Un soir

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                       Un soir de novembre 1994 dans la bibliothèque d'une université, un professeur de langues anciennes se baladait, entre les étagères remplis de livres plus ou moins vieux. Ce dernier était à la recherche d'œuvres bien particulières, pour pouvoir les étudier plus tard. La bibliothèque se trouvait dans un bâtiment, qui, vu de l'extérieur, paraissait petit mais une fois entré, l'on pouvait aisément si perdre. Elle comportait une douzaine de rangées d'où l'on pouvait difficilement voir le bout. Ces allées étaient composées de hautes étagères emplis de livres et d'ouvrages traitent de divers sujets. La nuit qui tombait plus tôt à cette période avait plongée presque la totalité du bâtiment dans l'obscurité.

                       Le professeur, lui, continuait sa route à travers les rayonnages, cherchant la sections des écrits anciens. Plus il avançait, plus les livres étaient vieux, fragiles et usés par le temps. L'homme qui, depuis sa plus tendre enfance, était avare de littérature. S'arrêtait sans cesse pour admirer la beauté des couvertures. Il est plus tôt rare que des personnes s'aventurent dans cette partie de la bibliothèque, plus encore à une heure aussi tardive. Si, en tant qu'adulte, l'homme se devait de garder une posture droite et son sérieux, son âme d'enfant, elle, jubilait à cette découverte. Le dernier rayon enfin atteins, il commençât ses recherches, mais l'atmosphère devait bien plus oppressante qu'à son habitude, il n'en teint pas compte. Il était ce genre de personne rationnelle ne croyant que ce que lui montait ses yeux, mais il sentait tout de même le pois d'un regard sur lui. Lorsqu'il se retourna pour jeter un regard aux rayons opposés au sien, il ne vit rien, mais ressentait toujours cette présence. Il se retourna et reprit sa lecture, méfiant, à l'affût d'une mauvaise blague.

                        Dans la grande solitude de la nuit, son corps ressentit des frissons, des souffles froids, mais alors qu'il était sur le point de se retourner à nouveau, des murmures se firent entendre. Leurs paroles, entre-couper par de longues respirations, étaient nombreuses et différentes. Hommes, femmes ou enfants, ce n'était certes, que des voix, mais un voile de mauvaise augure se déposa sur les pensés de l'homme, le faisant à nouveau frémir. Sa méfiance se transforma alors en inquiétude qui, elle, laissa place à une peur inconnue.

Un soir, une rencontre.Read this story for FREE!