25. Une famille peu commune

967 160 50

Bonsoir tout le monde ! 

Petite explication avant ce nouveau chapitre. Vous l'avez certainement remarqué dans la dernière partie, des aberrations traînent. Elles sont dues au fait que j'ai changé ma méthode de rédaction. En effet, je ne tape plus mes chapitres,  je les écris avec mon nouveau meilleur ami : un stylo intelligent. Cet objet magique reconnaît mon écriture et la retranscrit sous Word. Son taux de réussite est assez élevé mais il fait encore des erreurs (et j'écris comme un goret). Je passe un coup d'Antidote sur le chapitre avant publication mais il peut rester des étrangetés. Je vous prie de m'en excuser. 

Bonne lecture ! 

---

Aitsuki déverrouilla la porte puis avança jusqu'au comptoir. Elle se fraya un chemin parmi sa clientèle et, en parallèle, tenta de se remémorer le nom de chacun. La majorité des personnes présentes était de sexe masculin, de plus de quarante ans, et n'ayant pas vu de baignoire depuis un moment à en juger par l'odeur. Cette population n'avait rien d'attirant à première vue, mais derrière ces tenues ensanglantées et parsemées de gouttes d'alcool se cachait des cœurs d'or, parfois. Grogne était de ceux-là, Aitsuki ne l'appréciait guère au début, il grognait, changeait d'avis, et ne fougeait jamais. Maintenant, il grognait toujours, mais elle avait appris à traduire, elle ignorait ses avis changeants et il ne payait toujours pas, mais elle l'appréciait, bourru et bourré. Cette foule dense était devenue sa famille, un condensé des pires éléments de Théa, des parias rejetés par leurs clans, des êtres à la morale douteuse qui cloquaient tout leur argent en alcool et armes. Ils faisaient peur, ils lui faisaient peur, mais pour autant Aitsuki n'envisageait pas de les abandonner, de les exclure une nouvelle fois. L'orphelinat lui avait appris la compassion, l'entraide, et Rufus lui avait offert un foyer, à elle qui n'était rien, à elle qui ne valait rien.

Les quelques femmes de la ligue clandestine dirigée par Rufus s'étaient également rassemblées ici, du moins celles qu'Aitsuki avait déjà croisées. Certaines se dissimulaient sous des tissus et autres armures, d'autres dévoilaient leurs coups et menaçaient de percer les yeux des voyeurs. Aitsuki passa également devant les petits voyous, comme Rufus les appelait. Ces enfants fugueurs et chapardeurs avaient trouvé refuge dans l'auberge. Ils provenaient de toutes les classes sociales de la cité et étaient de tous âges. Ils étaient en quête d'aventure, d'une vie meilleure, traversaient un moment difficile ou s'étaient perdus, peu importait. Rufus offrait gîte et couvert à ceux qui le souhaiteraient. Peu acceptaient, les voyous avaient leurs propres règles, leurs propres vies. Il leur était interdit d'intégrer la ligue avant leur majorité. Aitsuki comprenait et respectait cette règle qui lui tenait également à cœur, aussi elle poussait les enfants à mener une vie plus légale. Peine perdue, les voyous étaient comme le sable de Théa : partout, insaisissable, turbulent, libre.

La jeune femme arriva au comptoir après ce qui lui sembla être une éternité. Une fois n'était pas coutume, elle monta dessus et fit face à la foule. Un silence macabre régnait, tous la dévisageaient, ce qui la mit très mal à l'aise, et chacun était pendu à ses lèvres.

— Par quoi commencer ? demanda Aitsuki avec un sourire gêné.

— Par le début ! cria quelqu'un au fond de la salle.

Quelques ricanements montèrent, Aitsuki elle-même s'amusa de son trouble.

— Merci pour cette intervention d'une grande inutilité, bien...

Aitsuki inspira profondément et annonça la mort de leur seigneur. Les réactions furent moins émotives que dans le temple. On s'inquiéta de la succession, de l'identité des assassins, mais personne n'eut de parole tenable pour le père de Nox.

NoxLisez cette histoire GRATUITEMENT !