à tour de rôle. Elle croise les bras.

— Tiens donc. Je n'imaginais pas te trouver avec lui. Ou inversement.

Charlize baisse la tête et rougit. Il fallait qu'elle vienne nous déranger. Maëlys me regarde avec un air supérieur.

— Et toi, tu ne peux pas aller voir ailleurs que chez moi ?

— Je ne te demande pas à ton avis.

Elle lève les yeux au ciel avant d'aller dans sa chambre. De quoi elle se mêle ? Elle n'a peut-être pas aimé que je ne souhaite plus m'envoyer en l'air avec elle. Je me retourne à nouveau vers Charlize qui s'excuse.

— Tu n'as pas à t'excuser, tu ne dépends pas d'elle.

— Je ne savais pas qu'elle rentrait aujourd'hui.

— Ce n'est pas elle qui va me priver de ton corps.

Je me penche pour l'embrasser dans le cou. Elle frisonne en s'accrochant de nouveau à moi avant de m'interrompre. Elle se lève et je crois une seconde que je vais devoir rentrer chez moi, mais non. Elle me prend la main pour m'obliger à me lever et m'entraîne dans sa chambre. Elle verrouille la porte et viens enlever mon tee-shirt tout en m'embrassant avec fougue. Parfait. Sa colocataire n'a pas réussi à lui ôter tout désir pour moi. Je ne souhaite qu'une chose : m'ancrer de nouveau en elle.

****

Hello! J'espère que ce point de vue vous a plu. Dites-moi ce que vous en pensez, ce que vous imaginez. Je bloque sur le chapitre suivant et il risque de ne pas être prêt pour dimanche prochain... Aha.

L'amour n'a pas de tailleWhere stories live. Discover now