Ce soir, je me décidais finalement avec la complicité de Marion, d'aller avoir Cédric et de l'inviter au restaurant. Il accepta. J'avais toujours cette étrange sensation. Ce regard, comme si quelqu'un m'observait. J'avais beau parfois regarder autour de moi, je ne voyais personne.
Une fois arrivés au restaurant et commençant à manger, Cédric m'expliqua la vraie raison de son voyage. Dans quelques jours son père et le mien devaient signer un gros contrat, et son père lui avait demandé de venir. Cela me semblait fou. J'étais à la fois heureuse et déçue, car ce n'était pas pour moi, mais juste une demande de sa famille.
Une fois le restaurant terminé, il me raccompagna, toujours aussi timidement. Arrivé à l'immeuble, son téléphone sonna, il répondit. Il semblait inquiet.
— Je suis désolé, mais...
Il me laissa, planter là, en bas de l'immeuble. J'en restais bête. Qu'avais-je fait ? Où plutôt, que n'avais-je pas fait ?
Je remontais au studio, où Marion m'attendait avec hâte.
— Alors, raconte ?
Raconter quoi ? Je lui fis le déroulement de la soirée, jusqu'au coup de téléphone.
— C'était qui ?
Je haussais les épaules, tandis que je prenais mon médicament antimigraineux.
— Bref, ce n'est pas encore ça ! me dit-elle, tandis que je me déshabillais, et aller m'allonger sur le clic-clac que Marion avait ouvert.
Au réveil, Marion m'avait préparé, malgré l'heure tardive , un petit déjeuner. Elle revint vers les 17h, des sacs à la main, me présentant des catalogues sur la robe de mariée.
— Et tu seras mon témoin. ET ne rechigne pas, tu n'as pas le choix.
— Très bien, j'ai compris. Et je dois être... accompagné, je présume.
— parfaitement. Et... ce Cédric...
— Ça y est, tu recommences.
— Il a demandé de tes nouvelles.
— Vraiment ?
Marion affirma toute contente d'elle, comme à chaque fois, quand mon téléphone sonna. Je décrochais. C'était justement lui, m'invitant à diner. J'acceptais, paniquer. Que faire ?
Bien sûr, Marion, elle, n'hésita pas à me conseiller. J'étais repartie pour quelques heures d'essayages. Me voilà prête pour 21h. Le temps n'étant pas très clément, mais pas grave. Je mis une parka, malgré que Marion me le déconseilla, et sortit. Cédric m'attendait en bas de l'immeuble, un parapluie à la main. Cette intention me fit rougir. Puis, nous allâmes non loin de là, dans un petit café, qui devint très vite notre point de rendez-vous.
Nous parlâmes ce soir-là, de tout et de rien, mais surtout, de ce que je voulais faire. Je ne sus quoi répondre, si ce n'est « être comme tout le monde ». Cela le fit sourire.
— En quoi es-tu différente? Tes migraines ?
— Exacte ! Si je pouvais ne plus en souffrir, ce serait...
— Tu sais, la médecine a fait d'énormes progrès... depuis.
J'en souris. Des progrès, oui, à l'oral, en réalité, c'est autre chose. J'avais été un cobaye pendant trop longtemps pour connaître tous les tenants et aboutissants, qui avaient couté une petite fortune à mes parents. Je finis d'ailleurs par changer de conversation, parlant ainsi du mariage de Marion, et de mon '' futur'' cavalier.
Et sans rechigner, Cédric accepta. Et c'est en sortant du café sur cette note que Cédric me prit la main, me ramenant jusqu'à chez moi, alors que je frissonnais, il se colla à moi, s'excusant, me surprenant.
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Alex.
FantasyUne jeune femme , malade, va aider et faire la connaissance d'un sans domicile. Suite à cela, elle n'imaginait pas un seul instant tout ce qui allait se produire.
