devine qui je suis.

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vous êtes vous déjà demandé comment cacher un corps sans laisser aucune preuve? Ressentez-vous de la honte face à ces pensées délirantes, jugés insignifiantes mais pourtant lourdes de sens?

Il m'arrive de souhaiter pouvoir lire dans vos pensées, les écouter et vous prouver que l'être humain n'est pas moins un prédateur que l'animal lui-même. La société souhaite nous catégoriser, nous apprivoiser, dompter pour mieux contrôler nos pensées. Elle nous manipule, nous corrompt et nous affaiblit pour nous manger. Elle fait de vous des victimes incapables de réfléchir et d'avoir des opinions. Elle ne veut pas des personnes comme nous. car nous sommes au-dessus des autres. Des êtres doués de talent et de raison. autrement dit impossible à comprendre, à analyser et donc à manipuler. Alors, on nous enferme, on nous traite de fou, on essaie de nous faire taire, de nous faire passer pour des êtres insensés. Mais vous avez tord de l'écouter cette putain de société. Nous sommes les seuls à voir la vérité, nous parvenons à comprendre le monde et à discerner ce qui est mieux pour les personnes.

Alors au fond, qu'est-ce que la normalité? dois-je me considérer comme fou car je ne rentre pas dans les normes de cette société? c'est de moi que vous avez peur? la société vous protège des personnes comme moi? Vous pensez être en sécurité dans ce monde?

Mais où était la justice quand j'étais seul dans le noir enfermé dans le placard de la cave grelottant de froid car j'avais soi-disant regardé mon père d'un regard accusateur? où était la protection quand ma mère écrasait ses mégots de cigarette partout sur mon corps parce qu'elle trouvait ça amusant? Quand je dormais dans la niche du chien, quand j'étais enchainé nu sur le carrelage glacé de la remise sans nourriture avec seulement les goutes de pluie pour boire, quand ils gravaient au fer rouge toutes ses inscriptions sur mon corps parce que je n'ai jamais été assez bien pour eux.

Enchainé, battu, marqué, renié, violenté, détruit.

il n'y avait pas de justice pour moi, il n'y en jamais eut. La société autant que mes parents n'a jamais voulu de moi. Alors je me suis fais justice tout seul.

La lame froide glisse le long de sa gorge me procurant des frisons le long de ma colonne vertébrale. Elle est assise nue, sur le sol glaçant, la tête baissée, les mains enchainées. Elle me supplie de la laisser s'en aller, pleure, allant même jusqu'à prier. Ce spectacle me procure satisfaction. N'est-il pas amusant de voir qu'une personne peut tout renier sous la contrainte, être prête tout, dire n'importe quoi et croire que des simples mots peuvent retirer 20 ans de souffrance. Plus ses cris retentis, plus mon sourire s'agrandit et avec lui mon amusement. J'ai joué avec elle comme elle à joué avec moi depuis tant d'années. j'ai découpé petits à petits chaque partie de son corps jusqu'à ce qu'elle perde conscience et finisse par s'éteindre. J'ai regardé son sang jaillir et se déversé le long de son corps frêle. Ensuite, j'ai trempé délicatement mon doigt dans ce liquide rouge vif et l'ai dirigé vers ma bouche pour savourer à tous les niveaux ma victoire.

J'ai fermé ses yeux et ai placé sa tête devant le corps de mon père inerte, encore inconscient à cause de toute la drogue ingurgitée dans la soirée. J'attendrais avec impatience son expression aurifiée quand il la verra sans vie, froide et blanchâtre. J'attends ses supplications, ses pleurs, le sentiment de terreur dans ses yeux. Je lui dirais les mêmes choses qu'il m'a maintes fois dites; "c'est de ta faute! tu vois ce que je dois faire? C'est toi qui me forces à te punir. Tu ne mérites pas de vivre. Tu n'es qu'un mauvais accident de la vie, une pourriture!" et j'en finirais avec lui de la même manière que je l'ai fait avec ma mère.

Je ne peux pas dire qu'avant ce tragique accident j'eus envie de tuer. Ce n'était qu'une vengeance, rien de plus. Je ne pouvais pas prévoir que la sensation de bien-être serait si intense qu'elle en deviendrait une drogue. Néanmoins, je n'aime pas dire que je tue, je me qualifie plutôt comme un purificateur de la société. Il faut la tirer, la rendre meilleure.

Et toi, naïve petite chose tu es spéciale, différente, passionnante, faite pour moi. Tu dors tendrement à côté de moi sans te douter une seconde de qui je suis, ce que je pense. J'ai la conviction que je peux te faire confiance, te partager mes secrets les plus noirs et te dévoiler mon passé, mes actes, mes plans. Cependant, il faudra encore attendre un peu. tu n'es pas prête et encore bien trop fragile pour encaisser. j'ai peur que tu ne sois pas encore enclin à entendre cette vérité fracassante. Toujours est-il que viendra le jour où tu seras mon associée, j'en suis sûr, tu es faite pour ça.

Mais en attendant, respire, sois tranquille il ne t'arrivera aucun danger temps que je serais à tes côtés. Je caresse du bout de mes doigts tes jolies mèche brunes tout en descendant avec une infime douceur le long de ta gorge, de ton épaule dénudée, le haut de ta poitrine qui monte et descend au rythme de ta respiration, ton ventre jusqu'au début de ton intimité où je m'arrête avec difficulté.

Tu es miennes maintenant. Personne ne pourra jamais nous séparer.

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