Chapitre 30 : Romane

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Bonjour :)

J'espère que vous allez bien ^^

J'étais beaucoup trop en joie dimanche dernier de voir que le chapitre 29 vous avait plu ! J'ai aussi énormément aimé l'écrire et ça m'a fait plaisir d'avoir vos nombreux retours et réactions.

C'était pour moi l'occasion de les faire parler un peu de politique. Je sais que ça paraît peut-être un peu noir/blanc, mais ceux qui étaient contre Harry ont en vrai des avis plus nuancés. Et il y a aussi ceux qui n'ont rien dit.

Aujourd'hui, je vous propose un chapitre dans un tout autre registre. Je vous préviens, c'est difficile. TW homophobie parentale + CW description de crise d'angoisse.

On se retrouve après le chapitre.

Prudence, 19 ans, lesbienne, correctrice pour HoMag, étudiante en lettres classiques
David, 21 ans, gay, rédacteur en chef et rédacteur rendez-vous LGBT pour HoMag, étudiant en LEA anglais/espagnol
Jade, 23 ans, pan, rédactrice féminisme et maquettiste pour HoMag, étudiante en psychologie
Ina, 26 ans, lesbienne, secrétaire et rédactrice littérature pour HoMag, community manager
Léo, 21 ans, bi, président et rédacteur témoignage pour HoMag, étudiant en sociologie
Harry, 21 ans, pan ace et trans, rédacteur politique et informaticien pour HoMag, étudiant en informatique
Min-Jae, 22 ans, gay, trésorier et photographe pour HoMag, étudiant à Centrale Paris
Sen, 24 ans, bi et non-binaire, rédacteur⋅trice pop-culture pour HoMag, développeur⋅euse
Romane, 23 ans, lesbienne, administratrice et rédactrice cinéma pour HoMag, étudiante en cinéma
Nathan, 27 ans, gay, rédacteur sexo et prévention pour HoMag, infirmier
Gwen, 25 ans, bie, vice-présidente et rédactrice courrier des lecteurs⋅trices pour HoMag, coiffeuse
Mehdi, 24 ans, gay, illustrateur pour HoMag, illustrateur et bédéiste
Max, 20 ans, gay, rédacteur interview, étudiant en journalisme
Galahad, 20 ans, bi, petit ami de Min-Jae, étudiant à Centrale Paris
Dalila, 25 ans, hétéro, meilleure amie de Jade, traductrice anglais/français

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— Romane —

14 janvier.

Lorsque le soleil s'est levé ce matin, j'ai ressenti un profond soulagement. Soulagement qui s'est encore accru lorsque j'ai entendu mon père quitter la maison familiale pour se rendre au bureau.

C'est une nouvelle journée. Elle ne peut qu'être meilleure que celle d'hier. C'est un peu le premier jour du reste de ma vie. Je ne pensais pas que ce moment arriverait si vite, j'ai été prise de court. J'ai beau avoir préparé et anticipé l'événement, j'ai quand même été surprise par sa violence.

Je me lève épuisée, mes yeux me piquent et je dois avoir des cernes énormes. Je n'ai pas dormi de la nuit. J'étais trop en alerte, trop anxieuse. Je guettais le moindre bruit, le moindre murmure. J'ai fermé le verrou de ma chambre, comme s'il était suffisant pour me protéger. Néanmoins, c'est un peu rassurant.

Personne n'a essayé de rentrer dans ma chambre, personne n'a frappé à la porte, même pas mes sœurs. Peut-être ont-elles peur ? A moins que papa et maman ne leur aient rien dit ? C'est possible. Je les vois mal annoncer au dîner « Au fait, votre grande sœur est lesbienne ». Maman a dû prétendre que j'étais souffrante pour expliquer mon absence à table, Papa a sûrement gardé le silence.

*

La vérité a éclaté hier. Je devais me rendre à la réunion de travail au Centre LGBT. Comme souvent, papa m'a demandé pourquoi j'avais besoin de sortir un dimanche. A ses yeux, dimanche est un jour à passer impérativement en famille. J'ai essayé de prétexter qu'avec les Gilets Jaunes, il devenait difficile de sortir le samedi. Je savais que cet argument ferait mouche, papa les méprise et crache chaque samedi sur "ces gens qui ne respectent rien". Je pensais que sa haine des mouvements sociaux et des gauchistes m'éviterait des questions supplémentaires, il n'a néanmoins pas oublié de me demander où j'allais.

Tant qu'il le FaudraLisez cette histoire GRATUITEMENT !