Chapitre 16

671 43 7

*PDV Matt*

Enfin revenu d'Allemagne je suis directement allé voir Louis. Quand je suis arrivé chez lui sa mère m'a ouvert, de grosses cernes se dessinant sous ses yeux. J'ai alors demandé " Bonjour Madame. Je suis un ami de Louis... Est-ce que je pourrais le voir ?

-Hum... Il se repose pour le moment...

-Oh... Je vois... Je repasserai une prochaine fois alors, bredouillais-je

-Finalement... Rentre si tu veux. Il a besoin de quelqu'un. Comment tu t'appelles ? Me demanda-t-elle en prenant mon manteau.

-Merci beaucoup madame. Je m'appelle Matt, Louis et moi sommes dans le même lycée, je venais voir comment il allait...

-C'est donc toi, Matt. Louis nous parle constamment de toi, il a l'air d'énormément t'apprécier, tout comme sa sœur, ils parlaient de toi ensemble. Maintenant elle... dit-elle en commençant à pleurer

-Effectivement nous sommes plus proches qu'avant. C'est pourquoi je viens le réconforter. J'ai appris ce qu'il s'est passé... Je suis désolé, Kitrie était très gentille avec moi et je suis convaincu qu'elle s'en sortira ! Répondis-je plein d'espoir.

-Merci beaucoup Matt, merci pour Louis. Je reste aussi confiante pour Kitrie ! Je vais d'ailleurs la voir, tu préviendras Louis que je suis parti, je reviendrai le chercher quand il en aura envie ! Sa chambre est la troisième à droite au deuxième étage, m'informa-t-elle.

-D'accord, merci Madame! "

Je commençai à monter les marches. J'étais décontenancé face à cette maison. Tout était beau, bien rangé, bien décoré, tout était parfait. Je laissai ma main effleurer la rambarde tout du long de mon avancé. Mes yeux se perdaient dans cet amoncellement de blanc, de gris et de beige qui faisait de cette maison un lieu de vie chaleureux.

Arrivé devant la porte de la chambre de Louis, j'hésitai. J'hésitai à entrer, il dormait et je ne voulais pas le déranger. Je regardai sa porte et posai quand même ma main sur la poignée. Mes doigts tournèrent et la porte s'ouvrit de quelques centimètres. Je décidai alors de me faufiler à l'intérieur et de vite fermer la porte afin de ne pas le réveiller. Je me plaquai contre la porte, et contemplai tout ce qui m'entourait. Des posters de patineurs et de patineuses étaient accrochés un peu partout, avec ses médailles et ses coupes. Grâce aux quelques centimètres de lumière que les rideaux laissaient passer je pouvais voir quelques vêtements joncher le sol et sa chaise de bureau. Ses patins étaient aussi soigneusement disposés dans une étagère, sur des coussins. J'avais l'impression qu'ils formaient un trophée à eux tout seul.

Je tournai enfin mon regard vers lui, Louis. Il était allongé dans son lit sous ses draps. Il avait aussi l'air étonnement calme, ce qui fait qu'il avait une vrai tête d'ange. Il arborait un air paisible, un sourire sur les lèvres. Je retire finalement ce que j'ai pu dire, une personne qui dort c'est vraiment beau et mignon, quand c'est la personne que l'on aime. Plus je le regardais, plus mon cœur s'emplissait d'une chaleur que je ne pouvais expliquer. Son sourire bête dès qu'il me voit me rend heureux.

Je me collai contre un mur et me mis en position fœtal. Je commençai à pleurer, sans vraiment de raison, surement de bonheur. Je sentis Louis se réveiller, mes pleurs l'ayant surement dérangé. Je l'entends se relever et dire: " Matt ?". Sa voix rauque du réveille résonna dans mes oreilles telle des cloches d'églises, me ramenant brutalement à la réalité. Il commença :" Matt, tu es revenu ? Ca va ? Qu'est ce que tu fais dans ma chambre ?

-Ta mère m'a laissé entrer, je voulais voir comment tu allais... Dis-je en pleurnichant.

-Matt, pourquoi tu pleures ? Il s'est passé quelque chose ?

-Non Louis, il ne s'est rien passé. Je ne sais même pas pourquoi je pleure, ça ne devrait pas être moi à cette place... Je crois... Je crois que je me suis juste tout simplement rendu compte que j'avais énormément de chance de t'avoir, que j'ai le meilleur copain au monde et que je ne sais pas pourquoi c'est moi et pas quelqu'un d'autre. Je t'aime beaucoup trop Louis, merde... Je sais même plus comment te le faire comprendre ! Je t'aime, je t'aime, je t'aime !

-Matt... Du calme... Viens dans mes bras... Moi aussi je t'aime, tu le sais ça, non ? Je suis la personne la plus heureuse au monde quand je suis avec toi. Si je suis tombé amoureux de toi, c'est qu'il y a une raison, tu es parfait Matt. Tu es ma vision de la perfection, je me sens bien quand je suis avec toi. C'est moi qui devrais me demander comment tu peux être avec moi, je t'ai fait tant de mal lorsque j'étais ami avec Rayane... Et maintenant te voila, dans mes bras. Tu es mon petit rayon de soleil Matt. Si je peux t'avouer quelque chose... Hésita-t-il.

-Oui ?

-Ca faisait très longtemps que j'avais ton numéro. Je l'ai eu bien avant qu'il soit écrit sur la table du foyer. J'ai juste utilisé ce prétexte pour te parler. Tu sais... De loin tu as l'air très inaccessible, mais finalement j'ai réussi à t'avoir dans ma vie et je ne compte pas te laisser partir ! Je t'aime Matt !

-Moi aussi Louis, je t'aime... Dis-je en me relevant. On devrais aller voir ta sœur, ta mère est parti la voir...

-Matt, attends, me répondit-il en me prenant par le bras"

Il me tira vers lui et me serra contre sa poitrine avec une délicatesse d'ange. Il se retira au bout d'une dizaine de secondes et m'embrassa délicatement. Je lui répondis par un baiser chaleureux et plein d'amour.

Après cela il s'est préparé afin de partir. Nous marchions sur le trottoir, l'hôpital n'étant pas loin. Nous parlions de mon voyage en Allemagne, comment il s'était fini. A vrai dire j'étais surtout inquiet pour lui, on m'avait vaguement dit ce qu'il s'était passé. J'avais donc passé le reste de mon voyage avec mon correspondant ou avec Rayane. Il était en fait quelqu'un d'assez sympa quand on apprenait à le connaitre un peu. Puis, dès que je suis revenu en France, je suis allé voir Louis, celui qui se tenait à coté de moi. Au fil de notre discussion, il rapprocha sa main de la mienne, il l'effleura et entrelaça finalement nos doigts. Contrairement à la première fois, je ne dis rien, j'étais même content qu'il fasse ce geste. On était officiellement en couple et je voulais que tout le monde le sache.

Arrivé à l'hôpital il ne lâcha pas ma main, il resserra même un peu son étreinte. Nous sommes montés vers la chambre de Kitrie. Quand nous sommes entrés, nous vîmes sa mère pleurer à chaude larmes. Elle dit, joyeuse "Louis, Kitrie est réveillée".

Louis courra vers elle et je put effectivement voir que Kitrie était allongée, le dos contre le dossier de son lit. Il commença, lui aussi, à pleurer. Kitrie descendit ses yeux lentement vers nos doigts entrelacés. Son regard s'attendrit et elle prononça quelques mots :" Bien joué petit frère, tu as enfin trouvé quelqu'un qui te supporte

-Je t'ai déjà dit que j'étais plus grand que toi, mais tu m'as manqué Kitrie, j'ai eu peur. Je t'aime Putain, répondit Louis dans un souffle

-Moi aussi je t'aime Louis."



Voilllllllllaaaaaaaaa Enfin un chapitre ! 

Je suis plutôt mitigé quant à ce chapitre. En effet, je le trouve plutôt bien écrit mais en même temps l'histoire globale.... c'est beaucoup trop culcul... Je ne sais plus quoi faire...

Connard [BxB] Lisez cette histoire GRATUITEMENT !