Chapter fiveteen

825 44 6
                                    


  Je m'étais lentement rétabli mais les pompiers présent insistèrent pour que je rentre chez moi me reposer. Ce n'étais pas faute d'avoir essayée de rester mais impossible de leur faire changer d'avis. Ils me reconduirent alors jusqu'à chez moi sans mon réel consentement. J'arrive au seuil de ma porte, le ciel noir et orageux donne un aspect lugubre à mon quartier pourtant tranquille. J'ouvre la porte et monte dans ma chambre en jetant un coup d'oeil à mes frères et soeurs jouant dans le salon. Ma peau avait eu le temps de récuperer sa pâleur, la pluie l'avait aidée. Je pose mes affaires et me change en prenant soin de cacher mes vêtements de travail. Mes parents croyaient toujours que j'avais repris les cours à l'université... J'enfile une veste et un jogging et redescends retrouver ma famille.

Marie tu es là?! Je ne t'ai même pas vu rentrer! Dit ma mère. Elle est complètement déborder entre son activité et mes frères et soeurs. Je l'aide à faire la cuisine ainsi qu'à ranger la maison avant de remonter dans ma chambre.

Alors que je prépare mon sac pour ma journée de travail de demain mon frère entre dans ma chambre sans même frapper. Il est né un an après moi et fait déjà sa loi dans la maison.

Roy ! Tu peux pas frapper avant d'entrer?! Dis-je en m'énervant.

Ca va, détend toi. Dit-il en s'allongeant sur mon lit.

Je peux savoir ce que tu fais? Ajoutais-je.

C'est à toi que je devrais poser la question... Dit-il avec un sourire au coin de la bouche.

Je sais très bien que tu ne vas plus à l'université comme tu le prétends. Ajoute t'il.

Qu'Est-ce que tu racontes...? Dis-je en faisant mine de ne pas comprendre.

C'est bon, pas la peine de me sortir une excuse à deux balles je sais très bien que tu continue à travailler dans cet hôpital psychiatrique. Dit Roy.

Où tu veux en venir à la fin? Dis-je agacée.

Je te promets de garder le secret si en échange tu me ramènes de là-bas quelques médocs. Je le regarde sans vraiment comprendre ce qu'il attend de moi, mon frère veut vraiment se servir de moi pour ce droguer ou je rêve?!

Attend deux secondes Roy, tu veux quoi comme genre de médicaments enfaite? Dis-je.

Des trucs qu'on trouve dans les hôpitaux, de la morphine, des amphétamines... Bref ce genre de choses, t'es infirmière tu devrais t'y connaître. Dit-il.

J'ai pas envie de d'approvisionner en drogues Roy, papa consommait ça aussi quant il était jeune et regarde où il est maintenant. Dis-je en le regardant droit dans les yeux.

Et tu veux vraiment que maman sombre à son tour en sachant que sa petite fille chérie s'occupe de détraqués en tout genre ? Dit-il en prenant un air plus menaçant.

T'es encore plus détraqué que les patients dont je m'occupe. Dis-je en soupirant. Il quitte ma chambre et ferme la porte derrière lui, je me questionnais encore sur ce qu'il venait de me dire... Roy voulait vraiment que je l'aide à se procurer ce genre de choses, il a vraiment une case en moins celui-là... Je m'endors sans vraiment penser à cette discussion.

Eclipse de la nuit

Je me réveille comme chaque matin contente de retourner au travail aujourd'hui, c'était l'endroit où je me sentais vraiment utile. A la maison je n'arrivais pas vraiment à bien m'occuper de mes plus jeunes frères et sœurs, et je me sentais vraiment inutile face à la maladie de mon père... Je pars une heure plus tôt que d'habitude, je sais que vu l'incendie d'hier soir il fallait mieux que je vienne plus tôt. En descendant je vois mon frère Roy assis sur le canapé du salon en train de me regarder, nous étions les seuls réveillés à cette heure-ci.

Bonne journée Marie. Dit-il avant que je quitte la maison. Quel idiot celui la...

Eclipse du trajet

J'arrive devant l'asile, à ma grande surprise quelques médias sont présent pour parler du drame de la veille. Je rentre discrètement évitant ainsi les questions des journalistes. Le feu avait été éteint complétement. Les patients avaient regagner plusieurs parties des bâtiments n'ayant pas été endommagés. Je retrouve Léonardo dans une salle où il prenait son petit déjeuné.

Alors comment s'est passée la nuit? Dis-je.

Compliqué. Dit-il en rigolant.

Et toi t'es bien rentré hier? Ajoute t'il.

J'aurais préferée rester ici... Dis-je en soupirant.

Ah ouais? Pourquoi ça? Dit-il.

Mon frère, il veut que je lui fournisse des médocs et contre ça il dit pas à ma mère que je continue de travailler ici... Dis-je.

Bah dis donc, sacré famille! Dit-il en rigolant.

Si il croit que je vais céder à son stupide chantage il peut se mettre le doigt dans l'oeil. Dis-je.

Donne lui des vitamines ça le calmera.
C'est quoi le programme d'aujourd'hui sinon? Dit-il.

Vu les circonstances, à cause de l'incendie tous tes tous tes rendez-vous sont annulés. Dis-je en  regardant mon planning.

Du coup je vais devoir te supporter toute la journée si je comprend bien... Dit-il en faisant mine d'être dépité.

Je viens chaque matin plus tôt pour te voir plus et c'est comme ça que tu me remercies?! Dis-je en rigolant.

Je me lève plus tôt pour toi aussi. Ajoute Léonardo. Nous allons ensemble vers la cour de l'asile exceptionellement ouverte toute la journée pour les détenus et les patients. J'y découvre Stuart en train de fumer une cigarette surveillant l'entrée du bâtiment.

Attend moi deux secondes. Dis-je à Léonardo avant de me diriger vers Stuart.

Ah ! Salut Marie, content de voir que tu vas mieux. Dit Stuart en me voyant arriver.

Comment tu as pus faire une chose pareille hier?! Tu es vraiment con ou quoi, j'aurai pus y rester?! Dis-je.

Je savais bien que t'allais t'en sortir arrête ton cinéma. Dit Stuart sur le ton de la rigolade.

Tu as beau être le plus gros des connards si tu avais été à ma place j'aurais fais tous que je pourais pour t'aider. Dis-je.

Oui c'est bien connu c'est toi la vierge Marie, même si je doute que ce soit le cas. Dit-il en se foutant de moi. Je prefere stopper la discussion et retourner auprès de Léonardo.

Tu lui as dis quoi? Dit Léonardo.

Uniquement ce que je pensais... Dis-je en soufflant. Nous nous promenons dans la cour en discutant de tout et de rien. Léonardo me racontait un peu sa vie à l'asile et celle des autres patients.

Marie, on parle beaucoup de moi mais jamais de toi. A part ton frère toxico et ton père tu fais quoi d'autres dans ta vie? Dit-il.

Tu sais ma vie n'est pas très palpitante en dehors d'ici. Dis-je en rigolant légèrement.

Arrête un peu, il y a forcément des choses intéréssantes à savoir sur Marie Anderson. Dit-il en accentuant sur mon nom de famille.

Non vraiment pas. Nous continuons cette balade.

Le reste de la journée fut vite expédiée et fut le moment de rentrer chez moi. Je me rapelle alors de ma discussion avec Roy la nuit dernière. Je quitte l'asile et passe à la pharmacie prendre une boîte de vitamines C. Ça lui suffira largement.

Danger PublicLà où vivent les histoires. Découvrez maintenant