26.1. What lovers do

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Je me cache sous les couvertures lorsque les rayons agressants du soleil atteignent mes paupières fermées. Et j'ai beau tourner mon dos à la fenêtre à ma droite, la lumière trouve toujours un moyen pour m'énerver.
En même temps, quel genre de personne met son lit pile entre les deux seules fenêtres de la chambre pour se faire aveugler le matin ?
Liam, les amis.

Je m'assois sur le matelas en mettant de l'ordre dans le fouillis de mes cheveux. M'étant levée trop rapidement, je grimace, puis me frotte les tempes et les yeux pour diminuer mon vertige.
Mon corps est épuisé et légèrement endolori à certain endroits. Sous le t-shirt que j'ai emprunté à Liam, je sens encore ses morsures sur ma poitrine et l'empreinte de ses doigts sur mes hanches et l'intérieur de mes cuisses.

Mais je ne m'en plains pas. Loin de là.

Je m'étire et réalise alors qu'il est parti. Les draps sont rabattus et froids de son côté du lit, il n'y au aucun bruit dans la salle de bain...

...et le réveil-matin indique 10h25, putain.

Je me dépêche de me dépêtrer des draps non sans manquer de gémir à chaque mouvement à cause des courbatures dans mes jambes.

— Je suis en retard au travail, me plains-je en me mettant difficilement debout.

Mon genou heurte la table de chevet et je grogne, dépassée, au moment même où mon téléphone — hein ? — vibre sur le meuble.

Liam : Cuisine. Et ne casse pas tout sur ton chemin LOL.

Je plisse le front et prends le chemin de la cuisine d'un pas chancelant, mon portable à la main. Je bâille maintes fois avant de déboucher dans la pièce où Liam est installé sur un banc de l'îlot central avec une tonne de papier éparpillés autour de lui, une calculatrice à sa droite, deux stylos à sa gauche, un rouge et un bleu, et ses lunettes sur le nez.

Torse nu, son jogging rouge bas sur les hanches et ses cheveux blond cendré en bataille, il compte à voix basse ce qui semble être des points d'examens.

Je remarque huit marques en forme de croissants roses sur ses épaules et me mets à rougir violemment.
Mais la partie plutôt primitive en moi adore l'idée que j'aie laissé ma marque sur lui.

— Salut, soufflé-je en m'approchant dans son dos.

Il lève la tête, fais volte-face et le sourire ravi qui naît sur ses lèvres me réchauffe la poitrine.

— Bonjour toi.

Un peu plus confiante que je l'étais avant la nuit dernière, je cours et me coule dans ses bras. Il m'intercepte et me serre étroitement contre lui en respirant l'odeur de mes cheveux. J'en fais de même en frottant le bout de mon nez à la base de son cou.

— Bien dormi ? demande-t-il en baisant mon front.

Je ne peux m'empêcher de glousser et ma rougeur s'accentue.

— Eh bien...

Il rit à son tour.

— Mon père disait que si on n'est pas capable de parler de quelque chose... alors il ne faut pas le faire.

— Toi et ton papa philosophe, le taquiné-je.

— Il est psychologue, d'abord. Mais, au moins, le papa philosophe a bien élevé son fils et que celui-ci est si intelligent, sain d'esprit et sexy qu'il attire les licornes.

Oh waouh.

Je pouffe, le visage enfoui dans son cou. Toujours assis sur le banc et moi debout entre ses cuisses, il m'emprisonne en enroulant ses jambes autour de de moi. En réponse, je relève la tête et crochète mes bras autour de son cou en observant son expression tendre.
Si tendre.

Fifty Shades of a Unicorn - T1Là où vivent les histoires. Découvrez maintenant