XI.bis

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Chapitre assez spécial et relativement court étant donné qu'il est du PDV d'Eléanore. Le chapitre XII arrive bientôt, promis!
Je n'aime pas forcément jongler entre beaucoup de PDV, mais actuellement, circonstances obligent, j'avais besoin de ce chapitre pour avancer l'histoire 😘
xxx
@sheerzz

Eléanore

FLASHBACK,
Dimanche, 14:38.

Si je vous disais que ma vie était une éternelle routine, me croiriez vous?

Comme chaque jour, Papa est en haut avec Eli. Je suis assez lucide pour comprendre que Papa ne lui caresse pas les cheveux pour le féliciter, loin de là même. Croyez moi, il fait bien pire que des caresses.

Et je comprends que les choses tournent au vinaigre quand j'entends quelque chose (ou plutôt quelqu'un étant donné des circonstances actuelles) frapper le sol violemment. Dans un bruit sourd, la porte de la chambre de mon grand frère claque, et Jody a cet éternel regard inquisiteur.

"Maman, pourquoi papa il est pas content?"

Je sais pertinemment que Jody n'a aucune idée de ce qu'il se trame dans cette famille où rien ne va, mais puis-je vraiment lui en vouloir? Elle est si jeune.

"Mon coeur, c'est compliqué. Papa est... fatigué et en colère."

Eole et Elyas se regardent et je pourrais jurer voir le plus arrogant serrer ses poings d'adolescents. Ils savent que Papa violente Eli.

Le pire, c'est que personne n'a suffisamment de couilles pour prendre le foutu combiné qui trône sur le buffet de la salle à manger. Je m'en veux, mais si il apprend que j'en ai parler, je finirai plantée à multiples reprises.

Mon paternel dévale les escaliers et vient reprendre sa place en bout de table. Quelle audace! Si je pouvais, je lui ferai bien pire que ce qu'il fait à Eli, mais n'oublions pas que c'est mon géniteur et que je n'y peux rien.


Je suis fatiguée. L'après-midi s'est prolongée, j'ai passé plusieurs heures avec soit une Barbie soit une manette de PS dans les mains. Étant en Première, une montagne de devoirs m'attendent, sagement rangés dans l'éternel trou noir qu'est mon sac. Hélas, ils y resteront encore pendant plusieurs heures (ou décennies, tout dépend).

En atteignant ma chambre, je passe devant la chambre de mon grand frère. Il est si... calme. J'hésite à entrer, mais j'ai l'impression que quelque chose d'anormal s'est produit. Je pousse la porte déjà légèrement entrouverte, et quand je l'aperçois, ma bouche s'ouvre brutalement et mes yeux s'embrument.

Il est là, inerte, une aiguille dans le bras. Le connaissant, je dirais de l'héroïne. Putain, il a osé. Réalisant la gravité de la situation, je hurle et m'effondre à la droite de mon grand frère. Un filet de bave s'échappe de sa bouche légèrement ouverte, et ses yeux sont semi-clos.

Ne meurs pas, je t'en supplie. Si tu meurs, je meurs avec toi.

Ma mère arrive précipitamment et le choc la fait se dérober de toute contenance. Elle tombe à genoux, et ses mains tremblent. Cependant, avec un minimum de lucidité que je n'ai absolument pas, elle saisit son téléphone et compose le numéro d'urgence.

Eli. Ne me fais pas ça. Pas encore une fois.

FIN DU FLASHBACK,

Retour à la réalité, Lundi, 17:39

Foutu hôpital. Je suis adossée contre le mur en face de la chambre de mon frère. Ils préfèrent le garder encore quelques jours car, j'ose citer, "Monsieur n'est pas stable mentalement, et les tests ne sont pas révélateurs de son état de santé."

Putain.

Ma mère est descendue chercher un café avec Jody, qui bien évidemment n'a aucune idée de pourquoi son frère est couché dans un lit d'hôpital avec des perfusions et des infirmières qui roulent du cul. Pas de chance, il préfère ceux qui ont un truc entre les jambes.

Isaiah n'est pas revenu depuis hier, j'ai cru entendre qu'ils avaient discuté en mon absence. Je pense sincèrement qu'il y a une alchimie entre eux et qu'ils finiront ensemble. Instinct de petite soeur je vous dis.

Ma mère arrive avec Jody sur ses talons, deux cafés brûlants entre les mains. Elle se laisse glisser à mes côtés, s'important peu du regard intrigué d'autres personnes.

Ma mère est si belle. De beaux cheveux bruns, un doux regard bleu, mais surtout, un sourire éclatant qui a laissé place à une moue inquiète. Elle qui sourie tout le temps, ma mère renvoie une image d'une tristesse absolue.

"Il va mieux? me demande doucement ma mère. Ils m'énervent avec tous leurs tests, pauvre Eli, il en a bien passé une vingtaine depuis le début de la journée."

Tantôt prise de sang, tantôt analyse urinaire, Elijah n'a pas une seule seconde de repos. D'une certaine manière il l'a bien mérité ce con, quelle idée de s'injecter une poudre brunâtre aux allures de cassonade sérieux?

Nous sommes vite coupées dans notre discussion quand plusieurs figures familières entre dans notre champs de vision.

Eux? Ici?

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