Commande n°2 : Resquiscat in pace amicizia (2/3)

40 2 60
                                                  

Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il ouvrit en grand sur le duc de Romagne. Le cardinal le salua rapidement avant de le laisser entrer. Le saint homme savait pourquoi le grand Cesare Borgia lui rendait visite.

Le brun portait un pourpoint bleu nuit en velours avec un col carré. Ce dernier laissait entrevoir sa chemise du même ton. Les manches étaient bouffantes en raccord avec la mode masculine du moment. Une ceinture argentée serrait son pourpoint pour laisser entrevoir son corps fin.

Sa tenue se terminait par un haut de chausse près du corps de couleur noir. Porté au cou, des chaînes en or sublimait son costume. Le duc de Valentinois respirait le luxe, mais aussi le respect. Son charisme était palpable des kilomètres à la ronde.

Malgré les précautions de Marianna, Cesare avait découvert la vérité sur ces agissements. Munoz espérait seulement que le duc de Valentinois n'allait pas faire une scène dans sa petite demeure.

Dame Ferrati identifia tout de suite la démarche de son prince ainsi que les grognements de plus en plus prononcés du cane corso gris. Cinzia préférait rester à l'extérieur ayant reconnu dès le début les aboiements du chien.

Le cane corso était un des trois chiens de garde du prince de l'Église. La brune avait déjà rencontré ses molosses. Elle décida alors de faire profil bas et d'écouter la conversation entre Cesare et sa douce. Alejandro l'avait rejoint ayant détecté le changement d'humeur de la brune. Il s'assit donc à ses côtés sur le banc en marbre. Le cardinal fut comprendre à son amie qu'il avait tout compris des enjeux.

Marianna voulut caresser Bacchus, mais se retint de le faire à la dernière minute. Le chien ne semblait pas vouloir s'arrêter de japper. Cesare le calma alors en tirant sur sa laisse. Son maître avait comprit l'agissement de son protecteur. Le brun caressa le crâne de Bacchus.

La rousse s'attendit à un baiser, mais rien. L'espagnol semblait furieux. Il avait aperçu les deux filles dans le jardins. Il savait absolument tout.

– La putain d'Auditore est ici ! Ce Crusis offla ! Encore un plan tordu pour m'atteindre ! TU NE M AURAS JAMAIS, AUDITORE ! S'époumona Cesare.

Sans attendre une réplique de plus, Marianna gifla avec force son aimé. La rage lui avait rendu visite à l'entente de la première phrase. De son côté Cinzia bouillonnait, mais se faisait violence pour ne pas que tout ceci se finisse dans un bain de sang. Alejandro la retenait dans ses bras.

– Ne parle plus jamais d'elle comme cela, Cesare ! C'est mon amie et peu m'importe si elle dans les camps de tes ennemis. Elle n'est en aucuns cas la mienne. Ne tente aucuns plan pour la faire tuer. Je le saurai et je m'opposerai à toi ! Débita Marianna en colère.

Cesare esquissa un sourire. Cette situation l'amusait. Il aimait que Marianna lui résiste. La force de caractère de la rousse lui avait tout de suite plu, elle ressemblait à Lucrezia, en un sens.

Le prince accepta donc de se faire raccompagner dans ses appartements au bras de son aimée, sans un mot de plus. Dame Ferreti fut suffisamment embarrassée par la situation pour ne pas causer plus de dégâts. Elle savait au fond d'elle que Cinzia avait tout écouté.

Marianna scanda alors un au revoir à travers le salon, sur le chemin de la porte d'entrée. Malheureusement, la rousse reçut uniquement la réponse du cardinal. Cinzia avait compris.

Elle devait discuter de tout ça avec son cher Ezio. Leur rapports s'avéraient compliqué. Malgré tout, la brune était prête à continuer la relation amicale avec Marianna et jouer double jeu. Cinzia pouvait compter sur la naïveté de sa nouvelle amie. Elle en était persuadée ; son plan allait fonctionné et Cesare sera à elle !

Commandes : FanfictionsLà où vivent les histoires. Découvrez maintenant