Chapitre 25 : « C'est déjà la fin ?! »

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Précédemment dans « Les Mizer Heroïks » :

La géante Marianne, armée de son étendard tricolore, balaie la chaussée de la capitale de la vermine royaliste. Sa vigueur et sa puissance sereines conquièrent la foule, le peuple de Paris qui n'en peut plus de la dictature du fat Louis-Dit-Oui-bis.

D'ailleurs, maintenant que la rue est rendue au citoyen, la Vierge de la République franchit les murs de la ville. La super héroïne suit le cours de la Seine avant de continuer vers le sud-ouest, à travers la forêt de Meudon. Sa nouvelle cible est désormais le château de Versailles, où se terre l'infâme Louis-Dit-Oui-bis et ses suppôts monarchistes...


Quand Marianne parvient aux portes de Versailles, elle se heurte à un fantastique mur de blindés qui lui barrent l'accès au palais royal. Plusieurs dizaines d'Éléphanks sont alignés le long des grilles dorées. La foule de républicains et de miséreux retient son souffle et son pas. Elle laisse l'héroïne républicaine affronter seule les monstres de la monarchie. Elle a bien raison, le combat s'annonce violent et incendiaire...

Marianne s'approche des canons ennemis. Sa physionomie de marbre ne laisse échapper aucun signe de peur ou d'inquiétude. L'héroïne de la République accomplit son destin. Le général en charge des poudres royales donne le signal et toutes les bouches infernales des Éléphanks vomissent leur boule de feu !

Avec une agilité et une vivacité surhumaines, Marianne bondit, virevolte, danse avec sa bannière tricolore et parvient à dévier une nouvelle fois les obus de fer. Les projectiles de mort sont rabattus sur les agresseurs. Les pachydermes ont beau avoir le corps revêtu d'une armure d'acier, leur peau se lacère sous l'assaut dévastateur des obus. La Vierge de la République atteint maintenant les rangs ennemis. Le temps que les artilleurs rechargent les canons encore en fonction, l'Ange de la Démocratie s'attaque aux blindés qui n'ont pas été encore détruits. Marianne piétine ensuite les carcasses des Éléphanks avant de s'attaquer à l'enceinte du palais. D'une main ferme, elle saisit la herse qui enserre le domaine et l'arrache aussitôt, comme s'il s'était agi de la mauvaise herbe.

Ce massacre en règle achève d'affaiblir le moral des troupes loyalistes, postées de l'autre côté des grilles du château. Les nobles officiers sont débordés par leurs hommes : cers derniers désertent tous, s'éparpillant dans les jardins de Versailles. Qui plongeant dans les bassins, qui s'égarant dans les labyrinthes végétaux, qui grimpant aux arbres qui égayent le parc royal.

Quant aux républicains, de la première comme de la dernière heure, ils se remettent en marche, et s'engouffrent dans la brèche ouverte par leur idole descendue sur Terre.

Au même moment, dans la galerie des glaces, le roi Louis-Dit-Oui-bis entouré de sa cour n'en mène pas large. L'ange de la défaite semble planer sur les ruines de son armée de feu et de fer. L'issue de la bataille, pratiquement acquise, n'est pas favorable au camp bourbon. Le monarque se liquéfie sur place. Telle une boule de glace vanille exposée au soleil ardent, Louis-Dit-Oui-bis fond dans son costume blanc de lys.

Quant aux courtisans et aux conseillers, ils sentent que le tyran pue la mort et la maladie. La défaite est en effet contagieuse, hors de question de l'attraper à leur tour. Ils désertent le plancher de la galerie des glaces comme s'ils avaient le feu aux fesses. Pour eux, il est temps de retourner sa jaquette. Ils se ruent dans les allées royales, drapeau blanc en avant, convaincus de pouvoir rejoindre les rangs des vainqueurs : l'armée de Marianne et des républicains.

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