45 # les démons ne meurent pas

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Noël était là.

La meilleure période de l'année, où tu passes de merveilleux moments avec tes amis et ta famille. Où tu réalises la chance d'être entouré par tant de monde qui se préoccupe de toi et qui prenne soin de toi. Où tu dis je t'aime, à celui qui partage ta vie et qui met la sienne en deuxième pour toi, même si t'es horrible avec lui et que tu ne le mérite pas.
Noël c'était l'amour du rassemblement.

Ou pas. Parce que tu n'as plus rien de tout ça. Que tu parles à peine à tes meilleures amies, que ton frère vient de rentrer de je ne sais où sans donner aucun signes de vie et sans oublier le fait qu'il te cache absolument tout de sa vie privée. Que tu as blessé au plus profond de son être le garçon qui te fais te sentir en vie.

Je suis au courant à quel point il faut du courage et un niveau de patience ridicule pour être avec moi. Pas besoin de me le dire.

Je suis allongé sur le dos à fixer le plafond de l'hôtel. J'attends la réponse de Cadi et Cécile vu qu'on ne sait pas parlé pendant 1 semaine.
Tomas est parti pour un mois entier. Et il etait sensé revenir il y a 2 semaines déjà. Et je suis terrifié parce qu'il ne répondait plus au téléphone ou à aucun de mes textos. Je ne suis pas surprise, je pense qu'il m'avait bloqué. C'était même sûre et certain.
Cécile et moi on s'est extrêmement éloigné, radicalement et je ne comprenais pas pourquoi. Cadi restait Cadi, toujours la pour les autres mais jamais pour elle même. J'avais eu des échos d'Enzo comme quoi ils étaient parti en weekend elle et Rémi pour discuter.

J'étais blessé. Parce que je pouvais m'en vouloir par rapport à mon comportement de garce que j'avais eu avec Tomas, mais j'avais rien fait pour que les filles et moi on se sépare mais je n'avais rien fait pour nous préserver non plus.

Amber et moi on s'était pas vu, ni parler. Et mes mains brulait d'envie de l'appeler. Mais ma haine etait bien plus brulante.

J'ai pleuré. Beaucoup. Parce qu'il me manquait trop. Tomas avait cette manière de me traiter comme la reine de ce monde et moi je ne lui donnais rien en retour et pourtant...il n'est jamais parti. Au contraire.
Je pensais qu'on avait énormément avancé, mais pas du tout. Entre la relation qu'on avait au début quand tout était ambigu et celle que j'avais il y a un mois, rien à réellement changé. Et je me rends compte avec du recul que c'est ma faute, le problème jusqu'ici venait toujours de moi.
La vérité c'était que je ne meritais pas Tomas. Et qu'une relation c'est à deux, pas tout seul, dans un seul sens.

Tomas avait toujours été sûre de ses sentiments et de ce qu'il voulait entreprendre avec moi. Et moi, il y avait que des sentiments mais rien d'autre, pas d'engagement .

La porte sonne et je me lève du sol de l'entrée pour ouvrir. Elles n'avaient pas répondu mais pourtant Cécile et Cadi se tenait devant moi, couverte de neige avec un sac rempli de courses.

On était toutes émues de se voir après tout de temps. Le premier réflexe c'était de se pendre dans les bras et verser quelques larmes. On était pas touchée par la période sans se voir mais de nos comportements les unes envers les autres.

On est pas allée très loin, on s'est assise devant l'entrée. J'ai ramené des cuillères pour nos glaces respectives.

Cadi : T'as pas un peu pété un câble bijoux ?

- Pour Tomas ?j'avale ma glace

Cécile : Je tiens à m'excuser Sienna, elle me coupe avant que je réponde

𝐄𝐈𝐆𝐇𝐓𝐄𝐄𝐍.Là où vivent les histoires. Découvrez maintenant