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Lorsque Orry se réveilla, il était toujours à l’hôpital, contre Jane qui attendait patiemment, en regardant par la fenêtre. Il bougea légèrement, se colla encore plus contre elle, la faisant rire et petit à petit laissa les souvenirs revenir à lui.

Il soupira profondément.

Jane, caressa tendrement les cheveux du jeune homme, qui avaient considérablement poussé ces derniers temps, les ramenant en arrière et murmura.

- Pourquoi ce soupir ?

Il ouvrit les yeux et la regarda. Elle était belle, elle souriait et il ne voulait rien d’autre qu’elle. Il aurait voulu tout oublier.

- Pendant quelques secondes j’ai cru que tout ça était un rêve… mais non.

Il toussa et se racla la gorge. Jane se tourna, prit un verre d’eau qu'on lui avait apporté et qu'elle avait posé sur la petite table d’appoint, et lui tendit. Orry le porta à ses lèvres et l’engloutit en un rien de temps.

- Merci, souffla-t-il en reposant sa tête sur l’oreiller.

La main de la jeune femme passa sur sa joue, elle se pencha et embrassa son front.

- Comment on va faire pour vivre avec ça ? Reprit Orry dans un souffle.

- On y arrivera, répondit Jane doucement. Il suffit de regarder ce qu’on est en train de construire et de croire en nous.

- C’est toi qui es optimiste aujourd’hui ?

- Il faut bien que je prenne le relais non ? C’est comme ça que ça fonctionne un couple je crois.

Le cœur du jeune homme sursauta et il attira la jeune femme encore plus près de lui. Elle s’allongea totalement et se tourna vers lui, afin qu’ils soient face à face, puis elle entremêla leurs jambes. Ils restèrent un moment sans rien dire, jusqu’à ce qu’une clameur se fasse entendre au loin.

- Qu’est ce que c’est ? S’exclama Orry en se redressant, les sourcils froncés.

- Tout le monde est dans la salle commune. Ils font un point…

- Ils sont rentrés ?

- Oui, tu as dormi une bonne partie de la journée.

- Il faut qu’on y aille.

- Non Orry ! J’ai vu ça avec ta mère et ton frère. Ils viendront nous faire un rapport après.

La jeune femme appuya doucement sur son torse pour qu’il se recouche, ce qu’il fit.

- Je dois y aller…

- Tu ne dois rien du tout… enfin si, tu dois te reposer. Et d’ailleurs tu n’aurais jamais dû les emmener là bas. Ils n’ont pas eu le choc de la découverte, ils savaient ce qu’ils allaient voir, ils étaient prêts et y allaient avec certaines intentions. On aurait dû leur donner des indications et les laisser se débrouiller. Maintenant toi tu te reposes et tu les laisses gérer.

- Je ne veux pas qu’ils me croient faible ou…

- Mais tu vas arrêter de dire des bêtises oui ? Personne ne te croit faible, tu es juste humain, et les humains flanchent quand ils en font trop.

Orry sourit au ton ferme de la jeune femme, elle était en effet en train de prendre le relais et se montrait autoritaire et forte. Il se laissa de nouveau aller contre elle.

- Rob va bien ? demanda-t-il soucieux.

- Oui il va mieux. Il est très en colère…

- Contre moi ?

Le chant des oiseauxLà où vivent les histoires. Découvrez maintenant