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— Tom, tu as vu Jane ?

Le petit garçon se redressa et regarda son oncle en fronçant les sourcils.

— Non, et toi t'as vu Oscar ?

— Heu... non, toujours pas.

— Mais... il est où le chat ? J'ai peur moi, tu crois qu'il s'est fait manger ?

Orry s'accroupit face à son neveu et le saisit doucement par les épaules.

— Non, je ne pense pas. On ne mange pas de chat par ici et il n'y a pas de gros animaux qui auraient pu s'en faire leur repas. Ne t'inquiète pas, il reviendra.

— Ça fait depuis hier que je le cherche, je l'appelle tout le temps...

— Tu sais un chat ça n'en fait un peu qu'à sa tête. Il rentrera quand il le voudra.

— Mais si il veut jamais.

— Il voudra je ne m'en fais pas pour ça Tom. Tu devrais jouer avec Louis, Nia ou Melody ça te changera les idées.

— Melody elle est trop petite elle m'agace.

— Elle n'a que deux ans de moins que toi bonhomme, elle t'admire, je pense, tu es son héros.

— Tu crois ? Moi je préfèrerais être le héros de Nia.

— Ah oui ?

— Oui elle est jolie Nia.

Orry se mit à rire et se releva, prenant la main du petit garçon, puis se mit en route vers la maison des Paulson.

— Alors on va aller la trouver tout de suite.

— Tu cherchais pas Jane ?

— Si, mais... je t'emmène chez Nia d'abord.

En arrivant chez les Paulson Orry et Tom trouvèrent Jarred et Ben assis sur un petit banc adossé au mur de la maison. Les deux garçons ne les virent pas arriver, ils étaient en train de se parler tout bas, leurs visages très proches, leurs mains liées.

— Dis tonton, reprit Tom tout bas. Ben et Jarred, ils s'aiment comme papa aime maman ?

— Je pense que oui Tom.

— C'est pas bizarre ? C'est deux garçons, ils peuvent pas être mamans.

— Non aucun des deux ne peut être maman en effet, mais ce n'est pas bizarre, c'est comme ça.

— Ah... d'accord, si tu le dis. Mais ils pourront pas faire de bébé.

— Non et sincèrement je crois qu'ils n'en sont pas là. Ils sont encore jeunes, tu sais.

— Ils trouveront peut-être une maman pour avoir leur bébé alors, ajouta le petit garçon en haussant les épaules.

— peut-être oui, sourit Orry.

Ils grimpèrent les marches qui menaient à la maison et frappèrent à la porte. C'est Malcom Paulson qui leur ouvrit. Il fut d'abord étonné de les voir là, mais lorsqu'il avisa Tom il sourit et lui indiqua le jardin où jouait Nia. Le petit garçon contourna la maison pour la retrouver laissant les deux hommes sur le perron.

— Ça ne te gêne pas qu'il reste jouer ?

— Non pas du tout Nia l'adore.

— Parfait, son chat a disparu depuis deux jours et ça le mine un peu. Il va pouvoir se changer les idées.

— C'est bizarre, Zack est passé ce matin, ses chiens se sont sauvés. Ils aboyaient comme des fous alors il les a laissé sortir cette nuit, mais ils ne sont pas revenus. Et Cora a été appelée à l'hôpital ce matin, car apparemment les poules sont devenues folles.

Le chant des oiseauxLà où vivent les histoires. Découvrez maintenant