Chapitre IV : L'affrontement décisif.

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Tout en caressant un serpent sur son épaule, Scorpus commençait à scruter Bilevert avec un air interrogateur :

« Alors, nain, comment avez-vous fait pour parvenir jusqu'ici ? Avec votre petite taille, c'est vraiment surprenant. Seriez-vous capable de vous rendre invisible ? Auriez-vous la vitesse suffisante pour éviter tous les obstacles que j'ai moi-même posé dans le tunnel ? Demanda-t-il.

- Mon nom est Bilevert, et je suis venu vous demander d'annuler un sortilège qu'un sorcier a jeté sur le roi de Sylvestra. On m'a dit que l'homme qui habite ici est très fort pour ça ; je me suis dit : Bilevert, il faut que tu ailles voir ce si gentil bonhomme pour le lui demander. Est-ce vous ? Tenta le nain.

- Tu mens !!! Nain, Je le sais, tu es venu me combattre, et même me tuer comme tu pensais l'avoir fait pour mon apprenti Vircis... En fait, tu l'as considérablement rapproché de moi.

- Que voulez vous dire ?

- Peu importe ! Je ne discute pas avec les menteurs ! Et puis, tu n'es pas très futé... Je te connais, ton nom ne m'est pas inconnu. Tu habites dans la forêt qui entoure Sylvestra, le royaume d'où j'ai été banni par le roi que tu protèges du sortilège.

- Tu as lancé le sortilège sur la mauvaise personne. Le roi qui t'a banni est mort depuis longtemps, et c'est son fils que tu fais souffrir.

- Je m'en fiche ! Cria Scorpus, père ou fils, quelqu'un doit payer pour ce qu'il m'a fait. J'ai le droit de faire ce que je veux sur mes terres. Je ne permets à personne de fouiller dans mes affaires ! De toute façon j'aurai ma vengeance. Je le tuerai petit à petit pour qu'il souffre dix fois plus que moi. Et je commence tout de suite. Regarde dans ma poche : la statuette de ce roi de pacotille... Je vais prendre un tisonnier pour lui réchauffer les idées, je vais le lui mettre sur la couronne. Ah ! Voilà ! Maintenant, il ne pourra plus mettre sa couronne parce que celle-ci le brûlera à chaque fois qu'il la mettra. Je prendrai sa place, je prendrai son armée pour devenir le maître du monde...

- Tu rigoles, Scorpus, tu ne fais même pas le ménage chez toi, et tu veux aller le faire ailleurs ? Si un jour tu montes sur le trône du roi, tu ne pourras pas régner longtemps car tu n'as pas la sagesse d'un souverain.

- Je régnerai comme je l'entends, et je briserai toute révolte.

- Vu l'état de propreté de ta petite maison, un grand château serait encore pire. Ta soif de pouvoir aura vite fait de transformer un royaume heureux en un désert...

- Tu ne le verras pas car je te tuerai avant !

- Tu es très fort devant un adversaire désarmé, mais je suis sûr que tu te comporterais comme un lâche, devant n'importe qui en état de te résister.

- Même si je te libérais, tu n'aurais aucune chance face à ma puissance. Alors pourquoi perdre du temps ? À moins que tu ne préfères me servir de cobaye... Mais ! Qu'est-ce que c'est ? Pourquoi fait-il si sombre ? »

D'où était Bilevert, il aperçut par la fenêtre ouverte, des êtres lumineux qui se rassemblaient autour de la maison.

Après avoir repris leurs apparences de fées et de magiciens, ils utilisaient leurs baguettes magiques et leurs pouvoirs pour rassembler des pierres autour de la demeure, construisant un mur tellement épais que les rayons de soleil ne passaient plus.

Scorpus, qui avait peur du noir, façonna une boule de feu entre ses mains, puis la lança sur le mur où elle explosa provoquant un trou béant que les magiciens et fées rebouchaient aussitôt.

Bilevert - Tome 1 - Édition 2007 (Version ré-éditée)Lisez cette histoire GRATUITEMENT !