Chapitre 26

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Mon réveil fut des plus difficiles. Franchement je sais que ces derniers temps, beaucoup avaient été compliqués mais celui là était bel et bien le pire de tous. J'avais eu les paupières si lourdes que j'avais failli renoncer à les ouvrir. Mais en entendant Castel se coller à moi, ils avaient vite fait de s'ouvrir. Je l'avait regarder avec un regard noir et il avait tout simplement levé les mains au ciel, en disant que c'était le meilleur moyen pour m'aider à ouvrir mes paupières.

J'avais réussi à lui lancer un coussin à la figure mais après cet acte et la crise fou rire, je m'étais senti vider de toute énergie. Mon corps entier était lourd et mes yeux difficiles à garder ouvert. J'avais du mal à rester concentrée sur le moment présent et divaguais souvent.

-Castel... J'ai faim... Arrivais je à dire difficilement.

-Je le sais, ma belle, je le sais.

-Pourquoi tu ne vas pas ou envoie pas quelqu'un aller m'acheter quelque chose ?

Il me regarda vec un air tellement horrifié que j'ai tout de suite su que j'avais dit une bêtise. Le seul problème est que je ne savais pas pourquoi il ne fallait pas que je demande ça.

-Castle, tu m'expliques ?

-Aucun vampire ne vas dans le monde des humains et même ne s'approche deux à moins de cinq cent mètres. Notre soif de sang est difficile à contrôler. Si un vampire serait entouré d'humains, il ferait un carnage et le monde pourrait se douter de notre existence. Ce serait la pire catastrophe qu'il pourrait nous arriver.

-Vous êtes tant sauvages que ça ? Dis je choquée.

-Il faut croire. Répondit il froidement, susceptible. Sache que je me retiens beaucoup pour ne pas te sauter à la gorge à chaque fois que je suis à tes côtés et te vider de ton sang. Tu est peut être une surnaturelle, mais pas vampire à part entière. Chaque sang a pour les vampires un goût et une odeur différente ce qui fait qu'il préférera chasser une personne à une autre en fonction de l'odeur que dégage son sang. Ton sang sent horriblement bon du au mélange de sang surnaturel et m'attire irrésistiblement. Pourtant je ne te tue pas, alors que l'animal que tu décris comme étant les vampires le ferait sans scrupule. Alors avant que ma nature ne prenne le dessus, je vais te laisser.

Et il sortit en claquant brutalement la porte. À son discours, je savais que j'avais commis la plus grosse erreur de ma vie. Je ne pensais en aucun cas qu'ils ressemblaient à des animaux. Ce mot m'était juste apparus subitement à cause du choc de ses paroles crues qui m'avaient fait froid dans le dos, et en ce moment je m'en voulais beaucoup de ne pas avoir tourné la langue sept fois dans ma bouche avant de parler. Il fallait dire que j'avais aussi extrêmement peur qu'il m'en veuille, et dans un coin lointain de ma tête, qu'il me fasse du mal. Cette pensée fut vite rejetée quand je me rappelais le lien physique qui nous unissait.

Si j'avais mal, il avait mal.

Cependant, je pouvais sentir la colère qui le suivait partout où qu'il passe. Elle laissait comme une traînée d'une couleur rouge derrière lui que j'étais apparament la seule à voir. Le manque de nourriture se faisait drôlement ressentir dis donc.

Je me rendormis avec difficultés, la culpabilité me rongeant de l'intérieur.

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Deux jours. Deux putains de long jours que je suis allongée dans ce lit faible. Et surtout deux putains de jours sans voir ni toucher Castle.

J'avais ce besoin de faire sortir toute cette culpabilité qui n'a pas lieu d'être puisque je ne pensais en aucun cas ce que je disais. Mis le simple fait qu'il ai pu penser que je pensais vraiment ce que je disais et qu'il le prenne ainsi me faisait culpabiliser. J'aurais bien été le voir pour m'expliquer avec lui, le rassurer, lui dire que ce n'était qu'une réaction purement humaine qui avait refait surface, mais mon état me l'empêchait, j'étais cloué à ce lit, maudissent mon destin.

L'élue, l'hybride des Trois Grandes Races. Là où vivent les histoires. Découvrez maintenant