17

2.8K 142 10

D'un coup Sofiane, me dépassa et sauta sur Achraf. Je me rapprochai d'Amir qui s'écroula sur ses genoux, tête et épaules crispés, une main sur sa blessure et l'autre serrant la mienne. Après avoir prit une longue respiration, il barbouilla difficilement ces mots : « Yah zeh... Si j'restais j'aurais voulu te dire que je t'aime ». C'est quand ses lèvres se posèrent sur les miennes que je compris le sens réel de sa phrase. Et aussitôt d'un geste brusque, il se pencha légèrement vers le sol, à présent, en plus de sa blessure, il crachait du sang également par la bouche. Soudain, sa tête tomba inerte sur mes jambes... « C'était la fin. La fin de l'histoire. » je pensais. Mes larmes éclatèrent, et manquant de respiration chacun de mes mouvements cessèrent, aucun mot, ni aucun appel-à-l'aide ne sortit de ma bouche. Seul mes mains étaient en fonction, enfouie son le torse, elles serraient la sienne du plus fort que je pouvais. 

***

Tandis que 2 années séparent l'heure d'aujourd'hui, de cette bagarre, cette nuit comme la plupart de mes nuits, je me suis réveillée en sursaut suite à mes cauchemars mettant en scène le même décors. J'allume la lampe de chevet afin de me prouver qu'actuellement je me trouvais comme d'habitude dans ma chambre.

_ Qu'est c'qu'ya ?

_ Ouvres la f'netre steuplait
Lui demandais-je toute essoufflée. 

_ Bien ? 

Les paumes froides posées sur mes paupières chaude, je me rallonge. Petit-à-petit je me remplie d'air fraîche et regagne une respiration régulière. 

_ Tranquille.
Dis-je en espérant ne pas l'inquiéter.

_ Demain on va voir le médecin, ca t'arrive tout les jours maintenant !

_ Nan mais c'est bon, ça arrive pendant la grossesse !

Aller à l'hôpital tenant comme motif des mauvais rêves ? Ah, jamais ! Le médecin, les hôpitaux, les murs blancs, leur rituels, étaient toujours synonyme de ma plus grande phobie. J'évitais tout cela du mieux que je le pouvais et j'estimais cette cause très peu importante !

Et, oh... non ! C'est a son silence, que je saisis mon erreur... Il était trop tôt pour qu'il le sache. Comme je n'étais qu'à 2 mois, il était encore temps pour un avortement ! La décision de lui annoncer la nouvelle au troisième mois passé si je venais à être enceinte un jour, je l'avais prise il y a longue date d'ajourd'hui, car sinon en tout évidence il me forcerait a avorter. Plutôt que de tuer son plus grand rêve, je subirais sa colère. Je l'aimais a en mourir, et si je devais partir en lui transmettant une petite fille tout comme il l'avait éternellement imaginer alors ça sera sans regret. 

En faite, la voiture qui m'avait autrefois percuté m'avait certes retirer l'utilisation de mes jambes à jamais, de plus, l'accident avait agit de tel sortes que l'état de la grossesse m'était devenue beaucoup trop risquée. Et bien-sur avant notre union, j'avais tenu a mettre au courant celui a qui cela concernerait tout autant que moi. Mon futur mari, Amir. Alors qu'il s'était rétabli de ces coups de couteaux, à ce moment j'avais cru le perdre une nouvelle fois, son sourire disparut le temps quelques secondes avant de laisser place à phrase suivante : « Inshlh, on adoptera ! ». Après cela les étapes se déroulèrent vite. 

Si j'espérais réellement le bonheur d'une personne, c'était celui d'Amir. C'est lui que j'aimais par dessus tout, et depuis bien longtemps ! En y réfléchissant depuis la fois de l'ascenseur, seulement l'immense haine que j'avais envers Achraf, ne me laisser penser a une autre personne que lui. Et ça, je me l'étais rendu compte quand, lors de la bagarre, entre Achraf & Amir, je choisis la vie d'Amir. Quand il m'embrassa avant de s'évanouir, mon amour se confirma... A sa sortie de l'hôpital, il m'annonça ses sentiments en toute conscience, et les miens ne firent qu'amplifier. Et malgré que je lui avais maintes et maintes fois répéter qu'il méritait une femme meilleure que moi, il me présenta à ses parents, deux personnes adorable. Fiançailles puis mariage, des cérémonies discrètes. La seule chose qui différenciait nos rituels au norme, ce fut la robe. Au risque de trébucher, ou d'encombrement dans les roues de mon fauteuil, je portais une tenue composé d'un jean, approprié aux fêtes. 

Lui : un Arménien Musulman & moi une Indienne Hindou, tout nous oppose mais aujourd'hui nous n'en faisons qu'un. Nous n'avons rien en commun ni les origines, ni la religion, ni rien mais aujourd'hui nous vivions un parfait bonheur. J'avais tout perdu mes jambes, mes parents mais savoir qu'Amir était aujourd'hui a mes côté faisait de moi la plus heureuse !

Pour finir : Achraf avait prit 10 ans de prison ferme, Manya vit toujours ici cependant à partir de l'arriver d'Amir, elle n'avait plus le poids des toutes les responsabilités. Tout allait désormais bien... ou presque... Tandis que Sofiane acceptait notre relation et restait le plus grand complice d'Amir, j'avais perdu ma confidente... Ihlem l'avait très mal prit et en perdait parfois les contrôle. Je m'étais excusée de nombreuses fois or rien n'arrangeait son état. Juste la vue de mon profil, elle devenait folle de rage. A ses yeux, je n'étais plus qu'une simple hypocrite. Si elle savait à quel point mes culpabilisations étaient sincère et combien elle me manquait, elle me pardonnerait. Sa perte était désormais mon unique regret. Parce qu'au finale, même derrière mon fauteuil, se cachait un bien ! Le bien, c'est Amir, mon plus grand amour. Si ma santé avait été entière, j'aurais certainement garder ma popularité et passer ma vie en compagnie un homme qui n'aimait que mon physique, aurait cela suffit a me rendre plus satisfaite que je ne l'étais ? La réponse était évidente.

Je repense a toutes ces peines que nous avions partagé ensemble qui jadis n'étaient que des simple cauchemars ou souvenirs, remplacés par des instants tous les plus heureux, les uns que les autres. Je rêve éveille puis je sens mes mains se soulever, mes yeux s'ouvrent automatiquement et je reviens à la réalité. C'est Lui, au dessus de ma tête, il tiens mes bras. Avec un air bizarre, composer du sentiment de choque, de l'énervement, et bien encore.

Amir :_ OH J'TE PARLE !!!

Moi :_ Quoi ?

Amir :_ Pourquoi tu souris bêtement ? 

Moi :_ Parce...

Amir, me coupant :_ Hassoul. Répètes s'que t'as dis taleur ?

D'un mouvement sec, je m'assois à côté de lui et afin de détourner son intention, je tente une ruse :

Moi :_ Tu faisais quoi toi réveiller avec ton phone tard comme ça dans la nuit ?? Tu parlais avec qui ?? Montres moi ton tel ! 

Amir :_ Tu sais même pas faire ce-vi la meuf énervée ! HASSOUL ! Répètes.

Moi :_ Dis pas « Hassoul » ! Tu restes trop avec Sofiane toi...

Amir :_ T'as 30 secondes sinon j'te fais avaler toute la boîte du camembert.

Le fromage, l'élément qui me dégoûtait rien qu'à l'odeur ! Un jour, j'avais eu le malheur d'en informer Amir et ce dernier avait acheter une boîte spécialement dans le but me faire du chantage : « A chaque fois q'tu fais la folle, jt'en fais bouffer ! Tu deviens trop isolante » m'avait-t-il dit en esquissant un sourire. Par amour, il n'oserait me frapper c'était donc la technique qu'il avait adopter et déjà appliquer.

Moi :_ C'est normal de faire plus de cauchemars pendant la grossesse, a c'qui parait.
Déballais-je, me promettant me rattraper par la suite, quittes à mentir sur le nombre de mois. 

[ Amir-t-il comprendra-t-il la mise en place d'Alisha ? Saura-t-il la vérité avant qu'il ne soit trop tard ? Ou le plan d'Alisha tiendra-t-il encore un mois ? Réussira-t-elle a combattre la mort pour son enfant ? … Nous ne le saurons probablement jamais, mais une légende raconte que malgré les hauts et les bas ils vécurent heureux jusqu'à la fin de leur temps. 

FIN ]

D'abord je tiens remercier toutes celles qui m'ont lu, je vous remercie beaucouup ! Ca me vraiment plaisir de savoir que la chronique vous plaise autant.

Ensuite, je vais vous raconter la vraie version des choses. La vérité c'est que si tu tombes, les gens t'écrasent encore plus au lieu de te relever. Dans la vraie vie, il y a pas d'Ihlem ou d'Amir. Si tu veux crever, tu crèves. 

Bref, comme la plupart l'avait déjà deviner, Alisha elle existe et elle est réellement en fauteuil roulant. Un handicap plus envahissant et plus voyant que celui du personnage de l'histoire. Si je vous dis qu'elle ne va plus au lycée parce que même les profs' s'en prennent à elle, vous allez probablement pas me croire, pourtant c'est la vérité. Elle a un mental en parfait état, mais malgré ca, c'est la meuf qui fait ses 400 coups en compagnie d'elle même, la meuf qui traine toujours solo au quartier... Faute du physique ! C'est ça que je vis au quotidien. Cette Alisha, c'est moi. 

La chronique j'lai fais tout simplement parce que je galère à mort de mes journées mais aussi vous faire comprendre que le fauteuil ne fait pas la personne. Amir comprend Alisha grâce à sa soeur, et moi j'espère qu'a travers lui, vous comprendrez les personnes dans le cas d'Alisha. Alors si le message est passé, s'il vous plait les filles, si vous voyez des gens renfermer comme ça (en fauteuil ou pas), dans vos écoles ou dans vos quartier, allez vers elles. 

Pour ma part à leur actuel, moralement, je vais parfaitement bien.

(Pour l'image, vous inquiétez pas, j'suis pas suicidaire hein mdddr. Jl'ai choisis pour ce qui y a écrit dessus " Vida loka " malgré tout, j'vis ma vie à la bieeen ! (Dédicasse à mon gava Sopranooo ) )

Chronique d'Alisha : un compte tragique.Lisez cette histoire GRATUITEMENT !