Bonus 3 : Fantôme du passé

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Tout d'abord, je tenais à vous remercier pour les 20 000 vues ! C'est incroyable ! Merci du fond du cœur pour tous vos votes, vos commentaires et simplement merci de lire cette histoire ❤💛🧡

Sinon, comme vous l'avez vu ces derniers temps, je suis revenue dans cette histoire. Les personnages me manquaient trop ^^ Je m'amuse donc à écrire soit des scènes en plus, soit des scènes sorties tout droit de mon imagination et qui ne sont pas possibles dans l'histoire originelle. C'est le cas de celle-là.

Je me suis imaginée cela : et si  Brennos, le premier fiancé gaulois d'Eryn, n'était pas mort sur le champ de bataille d'Alésia ... Que se serait-il passé ? Evidemment, cela n'est que de l'imagination car, dans la véritable histoire, Brennos est mort et enterré et on n'entendra plus jamais parler de lui. Mais je me suis dis : pourquoi pas ? 

Alors voici le bonus que j'aurais pu intituler : Et si Brennos était toujours en vie et qu'il venait à Rome récupérer sa fiancée (titre beaucoup trop long que j'ai préféré raccourcir par : fantôme du passé ^^) 

Rome. -45 (Après le mariage d'Eryn et de César)

- Crois-tu que le Sénat adoptera cette loi ?

César sortit un écrit de sous une pile d'autres avant de tourner son regard vers Antoine. Une dizaine de bougies éclairaient le tablinum de César en cette nuit de décembre. Les deux hommes travaillaient plus que de raison. Cette session du Sénat avait été très épuisante et très inutile. Les sénateurs avaient décidé de remettre le vote à demain, malgré sa nomination de dictateur. Il n'aimait pas cela.

- Je l'espère, maugréa-t-il. Même si Cicéron semble bien décider à l'empêcher.

Les mâchoires d'Antoine se serrèrent. Le maître de la cavalerie n'aimait pas vraiment Cicéron. Mais César avait besoin du vote de ce membre important. Les sénateurs ne suivaient que Cicéron. Il ne pouvait pas risquer de se le mettre à dos.

- Je n'aime pas cet homme. Grogna Antoine.

Avait-il vraiment besoin de le dire ? Son visage l'exprimait assez clairement. César émit un petit ricanement taquin.

- Qui l'ignore ?

Deux coups frappèrent brusquement contre la porte de dehors. Un des serviteurs de César alla ouvrir la porte. Antoine échangea un regard avec son ami.

- Attends-tu quelqu'un ?

- Non.

Son serviteur revint quelques secondes plus tard, s'inclina devant le maître des lieux avant de dire :

- Un homme demande à vous voir, maître.

- Quel homme ? demanda César, sur ses gardes.

Il n'attendait aucune visite à cette heure si reculée de la nuit. Qui cela pouvait-il être ? Eryn se trouvait déjà dans sa chambre, fatiguée par sa folle journée de chevauchée. Depuis son retour à Rome, elle passait son temps à cheval dans les alentours de Rome alors que lui se trouvait au Sénat. Puis, elle revenait, passant ses journées en compagnie de Chiomara et s'amusait à tirer à l'arc dans des cibles représentants des gens que César ne voulait pas connaître. Une seule chose était certaine : il n'avait pas épousé une maîtresse de maison. Eryn ne tissait pas, ne s'occupait absolument pas de la gestion des esclaves et se moquait complètement de rencontrer les autres femmes de l'aristocratie romaine. De toute façon, toutes les matrones de Rome médisaient sur son compte. Toutes pensaient qu'il avait fait d'elle sa maîtresse mais elle était bien plus que cela. Elle était sa femme et, depuis près d'un mois, il n'avait jamais été aussi heureux. Il se reconcentra sur le petit homme qui tortillait ses mains l'une dans l'autre, manifestement mal à l'aise.

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