OS // Papier à Sentiment // (Newtina)

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Tiens...serait-ce une alternative du précédent OS ? On dirait bien eheh, mais cette fois c'est Newt qui parle. Préparez vos cœurs, fangirls. Le Newtina m'a envahi

~•~

Norbert se rappelait bien du jour où il avait écrit à Tina qu'il ne pourrait pas revenir à New-York pour lui offrir son bestiaire en mains propres comme il l'avait promis, ce en dépit tout ce que cela pouvait représenter. À vrai dire, il savait depuis déjà longtemps que ce voyage tant voulu était compromis, injustement hélas, au moment où il avait tracé les mots de sa plume sur le papier. Mais il n'avait simplement pas su comment lui dire, comment faire pour apaiser cette déception immense qui croissait au fond de lui et rugissait comme un Dragon. Il avait l'impression de trahir, sa promesse, lui même, peut être même elle aussi, un peu, et son cœur se serrait chaque fois qu'il y pensait. Sa seule consolation au quotidien, finalement, c'était de lire les lettres qu'elle lui envoyait souvent depuis l'Amérique, et de rester des heures parfois penché au dessus de celles ci avec un sourire dévorant, une étrange chaleur se diffusant dans tout son corps. De son index il retraçait les courbes de son écriture, fluide et légère, même si à chaque fois ça cassait quelque chose en lui. Il se rendait compte finalement que, même si il n'avait jamais été vraiment capable d'avoir un semblant de contact avec qui que ce soit, et que comprendre sa propre espèce était bien plus dur qu'il ne l'avait jamais imaginé, sa présence lui manquait. Indubitablement. La nuit il la voyait en rêve, et la journée il s'égarait dans sa maison en pensant trop à son ombre, en se désespérant de croire l'entendre parler alors que ce n'était rien d'autre que dans sa tête.

Le soir, finissant d'attacher la lettre à la patte d'un hiboux grand Duc de la banque magique d'Angleterre, il refoula cet culpabilité et ravala la pierre dans sa gorge. Ça valait mieux ainsi, il ne pouvait pas continuer d'attendre quelque chose qui ne viendrait jamais.

Le lendemain, lorsqu'il passa distraitement devant un kiosque à journaux magique, dans une branche agitée du chemin de traverse, il pila net en plein milieu de la rue, manquant de bousculer les gens autour de lui, et son regard resta fixé sur le visage souriant imprimé sur le papier journal. Tina y apparaissait, brillante, lumineuse même, un timide sourire s'étalant sur son visage et ses yeux bruns semblant fixés dans les siens, et cela faisait si longtemps qu'il ne l'avait pas vu qu'il sentit quelque chose remuer au fond de lui et lui provoquer une explosion intérieure. Ces deux billes noires qu'il ne pouvait s'empêcher de fixer, ses yeux, ils étaient comme deux flammes dansantes dans un océan agité, comme ceux d'une... comme ceux d'une salamandre. Ce fut la première chose qu'il remarqua, la seule pensée à peu près cohérente qu'il put aligner, avant de se mettre à sourire comme un bienheureux face à l'exemplaire noirci d'encre qui s'animait parmi tant d'autre, et qui pourtant lui semblait si unique. À cet instant, peut être pas de la meilleure des façons, il sut qu'il était tombé amoureux d'elle, et que jamais rien ne saurait un jour provoquer plus d'émoi dans son cœur. Il s'était longtemps cru appartenant à une seule et unique personne, qui l'avait blessée plus que personne d'autre ne pourrait jamais le faire.
Finalement, il attendait juste de rencontrer la bonne personne.

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