Chapitre 2

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- Nom, prénom, classe

Plonge toi dans sa voix, oublie la sienne.

Je me tenais là droite comme un piqué devant le bureau de la secrétaire, qui attendait impatiemment ma réponse.

- Méline Kanderson, première B.

Je répondis avec la même lassitude qu'elle avait utilisé tantôt. Alors que j'observais les murs devenus jaunis par le temps, je ne pouvais m'empêcher de penser encore à ça, à cet affreux sentiment de faiblesse, à cet chose qui m'opprimait la poitrine, qui m' empêchait de respirer.

Mon enfance dont l'insouciance s'était envolée se révélait être un véritable tourment, une sorte de refrain émietté, une chanson dans laquelle je me retrouvais piégée. Je suis cette note sur La partition, et je glisse, je glisse, l'encre coule, elle ne s'arrête jamais de couler, le liquide trace un long chemin ébène que l'on ne pourra plus jamais effacer, car tel est le pouvoir d'un morceau, il se retrouve à jamais marquer dans vos âmes, comme le fait un tatouage.

J'aimerais tant m'ôter ses cries de la tête, j'aimerais tellement oublier cette sensation, celle de se trouver devant La Mort, celle d' étouffer désespéramment, celle de se sentir impuissante, comme lorsque l'alcôve qui vous sert d'armure, se brise délicieusement, les morceaux atterrissent en silence, et vous voulez les écraser, les faire disparaître comme si ils n'avaient jamais exister.

Je ne me suis jamais familiarisée avec ces crises, aujourd'hui quand les images reviennent, quand elles s'écrasent dans ma tête, quand elles me dévorent tout entière, je sens les larmes s'évader, je sens mes yeux me brûler comme le font mes souvenirs, et je me dis, je me murmure tout doucement, que ces choses ne sont plus que des vestiges, je me répète que c'est fini, que c'est fini, que c'est fini.

Mais vous savez ... Vous avez beau hurler au monde que la terre est plate, personne ne vous croira, vous aurez beau l' hurler sur tout les toits, cette femme dans le métro vous regardera éternellement mal, toutefois, ai-je dis à ces gens que moi, Méline Kanderson lévitait dans le vide, que moi, jeune adolescente mal dans sa peau, s'accrochait tant bien que mal à la réalité, la terre est plate dans mon sens, car je m' accroche douloureusement au bord, mes pied lévitent dans le vide, mes phalanges sont blanche de douleur, et mes joues trempées de larmes.

Il avait suffit d' une heure. D'une misérable heure, pour réduire ma vie à néant.

Parfois dans les moments couleur onyx, je pense au sourire de Mila, aux yeux pétillants de maman, et je me dis véritablement : Je suis vivante.

Et je sors de l'eau déferlante que sont mes souvenirs, pour m'échouer dans la douce et cruelle vérité.

Mon professeur, avait insensiblement alimenter cet flamme ignorée, cette douleur enracinée, sa beauté à vous damner m'avait fait penser à lui et cet acte demeure être le pire de tous.

Personne n'a jamais rien su.

Ce n'est pas aujourd'hui que cela va changer.

Cet homme possédait sans aucun doute une âme confiante et robuste, la lueur qui tantôt chatoyait dans ses iris n'avait échapper à personne, même pas à moi.

Je déteste les gens confiants.

Puis, la secrétaire ouvra la bouche et mon attention fut à sa portée.

- Je me permets de vous dire, Mademoiselle Kanderson, que si vous gardiez ce rythme désobligeant, nous serions dans l'obligation d' y remédier d'une façon ou d'une autre (elle me lança un regard lourd de menace), de plus M. Dawson est nouveau, ne lui causez pas de tort.

Ma première pensée fut :

Je savais bien qu'il été nouveau cette année, je n'aurais pas raté une aussi belle tête.

Et la seconde fut si brutale, si lourde que je du l'ignorer rapidement avant de me mettre à pleurer.

Je déteste me sentir faible, identique à un frêle insecte.

Que je maudis cette sensation.

Mais pas un instant,  j' haussais la voix afin d'envoyer balader cet aire "je sais tout et toi rien", pas une seconde je me défendis, non, ma tête s'abaissa lentement et dans une respiration je m'excusais.

La dame me fixa droit dans les yeux, et les miens se baissèrent automatiquement.

Ses yeux verts m' envahissaient de terreur, Baisse les yeux dit-il.

Je déteste me sentir faible, identique à un frêle insecte.

PaM

- J'ai confiance en vous Mademoiselle Kanderson, vous êtes une très bonne élève, sage et bien élevé, je n'ai donc aucun soucis à me faire concernant votre nouveau comportement. Puis, votre troisième année**  ici se doit de se dérouler comme les premières n'est ce pas ? Ce serait abominablement mauvais de décevoir le directeur en si bon chemin, non ?

Mila, chère grande sœur adorée, aurais-tu des ennemis partout là où je vais ?

Je crois que le fils de cette dame, aurait infructueusement eu des problèmes avec le petit-ami de ma sœur.

Son regard méprisant, et ses paroles cinglantes ne peuvent qu'être que véridique.

Puis tandis qu'elle me tendit mon billet d'une main glaçante, je sentis, soudain, aussi brulante qu'un feu de cheminée, aussi glacée qu'un lac givré, une main ferme posée sur mes fesses.

Mes yeux,

s'écarquillèrent.

Et en une fraction de seconde, mon ventre se tordit dans tous les sens, les larmes voulurent se sauver, et instinctivement, dans le plus profond des silences, je me retournais rouge de colère ou de honte que sais-je.

Mais, lorsque je croisais son regard, ma bouche s'ouvrit d'incompréhension.

Ce n'était pas un adolescent en chaleur qui me lorgnait.

Non c'était mon professeur.

M.Dawson avait sa main posée sur mon fessier.

Et il,

me souriait.

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