Chapitre 9

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– Alors ? Ils papotent ? Demanda Remus avec le sourire quand il vit sa filleule arriver.

– Non. Harry s'est de nouveau évanouit et Sirius est resté avec lui. Lâcha Noémie.

– Quoi ? Encore ? Qu'est ce qu'il s'est passé cette fois ? S'exclama Remus

– Quand Harry a eut finit de raconter son histoire, Sirius a commencé à dire qu'il allait remettre celui qui avait fait ça à sa place. On, enfin surtout Harry, a essayé de le convaincre mais il était trop en colère. Quand Sirius s'est levé en disant que peut lui importait si on lui disait pas la vérité, il irait chercher tout seul, Harry a voulut l'empêcher de partir.

– Comment il a fait ?

– Il s'est levé et s'est presque instantanément effondré dans les bras de Sirius. Il s'est mis à pleurer, je ne sais pas si c'était de douleur ou pas mais il a supplié Sirius de ne rien tenter contre celui qui a lancé le sort. Et il s'est évanoui dans ses bras. Je lui ait expliqué l'amplitude de la douleur d'Harry. Je lui ait aussi fait part de mes doutes au sujet de l'augmentation plus rapide de la douleur à chaque manifestation de magie.

– Comment ça ? Interrompit Remus

– J'ai l'impression qu'à chaque fois qu'il y a une manifestation de magie, la douleur augmente plus rapidement.

– Désolé mais je n'ai toujours pas compris.

– Et bien par exemple, si la douleur de base est à 10, à la première manifestation de magie, elle passe à 12 et à celle d'après, elle passe directement à 15. Tu vois ce que je veux dire ?

– Ouais je vois. En effet, ça peut être problématique. Avoua Remus

– Oui, surtout que je ne sais pas où ça va nous mener tous ça. Quand la douleur deviendra trop insupportable, je ne sais pas ce qu'il pourrait arriver.

– En effet, c'est une question qu'on pourrait se poser. Mais je pense que dans l'immédiat, il faut faire tout ce qu'on peut pour limiter les manifestations de magie.

– C'est déjà ce qu'on fait. Mais on est jamais à l'abri d'un accident. Comme tout à l'heure avec Sirius. Fit Noémie, au bord des larmes.

– Hey, ça va aller Noémie. Pourquoi tu pleures ? Demanda Remus en s'approchant d'elle.

Noémie laissa couler ses larmes. D'abord ce fut une larme, suivi rapidement d'une deuxième et bientôt ses joues étaient striées de larmes. Remus prit sa filleule dans ses bras et attendit qu'elle parle.

– J'ai peur. Peur pour Harry. Ça me rend malade de le voir comme ça. J'en peux plus, j'en ai marre. Je veux plus le voir blessé comme ça. Je ne veux plus l'entendre hurler à la mort à chaque manifestation de magie. Je ne veux plus de tout ça. Sanglota Noémie.

Remus réfléchit quelques secondes à la réponse qu'il allait donner à la jeune femme.

– Noémie. Moi aussi j'en ai marre de tout ça. Mais c'est Harry, on ne peut pas l'abandonner. On se doit d'être fort pour lui. Imagine ce qu'il ressent lui. Je pense qu'il en a autant marre que toi. Et si jamais il se rend compte que tu es mal à cause de lui, il va culpabiliser de t'imposer ça.

– Mais il n'a rien fait, c'est lui la victime. Pourquoi il s'en voudrait.

– Il s'en voudrait d'être blessé car ça te fait du mal. Il est comme ça. Il s'en veut toujours pour le mal des autres, même s'il n'en est pas la cause.

Noémie renifla et Remus lui donna un mouchoir pour essuyer ses larmes.

– Tu penses que tu peux le faire ? Lui demanda-t-il d'une voix douce. Tu penses que tu peux être forte pour lui, pour qu'il aille mieux ?

La jeune Potter souffla un grand coup avant de relever la tête et de sourire comme elle pouvait.

– Oui. Je peux au moins faire ça pour mon petit frère.

– Parfait.


Dans la chambre, Sirius était toujours au chevet d'Harry. Il s'en voulait un peu d'avoir provoqué ce malaise. Mais il savait aussi que culpabiliser ne ferai pas aller mieux Harry. Il décida que quand son fils adoptif se réveillerait, il s'excuserait platement et resterait disponible pour Harry, de jour comme de nuit.

Harry se réveilla cinq heures plus tard, aux alentours de 19h. Il grogna, se disant que la douleur était bien plus grande à chaque fois qu'il se réveillait. Il tourna légèrement la tête et vit son père adoptif, affalé sur le fauteuil, à côté de son lit. Il dormait dans une position qui laissait paraître qu'il ne l'avait pas quitté mais qu'il s'était assoupit, sans doute épuisé par sa mission.

Harry bougea légèrement sa main gauche pour essayer d'attraper la main de celui qu'il considérait comme son père.

– Sirius ? Appela Harry. Papa ? Essaya-t-il quand il vit que Sirius ne réagissait pas.

A l'entente de ce mot, Sirius se réveilla instantanément.

– Harry ?! Comment ça va mon grand ?

– Ça va... Souffla Harry avec un léger sourire

– Je suis désolé pour tout à l'heure. Vraiment désolé. S'excusa Sirius. Je tenais à te dire que je suis réellement désolé de m'être emporté. Je te promet que je ne recommencerai pas.

– C'est pas grave. Lui répondit Harry. Je t'assure que ce n'est pas grave. On oublie ça et on dit que ça c'est jamais passé.

– Comment tu peux dire ça avec le bras dans cet état ?

– C'est justement pour ça que je dis ça. J'essaie de penser à autre chose que ça sinon ça fait encore plus mal.

– Je vois. Alors promis, on en parle plus. Conclut Sirius


Pendant les jours qui suivirent, Sirius passa beaucoup de temps avec Harry. Ce dernier se demandait s'il devait parler à Sirius de sa présence à la prochaine réunion de l'Ordre. Il y réfléchit longuement mais se dit que soi qu'il dise, Sirius s'y opposerai. Il garda donc ça pour lui. Il en parla cependant un peu avec Noémie pendant que Sirius prenait sa douche.

– Tu as réfléchit à comment tu veux faire et à ce que tu vas dire ? Lui demanda sa sœur.

– Vers la fin, faudrait que tu viennes me chercher pour m'accompagner en bas, je suis pas sûr d'arriver à marcher seul jusqu'à la cuisine.

– Pas de problèmes ! Assura Noémie. Et au fait, tu en as parlé avec Sirius ?

– Aurais-je entendu mon magnifique et splendide patronyme ? Dit Sirius en entrant, les cheveux encore mouillés.

– Ça va les chevilles ? Fit Noémie.

– Oui, on disait que tu étais le plus beau chien du quartier. Répondit Harry en souriant à son père adoptif.

– T'imagines pas à quel point. Je vas te montrer ce qu'ils font les chiens. Fit malicieusement Sirius.

Il secoua vivement la tête et éclaboussa les deux Potter.

– Argh ! Va-t-en le chien. Espèce de sac à puces. Rigola Harry.

– Tu l'as cherché. Répondit Sirius. Bon et sinon, vous disiez quoi sur moi ?

– Je t'ai dit ! On parlait de ta fourrure. Répéta Harry.

– C'est ça, va faire croire ça à un botruc. Grogna Sirius.

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