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Il me jeta dans la voiture, qui était occupée par 3 individus : un devant, sur le siège du conducteur, et deux à l'arrière. Sirine était assise à coté de l'un d'eux ne laissant ainsi qu'une place, l'autre me prit donc sur ses genoux. La voiture démarra et calvaire commença. 

Ses mains commencèrent à m'enlacer le corps, il me caressait puis descendait de plus en plus bas. Il me chuchotait à l'oreille qu'il ferait les choses " bien ", pendant ce temps celui qui conduisait répétait qu'on avait qu'à pas faire les malines, et maintenant d'assumer la sorte de filles que nous étions. Je le savais que ca allait mal tourner ce soir, à trois heures du matin, en robe courte, mini-jupe, dans les rues peu empruntées, ou la lumière éclair mal... Après tout Karim, Achraf et tout les autres avaient raison. Je regrettais tellement cette fille que j'étais devenue, tout mes actes, tout les mensonges que j'ai dis aux garçons, tout ses faux espoirs que j'ai donné à Tony et aux autres... Tony... Il était si gentil et si mignon... Mais je lui ai dis mot pour mot qu'il n'y avait rien à chercher en moi, que je me foutais de lui et il l'a également très mal prit... J'ai fais ça pour lui, comme avec Achraf, et depuis, et bien je n'ai toujours pas de nouvelles de lui. Je pensais à eux mais j'ai arrêter, oui j'ai arrêté car la peur m'envahissait. Fini les regrets, il fallait que cet enfer ce termine au plus vite même si ce n'était que le début. Je fermais les yeux et l'écoutais parler au conducteur :

Gars 1 (sur le quel j'étais) :_ On va faire ça pépère t'inquiètes !

Conducteur :_ Hmh, on va s'mettre tranquille !

Gars 1 :_ J'vais leur montrer c'est quoi de parler comme ca à ILIES !

Conducteur :_ Hm sisi.. mais putain tema comment elle fait mal au crane l'autre ! 

En effet, moi je fermais les yeux et ne bougeais plus pendant que Sirine essayait de se débattre, de s'enlever des bras du gars. 

Gars 2 :_ EEEEEEET PTITE PUTE TU VAS VITE TE CALMER SI TU VEUX PAS JTE FASSE MANGER MON PIED DANS TA BOUCHE DE CRASSEUSE !

Sirine :_ FERME TA GUEULE P'TIT PD J'TE NIQUE TA MERE MOI LACHE MOI SALE BATARD ! T'ES MEME PAS UN HOMME POUR T'EN PRENDRE AUX FEMMES

Gars 2, en s'adressant au conducteur :_ Arrête toi 30 secondes poto. Iliès passe devant, on verra c'est qui qui va niquer qui ! 

Ils suivirent les ordres de leur ami sans rétorquer car ils avaient comprit. Il sortit de la voiture en me tirant par l'avant bras, s'assit sur le siège à côté du conducteur et me posa à nouveau sur ses genoux.

Gars 2 :_ J'vais t'faire du sale, j'vais t'faire du sale... Disait-il sans arrêt.

Sirine donnait des coups partout mais cela fut de courte duré quand le gars sur qui elle était assise inversa les rôles, il l'allongea, se mit sur lui, et commença à déboutonner sa jupe. Le rétro me permit de suivre le début de cette horrible scène puis je détourna mon regard rempli de dégoût et de larmes. Après ça elle fit comme moi, plus un bruit, sauf celui de ses pleurs.

Après quelques minutes de route, la voiture se stoppa dans un quartier assez calme, en même temps à 4heure du matin... c'était normal.

Conducteur, à Iliès :_ Vas-y poto ! 
Inclinant sa tête vers les passagers arrière sûrement signifiant qu'il restait la car le gars n'avait toujours pas finit.

Iliès :_ Ah sisi, elle te plait celle la hein !

J'étais dégoûtée à un point inimaginable. A leur yeux nous n'avions pas plus de valeur qu'un objet. A cet instant, même la mort me paraissait plus agréable. 

Donc seul nous deux descendîmes, dans ce quartier calme. 
Iliès me tenait de force, et me dirigeait vers un immeuble, non, nous ne rentrons pas dedans mais allions derrière. 

Moi :_ Jt'en supplie laisse moi partir s'il te plait, je t'en supplie laisse moi partir ! Ma vie est assez gachée comme ca ! Jt'en supplie ! Rega, regarde...

Pendant qu'il avançait, apeurée, je le suppliais me laisser partir. Mais il n'y avait rien à faire, il me tirait d'une violence. De toute façon il était sous l'emprise de l'alcool ou de la drogue ça ce remarquait dans ses yeux et ses paroles pas vraiment cohérentes. 

Puis soudain une voix nous interpella, nous nous retournâmes en sa direction. Je ne distinguais pas son visage à cause de mes yeux fatigué par mes sanglots, mais c'était une silhouette assise a quelques mètres de nous sur un banc avec sa chicha, une silhouette familière, une silhouette masculine.

? :_ Wesh il s'passe quoi la ? Mais j'la connais elle... 

S'exclama celui-ci, choqué, en se rapprochant de nous. Plus j'essayais de voir, plus la scène de troublait. Une mal de tête me gagna et l'image fut totalement brouiller. 

Iliès :_ Rien mais j'v...

? :_ Quoi ? RIEN ? TU TFOU DMOI ? TEMA SON ETAT ! TEMA !.. OH ALISHA ?! OHH ?

Il s'adressait à moi tout en me secouant par les épaules. Je revins à la réalité et vit enfin son visage qui me fit sursauter. 

Iliès :_ Tu la connais d'ou cette salope ?

Moi :_ So... SOFIANE ! Jt'en supplie aide moi, j'suis pas une pute ! C'est vrai, je m'habille mal mais jte jure jsuis pas comme ca ! 

Sous la panique, voila ces quelques mots que je réussi a dire Je tremblais, je bégayais, mon coeur battait à une allure élevé, à ce moment vous auriez pu me qualifier d'une folle prête à se faire interner. Il était mon seul espoir, il fallait que je réussisse à le convaincre de m'aider. 

Sofiane :_ NHEIL SHETANE !

Je continuais de bafouiller notre aventure de se soir pendant que lui passait sa main dans ses cheveux, il commença à s'énerver et donna un coup de poing en plein gueule d'Iliès qui tomba à terre, entre temps il m'accompagna m'asseoir sur le banc, ensuite il ramassa Iliès en le prenant par le col et lui dit quelques mots, d'un ton énervé, que je n'entendis pas mais cela avait visiblement suffit à calmer l'adversaire. Il s'éloigna et Sofiane vint se poser à coté de moi. 

Sans réfléchir je me plaqua contre son torse en le serrant de toute mes forces. A croire qu'il était mon bouclier. Des jours auparavant, il m'avait humilier et briser intérieurement, je le détestais du plus profond de mon être mais voila qu'aujourd'hui il venait de sauver ma vie... 

Sofiane :_ Alisha, calme toi ! Caaalme.. Ca y est, il est partit. Ca va aller. 

Moi :_ Stp Sofiane me laisse pas toute seule, j'ai peur ils vont me faire quelque chose j'te... steuplait... 

Il me murmurait des paroles à voix basse, j'ignorais quoi, car les images de cette soirée me revenait en tête, mon cerveau étant trop occupé et traumatisé , ne recevait plus, mais cela suffisait à me rassurer. Je laissa alors mes paupières se reposer quelques instants et d'un coup, ces clichés se stoppèrent sur Sirine... Je sursauta, la peur revenait.

Moi :_ HAAAAAAAAAN SIIIIRIIIIIIIIIIINE ! SIRIIINEE !! VA SAUVER SIRIINE JTEN PRIS !! DANS LA VOITURE DERRIÈRE, LA BAS (lui disais-je, tout en pointant de mon doigt l'endroit) !! ILS SONT PLUSIEURS !

Il se leva d'un bond, appuya sur les boutons de son portable et le mit à l'oreille.

Sofiane :_ Khey, descend devant le l'bloc B... Ouais ! Vite.

Il raccrocha et se pressa vers l'emplacement que je lui avais indiquer plus tôt, et je fis de même.

Il ouvra la portière arrière d'un geste agressif et dégagea brutalement LeConducteur à l'extérieur qui était à présent sur Sirine, elle qui pleurait malgré sa voix fatiguée et cassée. Sofiane le plaqua contre le mur, et le Gars2 qui se trouvait à présent à l'avant, se rhabilla avant de se diriger sur Sofiane, mais un nouveau arrivé le stoppa net dans son mouvement, surement le gars que Sofiane avait appeler. 

Entre temps je m'étais assise à coté de Sirine dans la voiture, qui était entrain de s'habiller de manière presser. Mains tremblantes, elle prit quand même le soin de fermer toutes les portes et réclata en larmes dans mes bras. Moi aussi tout en pleurs, nous finîmes par nous sécher les yeux mutuellement.

Un gars s'était cogner sur la vitre de la voiture, la baston attira donc notre attention. Les coups fussent de tout les sens, les vêtements et le sol était tachetés par le sang. Dans l'agitation je distingua Sofiane qui se trouvait immobile face à l'ennemi s'approchant à petit pas de lui, avec un schlass à la main. La peur que le couteau se plante dans sa peau me posséda... Je déverrouilla la porte, fis un saut dehors. " Alisha... TU VA OU ? NON SORT PAS ? ALISHA ! RESTES LA S'IL TE PLAIT ALISHA ! " Sirine encore sous l'emprise de la peur cafouillait ces quelques mots, des mots qui en tout cas ne réussirent pas à m'arrêter. Je courais empêcher le drame de ce produire, me trouvant donc instinctivement dos à Sofiane et face au rival, je leva mon bras pour l'arrêter et celui-ci dans son élan me planta le couteau dans mon avant-bras... 

Chronique d'Alisha : un compte tragique.Lisez cette histoire GRATUITEMENT !